Une expo au rythme du vivant

ART'M
Les jeux et activités de l'exposition se destinent autant aux adultes qu'aux enfants.

L’Espace des sciences de Rennes dévoile une nouvelle exposition. Elle révèle les rouages des horloges biologiques qui gouvernent notre quotidien, mais aussi celui des plantes et des animaux. À découvrir jusqu’en août.

La baleine bleue ne respire que cinq fois en une minute, alors que la souris dépasse les 100 respirations ! L’humain se situe entre les deux, avec en moyenne une quinzaine de cycles. C’est un des enseignements de la nouvelle exposition de l’Espace des sciences, intitulée Les horloges du vivant, qui vient d’ouvrir ses portes. Elle s’attarde sur les divers mécanismes qui régissent les rythmes des végétaux, des animaux, des humains… et même des bactéries.

À chacun sa saison

L’évolution des plantes n’est en général pas visible à l’œil nu, car leurs cycles se déroulent sur des temps longs de plusieurs mois. « La floraison est liée à une molécule particulière, produite suivant l’exposition à la lumière. Au printemps et en été, elle s’accumule dans la plante alors qu’en hiver, elle se dégrade rapidement », explique Christelle Massol, responsable d’expositions et de médiations à l’Espace des sciences. Mais tous les végétaux n’ont pas les mêmes besoins, et donc pas le même rythme. Les légumes ont ainsi chacun leur saison de prédilection. Les visiteurs, adultes comme enfants, peuvent d’ailleurs tester et approfondir leurs connaissances grâce à un puzzle qui associe les fruits et légumes à leur période de récolte. Gare à ceux qui classent les tomates en hiver !

Migration et reproduction

L’exposition met aussi en avant les animaux, qui se distinguent des plantes par leur capacité à se déplacer : les bourdonnements d’abeilles1 tout comme les sauts des kangourous s’effectuent à une cadence bien précise. Les visiteurs jouent alors sur une tablette interactive pour tenter d’associer le bon rythme à chaque animal. Et si certaines espèces se démarquent par leur rapidité, d'autres impressionnent par la distance parcourue. C’est le cas des migrateurs. Un second jeu amène les visiteurs à guider ces animaux durant leur long périple. « La migration est un phénomène très courant. Outre les oiseaux, elle concerne aussi les tortues, les papillons ou encore les gnous. »

D’autres phénomènes se retrouvent chez l’ensemble des animaux comme le rythme cardiaque, le sommeil ou encore la reproduction. Là encore, chaque espèce suit ses propres horloges. Et l’humain n’y échappe pas. Par exemple, notre sommeil forme des cycles très liés à la lumière perçue par notre cerveau2. Un questionnaire permet aux visiteurs de l’exposition d’évaluer leur sommeil en fonction de leur utilisation des écrans ou leurs habitudes alimentaires au dîner. « L’objectif n’est pas de faire la morale mais de savoir si nous dormons bien et d’avoir les clés pour améliorer notre sommeil », ajoute Christelle Massol. Tous ces ateliers sont disponibles durant six mois, avant d’être remplacés par une future exposition sur le magnétisme… L’Espace des sciences aussi possède son rythme !
 

BENJAMIN ROBERT

Notes

1. Leurs ailes effectuent 200 battements par seconde.
2. Lire Sciences Ouest n°395, janvier 2022.

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