De l’empathie chez les primates

Actualité

N° 439 - Publié le 10 juin 2026
© CABANE 55
Cabane 55 se donne pour mission de protéger et développer la biodiversité par l'art et la science.

Magazine

4599 résultat(s) trouvé(s)


En juin, pendant plus de deux semaines, le festival Les nuits des forêts invite le grand public à se mettre « à l’écoute des vivants » à travers des centaines d’événements partout en France. À Paimpont (Ille-et-Vilaine), l’association Cabane 55, qui favorise « la biodiversité par la rencontre entre pratiques artistiques et savoirs scientifiques », organise le 13 juin une journée entre balade sensorielle et observation du milieu naturel1.

Du mimétisme à la consolation


La rencontre se terminera par un échange avec Luca Pedruzzi, chercheur en éthologie au Centre d’étude en éthologie et cognition à Rennes et spécialiste des primates non-humains. L’écoute des vivants est un thème qui résonne directement avec le sujet de sa thèse, fraîchement soutenue.

« J’ai travaillé sur les racines évolutives de l’empathie chez certaines espèces de primates », raconte celui qui s’intéresse aujourd’hui à la capacité des grands singes à utiliser des signaux (vocalisations, expressions faciales, gestes…) pour gérer les interactions sociales. « L’empathie est un phénomène qui existe à plusieurs niveaux de complexité. Cela va de comportements automatiques comme le mimétisme facial, jusqu’à la reconnaissance de l’état émotionnel de l’autre et la consolation », explique Luca Pedruzzi. 

Les chercheurs supposent que la complexité de l’empathie est reliée à celle de la structure sociale. « Pour vivre dans des sociétés complexes, il faut avoir des stratégies communicatives et empathiques plus élaborées, cela permet de se synchroniser aux autres et d’anticiper leur comportement, c’est très utile ! », conclut l’éthologue.

Violette Vauloup

1. Gratuit, sur inscription. Plus d’informations sur : nuitsdesforets.com.

TOUTES LES ACTUALITÉS

Abonnez-vous à la newsletter
du magazine Sciences Ouest

Suivez Sciences Ouest