Des ormeaux anormaux
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Depuis quelques mois, des pêcheurs à pied observent des ormeaux à l’état de santé dégradé le long de la Manche. La coquille reste dans la main tandis que l’animal est fixé au rocher, et des incrustations marron en boursouflent l’intérieur. Le phénomène n’entraîne pas directement la mort mais semble fragiliser la réponse du gastéropode aux prédateurs. Depuis les premières observations, fin 2025, la station Ifremer de La Tremblade (Charente-Maritime), laboratoire national de référence pour les maladies des mollusques bivalves, cherche le responsable. « Nous étudions plusieurs hypothèses, il pourrait s’agir d’une bactérie, d’un virus ou d’un champignon, comme ceux qui ont touché des ormeaux en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis dans les années 1980 et 1990 », explique Marie-Agnès Travers, spécialiste des interactions hôte-pathogène-environnement à l’Ifremer. Ces travaux, qui peuvent prendre des mois comme des années, sont « indispensables, puisqu’une fois que l’on sait où et comment circule le pathogène, on peut préserver les zones indemnes », souligne la scientifique.
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