« Le collectif est indispensable à mon quotidien »
Portrait
La finalité de mon travail, c’est-à-dire de créer des variétés de blé qui vont permettre aux producteurs de pouvoir continuer leur travail tout en réduisant les intrants de synthèse2 afin d’atténuer leur impact et de s'adapter au changement climatique.
Nous répondons à des demandes de la part des agriculteurs qui ne sont pas complètement comblées par les sélectionneurs privés, notamment en bio. Notre travail contribue à leur autonomie.
Ce qui est nécessaire avant tout, c’est un collectif de travail construit et soudé. Un programme de sélection nécessite des expertises différentes, l’implication de nombreux collègues, des sites d’expérimentation variés et du long terme.
Non ! Je fais ce métier depuis 2019, et j’aime sa variété et son aspect concret.
Dans le futur, probablement vers 2080, pour voir les conséquences du changement climatique et s’il est toujours possible de cultiver du blé tendre dans le sud de la France.
En ce moment, c’est un livre de Rachid Benzine, "L’homme qui lisait des livres", que j'ai découvert dans le cadre d’Estampille, un prix littéraire inter-médiathèques.
Cela peut m’arriver lors des notations de maladies aux champs. Je continue d’évaluer la contamination des feuilles par la rouille jaune dans mon sommeil !
1. Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement
2. Apports destinés à augmenter la production d’une parcelle agricole, comme les engrais minéraux et les pesticides
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du magazine Sciences Ouest