Curiosités sur l’électricité en médecine

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N° 442 - Publié le 3 novembre 2026
CPHR
L'exposition est visible à Rennes jusqu'au 24 juin.

Le Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes présente une exposition sur le rôle de l’électricité en médecine, visible au 64 rue de Saint-Malo jusqu’au 24 juin.

Si l’électrochoc n’eût pas été inventé, nous continuerions peut-être à emplir nos intestins de fumée. Pour le comprendre, il faut aller voir la nouvelle exposition temporaire du Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes, visible jusqu’au 24 juin. Le sujet : l’électricité en médecine, des outils qui mesurent l’électricité produite par le corps humain à ceux qui produisent de l’électricité pour le soigner. Comme ces électrochocs aujourd’hui finement dosés qui permettent de mettre fin à des dépressions sévères ou à des tremblements dus à la maladie de Parkinson. 

Mais avant, le cabinet de curiosités fait un détour par les premiers générateurs de cette source d’énergie. On voit ainsi la première pile mise au point par Volta en 1799, constituée d’un empilement de disques de zinc, d’eau salée et de cuivre. Puissance obtenue : 5 volts. Dans la même vitrine, la bobine du Français Ruhmkorff, qui peut transformer ces 5 volts en plus de 50 000, de quoi ouvrir la porte vers la perception des rayons X. On observe ainsi la machine de Wimshurst, bel objet composé de deux disques, qui a alimenté la première radiographie (la main de la femme du physicien Röntgen) en 1895.

Fumées
 

Comment étaient enregistrées les premières tensions artérielles ? Sur un ingénieux cylindre de papier enduit de fumée. Il faut attendre 1993 pour que le tensiomètre à poignet de l’entreprise japonaise Panasonic soit mis au point. Et quand il faut rebooster le cœur ? Tenez-vous bien. À la fin du XVIIIe siècle, un avocat parisien a rapporté de son séjour en Amazonie la technique de réanimation qui consiste à faire entrer de la fumée de tabac par voie rectale puis à chatouiller la victime pendue par les pieds. C’est depuis 2007 que tout un chacun peut utiliser un défibrillateur, qui évalue si c’est nécessaire. Lorsque les problèmes cardiaques sont récurrents, les stimulateurs sont aujourd’hui logés dans le cœur. À l’avenir, l’intelligence artificielle se chargera-t-elle de les reprogrammer à la place du médecin ? Trop de risques de piratage. Et hautement consommateur d’électricité.

Fanny Guyomard

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