Pourquoi sommes-nous inégaux face au déclin de la mémoire ?

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octobre 2021
La mémoire qui flanche
ANTOINE BORZEIX
Caroline Auffray étudie le lien entre les tâches quotidiennes et la mémoire.

 

Même avec l’âge1, certaines personnes affichent un déclin de la mémoire bien plus tardif que la moyenne. Comprendre les causes de ce phénomène appelé “réserve cognitive” est l’un des axes de travail de Caroline Auffray, spécialisée en psychologie cognitive à l’UBO2. Dans une étude publiée en 2020, son équipe a évalué la capacité de 85 personnes âgées de 64 à 96 ans à remplir des tâches mnésiques3 classiques4 mais aussi des tâches quotidiennes liées à l'autonomie comme le respect de rendez-vous pris à l’avance ou l’envoi de courriers à des heures précises. Résultat : « Le déclin de la mémoire lié à l’âge est retardé chez les personnes ayant eu une vie stimulante sur le plan intellectuel ou professionnel », indique la chercheuse.

Activités extra-professionnelles

Si de précédentes recherches avaient déjà pointé l’influence de la durée des études, de la profession exercée ou de l’étendue du vocabulaire, Caroline Auffray pointe un quatrième critère : l'intensité5 de l’ensemble des activités, qu’elles soient sportives, associatives ou autres, semble avoir un effet bénéfique. « Certaines activités favorisent-elles le maintien mnésique plus que d’autres ? Ou est-ce simplement le fait que l’activité ait du sens pour la personne ? C’est ce que nous souhaitons vérifier. »

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HUGO LEROUX

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