Architecture et identité

N° 206 -

Magazine

4562 résultat(s) trouvé(s)

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N°206
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de l'étincelle a la pile
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Espace des scient
Centre Colombia
1 er étage
Rennes
photo : A. Hermant / graphisme : P.Ouidautt
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espace
d ce5 Conçue et réalisée par le Musée des arts et métiers
Éditorial
Paul Trehen, président de l'Espace des sciences
La nouvelle dimension
de la culture
scientifique
et technique
Notre histoire des sciences est jalonnée d'événements majeurs que sont les
découvertes scientifiques, qu'elles soient couronnées ou non par un prix Nobel. La
liste de ces découvertes importantes est très longue. Elle résulte toujours de la
confluence d'idées qui ont précédé le résultat issu du génie d'un individu et, le plus souvent,
d'une ou plusieurs équipes de chercheurs.
Il est important de garder à l'esprit le rôle joué par toute la communauté scientifique dans
cette course perpétuelle vers une meilleure connaissance de notre univers, de notre planète,
de notre biodiversité, de notre société, de notre ville, de notre famille et de notre individu.
C'est tout l'enjeu de nos activités de culture scientifique et technique à l'Espace des sciences.
Ce numéro consacré à l'identité bretonne et l'architecture entre bien dans cette perspective.
L'unité de géoarchitecture a su développer de front des approches scientifiques appliquées à
l'architecture de notre région en s'appuyant sur une connaissance approfondie de notre
histoire régionale et sur des idées modernes à l'origine, par exemple, d'une formation
universitaire novatrice lancée dans les années 70 à Brest. De nombreuses maîtrises de sciences
et techniques ont été créées en France à ce moment-là. Elles relèvent toutes d'une approche
intégrée des questions, qu'il s'agisse d'urbanisme, de qualité de l'eau ou de paysages ruraux.
L'article sur la biodiversité dans la cité, présenté en début de numéro, est révélateur de cette
évolution des idées. Les villes sont bien des centres de dispersion de nombreuses espèces
végétales et de concentration de nombreuses espèces animales dont les étourneaux et les
goélands ne sont que le sommet de l'iceberg. La simple étude des températures moyennes,
plus élevées de parfois quatre degrés dans le centre des villes, montre qu'il s'agit quasiment
d'îlots à caractère méditerranéen, voire tropical, dans un contexte général de climat tempéré
atlantique breton. Voilà un sujet qui entre de plain-pied dans les réflexions planétaires
actuelles sur les changements climatiques.
Bonne année, bonne santé et bonne culture scientifique. n
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- voici Ça rrcque* . de. - 1-oui- y e,sV-', même — sympa ce pe411- nid
notre Qu tore maison,... Ça couteuv des t-estes... d'amouv papiev mâché!
SCIENCES OUEST est rédigé et édité par l'Espace des sciences, Centre de culture scientifique technique et industrielle
(Association) n Espace des sciences, 6, place des Colombes, 35000 Rennes - nathalie.blanc@espace-sciences.org -
www.espace-sciences.org - Tél. 02 99 35 28 22 - Fax 02 99 35 28 21 n Président de l'Espace des sciences : Paul Trehen. Dire. eur de la
publication : Michel Cabaret. Rédactrice en chef : Nathalie Blanc. Rédaction : Romain Allais, Vincent Derrien, Fanny Le Floc'h. Comité de
lecture: Gilbert Blanchard (biotechnologies-environnement), Philippe Blanchet (sciences humaines et sociales), Michel Branchard (génétiquebiologie),
Daniel Herman (informatique), Alain Hillion (télécommunications), Christian Willaime (physique-chimie-matériaux). Abonnements :
Cédric Laizé. Publicité : AD Media - Alain Diard, tél. 02 99 67 76 67, infoOadmedia.fr n Sciences Ouest est publié grâce au soutien de la
Région Bretagne, des départements du Finistère et d'Ille-et-Vilaine et des Fonds européens n Edition : Espace des sciences. Réalisation
Pierrick Bertbt création graphique, 35510 Cesson-Sévigné. Impression : TPI, 35830 Belton.
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Tirage du n°206
5000 ex.
Dépôt légal n°650
ISSN 1623-7110
Supplément
EN BREF
GROS PLANActualité
La biodiversité entre dans la cité
GROS PLANActual ité
Ouest-genopole® :
identifier les microalgues
GROS PLANHistoire et société
Volta, de l'étincelle à la pile 8
DOSSIER
Architecture et identité :
les défis du nouveau siècle 9
Régionalisme architectural
Cynique ou authentique ? 10
Un pont sur l'Atlantique 11
Authentique ou toc ? 12
Maison, chère maison 13
Immigration anglaise en centre Bretagne
Les penn-ti anglais d'Huelgoat 14
L'identité architecturale bretonne
contemporaine 15
Breton et contemporain ?
"L'architecture n'est pas une façade" 16
Pour en savoir plus 17
GROS PLANComment ça marche ?
La maison bioclimatique 18
ESPACE DES SCIENCES 19
AGENDA 20/21
Sciences Ouest sur Internet
www.espace-sciences.org
Les titres a la une ntien.ae
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CIADT :50 grands projets pour la France en Europe
La lettre
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Le Premier mirasse a réuni le
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Les grands axes du CIADT
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le CIFDTdu 13 décerrWre 2002.
La Bretagne dans le collimateur !
Lors de sa dernière réunion du 18 décembre dernier, le Comité
interministériel d'aménagement et de développement du territoire
(Ciadt) a décidé l'engagement de 50 projets prioritaires pour
l'aménagement du territoire national. Plusieurs décisions concernent
particulièrement la Bretagne et l'une d'entre elles plus particulièrement
les lecteurs de Sciences Ouest : La Bretagne est reconnue comme pôle
de compétitivité dans le domaine des sciences et techniques de
l'information et de la communication. Le Ciadt a de ce fait adopté un
programme d'actions en 4 volets :
1/ Conforter la R&D dans le domaine des NTIC avec la création d'un
Centre commun pour la recherche en télécommunication, nouvelles
technologies et multimédia (CCRT), à Lannion.
2/ Favoriser les transferts de technologies autour de 5 thématiques :
transmission, optique haut débit ; techniques radio ; télécom image et
multimédia ; réseaux Internet de nouvelle génération ; sécurité des
systèmes d'information.
3/ Anticiper les systèmes du futur grâce à une plate-forme de mise en
réseau des entreprises spécialisées dans les microtechniques et les
fibres spéciales ; à un laboratoire régional de sciences de l'ingénieur
au service du handicap et du vivant et enfin grâce à des actions de
recherches fondamentales axées sur les nouvelles technologies de
communications liées aux transports intelligents.
4/ Favoriser le développement industriel des PME/PMI en renforçant le
rôle de la Meito"' et de l'Agence de développement industriel du
Trégor (Adit).
+Bans.: vwvw.premier-ministre.gouvfr/ressources/fichiers/
ciadt181203.pdf
Les échos du Ciadt
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poissons migrateurs
lee
5-= rencontres des
entreprises innovantes
*Errrreito
RennesAtalarrte
Fortes du succès des éditions précédentes,
la Meito"' et la technopole
Rennes Atalante ont organisé, le
9 décembre dernier, les 5' rencontres
des entreprises innovantes et
des investisseurs. Parmi les inscrits,
60 entreprises innovantes se répartissaient
de la façon suivante : 38
avec des besoins en capital-risque
et 22 en capital-développement ;
80% dans le domaine des Tic et 20%
répartis en biotechnologies, agroalimentaire
et sécurité sanitaire pour
ce qui est des secteurs d'activités ;
44 issues de Bretagne, 14 des Pays
de la Loire et 2 de la région parisienne
pour ce qui est des secteurs
géographiques. Par ailleurs, avec 38
sociétés présentes, cette 5` édition
se caractérise par une forte mobilisation
des investisseurs. À noter également
la présence plus importante
que les années précédentes de
Business Angels d'origine régionale.
-+Rens.: Meito, Chantal Rahuel,
tél. 02 99 84 85 00,
Rennes Atalante, tél. 02 99 12 73 73.
France Télécom
et "Les Trans"
Multimédia, streaming
audiovisuel et Wifi, les
technologies les plus
innovantes étaient au
rendez-vous de la dernière
édition des Trans
Musicales à Rennes. Le
partenaire technique
France Télécom Bretagne avait en
effet mis à disposition des professionnels,
artistes et médias un
espace de travail connecté au haut
débit et le site du festival, entièrement
couvert parla technologie Wifi,
était filmé ; les images, instantanément
encodées, étaient ensuite
directement accessibles par les
intemautes.
-►Rens.: Catherine Pinaud, service
information, tél. 02 99 01 42 05,
catherine.pinaud@francetelecom.com
Passeports Bretagne
pour entreprendre
La XII` promotion de
"Passeports Bretagne
pour entreprendre" a été récompensée
le 19 décembre dernier.
49 étudiants bretons ont ainsi été
accueillis par Gérard Pourchet, viceprésident
du Conseil régional en
charge de la formation et Gérard
Sauer, président de l'association
"Passeports Bretagne pour entreprendre".
Ils ont reçu un chèque
individuel de 800 €. Sous le parrainage
d'un chef d'entreprise ou d'un
cadre dirigeant tout au long de leur
formation, chaque lauréat bénéficie
par ailleurs de facilités d'emprunts
auprès des deux banques partenaires
(Crédit Agricole et Crédit
Mutuel de Bretagne) pendant trois
ans. Depuis son lancement en 1992,
plus de 600 jeunes Bretons ont
bénéficié de l'appui de l'opération, à
laquelle est également associée la
Chambre régionale de commerce et
d'industrie.
-,Rens. Vincenette Durand,
CRCI, tél. 02 99 25 41 67 ;
Odile Bruley, Conseil régional,
tél. 02 99 27 13 55.
Du côté des entreprises
PeSuaports
Les échos de l'Ouest
IT Meito : Mission pour te1eclronique, tinformatique et les te1éeommunicattons de l'Ouest.
Vive Bretagne
International !
Lors de son assemblée générale, le
27 novembre demier, la Mirceb, pour
Mission régionale du commerce
extérieur breton, est devenue
Bretagne International. Un nouveau
nom et un nouveau logo qui donnent
plus de lisibilité
aux activités
de cette structure,
qui avait déjà amorcé sa métamorphose
en abandonnant son organisation
par zones géographiques au
profit d'une restructuration par secteur
d'activité. Les missions de
Bretagne International, elles, ne
4 changent pas : promouvoir le développement
des entreprises bretonnes
à l'international et devenir
une référence régionale grâce à
une coopération renforcée avec l'ensemble
des partenaires concernés.
Financée par le Conseil régional,
la structure s'apprête à fêter cette
année ses 20 ans.
-►Rens.: Bretagne International,
tél. 02 99 25 04 04,
bretagne@bretagne-international.com,
www.bretagne-international.com
Mégalis via satellite !
Poursuivant son objectif de généralisation
du haut débit
à l'ensemble du territoire
par son réseau Mégalis, la
Bretagne propose désormais aux
communautés d'intérêt général
(écoles, hôpitaux, mairies), qui
n'ont pas accès à l'ADSL, une
connexion par satellite. Présentée
le 15 décembre demier au Conseil
régional de Bretagne, l'offre est
basée sur des liaisons bidirectionnelles
et est déployée par l'opérateur
Genedis-Divona, choisi par la
syndicat mixte Mégalis. Avec cette
extension de capillarité du réseau
Mégalis, la Bretagne devient ainsi
l'une des premières régions européennes
à desservir tout son territoire
en accès Internet haut débit.
-+gens.: Syndicat mixte Mégalis,
Céline Gelot, tél. 02 99 12 51 55.
Poissons migrateurs
Les actes du colloque du 16
décembre dernier sur "Les poissons
migrateurs, un patrimoine régional"
sont téléchargeables sur la cyberthèque
du site
Bretagne Environnement.
Éditée
par l'association
Ouest grands
migrateurs Bretagne,
cette synthèse
de 73 pages
revient sur la gestion des poissons
migrateurs et les politiques mises en
oeuvre en Bretagne.
-+Rens.: www.bretagneenvironnement.
org/cybertheque
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Ô~ NF-0CENIRE
Francis Rocard
PLANÈTE ROUGE
Mars : mythes et explorations
Planète rouge
Mars : mythes et
explorations
Un ouvrage qui retrace l'histoire de
la longue relation entre Mars (mais
pas les Martiens !) et les Terriens.
Car depuis toujours, la planète rouge
nous fascine et nous aide à comprendre
l'univers.
-,Reps.: Francis Rocard,
Quai des sciences, Dunod, 2003.
5
Du côté
Du côte des laboratoires
Java à Rennes
W/ N R1 A IN5ITREUxMAEs N75 414
Le 4 décembre dernier, l'Inria et
Texas Instrument (TI) annonçaient
la création d'un centre de compétences
JavaTM à Rennes. Résultat de
cinq années de recherche menées
en collaboration par les deux structures,
les activités de ce centre sont
axées sur le développement d'applications
multimédias innovantes
sans fil. L'objectif : jouer un rôle
moteur dans le transfert des résultats
de la recherche vers des réalisations
industrielles pour offrir une
accélération de leurs applications à
la vaste communauté de développeurs
d'applications Java. Le noyau
dur du nouveau centre de compétences
TI est constitué d'anciens
ingénieurs et chercheurs de l'Inria
ayant travaillé avec TI sur le programme
de recherche commun
initial. Il est donc localisé à Rennes
pour bénéficier de la proximité de
l'Inria - Rennes en vue des collaborations
de recherche futures.
'Rens.: www.inria.fr
et www.ti.com
Rennes Métropole
distribue des allocations
scientifiques
Le 15 décembre
dernier, Jacques
Rolland, vice-président de Rennes
À lire
Métropole, a décerné une allocation
d'installation scientifique à six
jeunes chercheurs rennais. Versée
dans le cadre des actions en faveur
de l'enseignement supérieur et de
la recherche, cette allocation de
40000 € est destinée à financer l'acquisition
de matériel scientifique.
Elle encourage et fait la promotion
de chercheurs nouvellement
installés à Rennes, d'une part, et
aide les établissements dans leur
politique de recrutement, d'autre
part. Les candidats distingués parmi
les 28 dossiers déposés sont : Isabelle
Amal, Université de Rennes I,
pour la dynamique du squelette ;
Philippe Besnier, IETR"', en électronique
; Jean-François Carpentier,
Université de Rennes I, en organométalliques
et catalyse ; Mario
Denti, Université Rennes 2, en
archéologie et histoire de l'art ; Yvan
Legadeuc, Université de Rennes I,
pour l'écosystème phytoplanctonique
; Karin Tarte, Université de
Rennes I, en immunologie.
-►Reus. : Maud Caudal,
tél. 02 99 35 42 03.
IETR : Institut d'électronique et télécommunication de
Rennes.
UMM
"Une belle architecture donne
toujours de belles r_ "
éponse page 20
Internet
www.univ-brest.fr/IUEM
(rubrique mission)
Très bien illustré et documenté,
ce site pédagogique a été créé à
l'attention des élèves des collèges
et des lycées par un groupe de géologues
du laboratoire "Domaines
océaniques" de l'Institut universitaire
européen de la mer (IUEM)
à Brest. Partis en expédition de
recherches au nord de la Tanzanie
en octobre dernier, ils ont entrepris
l'échantillonnage systématique des
grands volcans (Ngorongoro, Meru,
Kilimandjaro) pour tenter de comprendre
l'origine d'une telle activité
volcanique dans la région. Une
magnifique expérience et un chantier
très spectaculaire, qu'ils ont
décidé de partager durant trois ans.
Panneaux solaires
et esthétique
Quand on entend le terme "énergie
solaire", on s'imagine aussitôt de
grands panneaux sombres et
encombrants, dénaturant un site.
De ce fait, le développement de
cette source d'énergie peut être
freiné. C'est pourquoi une équipe
d'universitaires, de chercheurs,
d'environnementalistes, et de
fabricants de panneaux solaires,
italiens et allemands, s'est constituée
autour d'un projet (nommé
PVACCEPT), pour tenter de faire
évoluer les choses. Son but : proposer
des modules solaires, agréables
à regarder, afin de favoriser
une acceptation plus large des
sources d'énergie renouvelable
comme la technique solaire photovoltaïque
(PV). Bénéficiant d'un
soutien financier du programme
européen "Innovation", elle a
d'abord réalisé une étude de faisabilité
auprès des communes et
des organisations touristiques des
régions côtières italiennes et allemandes,
puis dessiné des panneaux
plus esthétiques, dont la
mise en place dans des bâtiments
anciens ou historiques a été très
bien accueillie par les municipalités
et les pouvoirs publics.
Comme quoi, l'innovation technologique
et le patrimoine culturel
peuvent être compatibles.
-,www.pvaccept.de
-.Rens. : Euro Info Centre,
tél. 02 99 25 41 57,
eic@bretagne.cci.fr
MET POLE
ADN, le secret de la vie
En 1953, James Watson et Francis Crick, deux jeunes scientifiques britanniques, font
une découverte exceptionnelle : la double hélice d'ADN. Dans cet ouvrage, en partie
autobiographique, James Watson revient sur la genèse de la découverte, sur les
résultats qui lui ont succédé, mais aussi sur les "affaires" reliées de près ou de loin à
la question de l'ADN. Il montre combien nos connaissances en génétique affectent ce
qu'il faut penser de nos origines et de notre identité ; il s'interroge en même temps
sur les enjeux et les conséquences majeures de la révolution génétique. Un ouvrage
bien illustré qui sert l'histoire de la biologie moléculaire d'une manière originale.
-,Rens. : James Watson, Odile Jacob, 2003.
Les bâtisseurs du présent : histoire de la maîtrise
d'ouvrage 1975-2000 LES BÂTISSEURS DU PRÉSENT
Après deux volumes consacrés l'un au lointain passé, l'autre à la période du XXe
siècle qui a vu se construire le paysage de la modernité (1940-1975), les éditions du
Moniteur publient aujourd'hui le troisième volet d'une autre histoire de l'architecture,
celle de la maîtrise d'ouvrage. Les bâtisseurs du présent traite des vingt-cinq dernières
années du siècle dernier, 1975-2000. L'ouvrage donne à voir une série de six regards
de spécialistes, suivis chacun d'exemples de constructions ayant marqué notre
époque. Les auteurs explorent les différents domaines de la construction, chacun
d'entre eux ayant sa logique propre et ses acteurs particuliers : le grand territoire, l'espace urbain, le logement, les
équipements publics, le monde du travail ; le tout constitue un panorama du présent, à la fois de l'architecture et des
réflexions qu'elle suscite quand on examine les manières de conduire un projet.
-►Rens.: Le Moniteur, 2003.
Les coups de coeur sont disponibles à la bibliothèque Colombia (Rennes), www.bm-rennes.fr
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GROS
PLANHistoire et société
SCI E.NCES OUEST 206/JANVIER 2004
Un électrophore, nouveau
générateur d'électricité
dans lequel l'induction est
appliquée pour la première
fois à la production
systématique, abondante
et durable d'électricité.
Extrêmement importants, les électromètres ont
été mis au point par Volta afin de vérifier les
concepts de capacité et de quantité qu'il
propose. Pour la première fois, il utilise le
concept de tension électrique pour rendre
compte des propriétés intensives de l'électricité
et établit explicitement le lien existant entre
charge, capacité et tension (Q=CT).
de l'étincelle à la pile
Le pistolet témoin des recherches de
Volta sur les gaz naturels provenant
des marais, autrement dit le
méthane, peu utile comme arme,
Volta le transforme en eudiomètre
utilisé pour étudier la "respirabilité"
de l'air, autrement dit le pourcentage
d'oxygène contenu dans l'air
La pile, résultat des recherches de
Volta peu convaincu par les théories
de Galvani sur l'électricité animale et
déterminé à prouver que le "moteur"
de l'électricité est à chercher dans les
métaux en contact et non dans les
grenouilles qui ne sont que de simples
détecteurs d'électricité.
Le 20 mars 1800, Alessandro
Volta, savant italien, professeur de
physique expérimentale à l'université
de Pavie, envoie à Joseph Banks,
président de la Royal Society de
Londres, une lettre restée célèbre,
dans laquelle il annonce, en français,
la nouvelle de l'invention de la pile.
Pour la première fois, il était possible,
et même facile, de produire
en continu de l'électricité, ce qui
constituait un progrès immense
par rapport aux décharges rapides
et fugaces d'électricité statique,
dont savants et expérimentateurs
devaient se contenter jusque-là.
À peine la lettre de Volta à la Royal
Society était-elle connue que l'invention
suscitait un intérêt immense
partout dans le monde.
Deux cents ans plus tard, la pile
8 est toujours un élément incontoumable
de notre quotidien ; elle
risque même de changer radicalement
l'avenir des véhicules à
moteur, les recherches sur la pile
à combustible laissant apparaître
des possibilités révolutionnaires.
Une époque, trois hommes,
trois styles, trois vies
complètement différentes
Mais Volta n'est pas le seul à
s'être lancé dans l'aventure : deux
autres savants ont aussi marqué
les découvertes sur l'électricité au
XVIII' siècle. Il s'agit de Galvani et
de Coulomb. Et si leur passion de
l'électricité les réunit, tout oppose
ces trois scientifiques.
Charles Coulomb, l'ingénieur
militaire français, féru de mathématiques,
est un homme de terrain
(il construit un fort en Martinique)
et un infatigable chercheur. Il reçoit
un prix pour ses "recherches sur la
meilleure manière de fabriquer les
aiguilles aimantées" et conçoit sa
fameuse balance de torsion d'où il
tire une loi qui fera date dans l'histoire
de l'électricité ; Luigi Galvani,
le médecin physiologiste italien,
faisant ses recherches sur les grenouilles
et les torpilles dans son
laboratoire, sort peu de Bologne. Il
découvre une nouvelle manifestation
de l'électricité, qu'il appelle
"électricité animale". Elle suscitera la
fameuse controverse avec Volta, d'où
ressortira la découverte de la pile.
Enfin, Alessandro Volta, physicien
italien connu, célèbre universitaire,
grand voyageur, est en relation avec
les savants européens de l'époque.
Il parle plusieurs langues et termine
sa vie comblé d'honneurs.
Histoire d'une
exposition
Le musée des Arts et métiers
(Paris) a célébré le bicentenaire de
l'invention de la pile en mettant en
lumière sa formidable collection
d'objets de physique du XVlllesiècle
liés aux recherches sur l'électricité.
Une exposition temporaire a donc
vu le jour, dans laquelle Volta a
été choisi comme figure centrale.
Exposition esthétique, grâce à la
beauté des objets de bois, de verre
et de laiton, grâce à une scénographie
très dépouillée où l'emporte la
qualité du mobilier et de l'éclairage,
Volt(a) est aussi une exposition
didactique où est retracée une
période extrêmement riche de l'histoire
des sciences qui a abouti à une
découverte majeure, la pile électrique.
Elle évoque la fascination
exercée par le phénomène de l'électricité
et les recherches qu'il suscitait
à travers les objets utilisés pour les
expériences, expériences de salons,
amusantes ou savantes. Elle fait
connaître les origines de la pile, le
milieu et les recherches qui ont
permis sa découverte, permettant
ainsi à chacun de se réapproprier
un peu de son histoire personnelle,
la pile étant présente à tous les
niveaux de notre vie.
Une partie de cette exposition est
aujourd'hui présentée à Rennes (au
centre Colombia) où les collections
du lycée Zola (Rennes) complètent
magnifiquement les prêts du musée
des Arts et métiers. n
Élisabeth Drye
Commissaire de l'exposition
Volt(a) au musée
des Arts et métiers
11 8 ((~~ : la première pile était née. La célébration du
O`; bicentenaire de cette célèbre invention a
commencé à s'organiser dans beaucoup de pays et de
nombreuses institutions dès 1998. Riche d'une collection
exceptionnelle d'objets de physique du XVIII' siècle liés aux
recherches sur l'électricité, le musée des Arts et métiers, à
Paris, avait tenu à célébrer cet anniversaire par une exposition
temporaire qui s'était tenue dans ses murs. Une partie de
cette exposition est aujourd'hui présentée à Rennes. Retour
sur une histoire.
L'électricité dans ses premières grandeurs
...—..
Erwan Le Berre,
Maison de Lanorgar,
Loctudy, 1972.
e colloque "Architecture : contexte et identités" qui
s'est tenu à Brest du 16 au 18 octobre dernier était
un bon prétexte pour se pencher sur une disciplibe
qui se retrouve peu souvent sous le feu des projecteurs.
Le souci grandissant des mentalités vis-à-vis de
l'environnement et du paysage conduit souvent à porter'
+%
un regard critique sur l'architecture. On lui reproch
souvent de mal exprimer le pays qui l'accueille, mais les
-0 points de vue divergent à ce sujet. En effet, l'architecture
est liée à l'histoire, à la géographie, mais également aux
modes de vie des habitants.
Existe-t-il une "architecture bretonne" ? Quels e
sont les caractères ? Comment faire se marie
architecture bretonne et architecture contemporaine ? .'
Derrière ces questions se cache évidemment une
réflexion plus poussée et propre à chacun sur la
conception de l'identité. Une réflexion qui ne
préoccupe pas uniquement les Bretons, à l'image de
chercheurs et architectes québécois présents au
colloque brestois.
Caroline Bapst Bruno Pantz,
Ti Lil, Plounévez-Lochrist, 1990.
Dossier réalisé par Vincent Derrien.
Arch itéctu re SCIENCES OUEST 200/PAN V I ER 2004

Architecture
contextes et identités
les défis du nouveau siècle
Colloque
international
BREST
16-18 octobre 2003
Faculté V -Segalen
Lotze de Itscharele
COLLOQUE
"ARCHITECTURE :
CONTEXTES
ET IDENTITÉS"
Le colloque international
"Architecture : contextes et
identités" s'est déroulé à la
faculté des lettres Victor
Segalen à Brest du 16 au 18
octobre dernier. Il était organisé
par l'Institut de géoarchitecture
et le Centre de
recbierche bretonne et celtiqûe
(CRBC). Durant ces trois
jours, vingt-cinq intervenants
ont Abordé un thème majeur
de l'architecture actuelle :
l'identité en architecture.
Une réflexion que partagent
au quotidien les cherchéurs
bretons et québécois. Ces derniers,
présents lors de la manifestation
avaient également
organisé précédemment un
événement du même type
outre-Atlantique.
La Bretagne et les Bretons
ont un sens aigu de l'identité
et de leur attachement à
leurs racines... mais ils ne sont
pas les seuls ! En Europe, ces
réflexions sont menées
depuis longtemps dans le
milieu de l'architecture. Au
cours du colloque, des exemples
ont été abordés dans la
région parisienne, au Pays
basque, à Montréal...
Preuve que l'identité se
trouve à chaque coin de rue.
Ça tombe bien, l'architecture
aussi. n
Daniel Le Couédic.
Cynique ou authentique ?
aniel Le Couëdic est universitaire et architecte. Un statut
qui lui permet de mener une réflexion sur l'architecture
en général, et sur l'architecture bretonne en particulier.
10
Pour faire de la recherche en
architecture, il faut être à la fois
architecte, ethnologue, sociologue,
géographe, un peu artiste certainement...
Bref, avoir la qualité de
tout bon chercheur : être curieux.
Mais comment devient-on "chercheur
en architecture" ? Daniel
Le Couédic est directeur de l'Institut
de géoarchitecture à l'UBO"), il est
également architecte : "Les seuls
endroits où l'on enseigne l'architecture
sont les écoles supérieures. Ce
serait probablement le meilleur
endroit pour discuter d'identité avec
les étudiants, mais il s'agit d'écoles et
on n'y fait pas de recherche. Il existe
un autre endroit où l'on parle d'architecture
: à l'université, notamment
dans les filières d'histoire de l'art et les
instituts d'urbanisme. Mais là, il n'est
abordé qu'une petite partie de l'architecture
!" Dans ce paysage, l'Institut
de géoarchitecture de l'UBO fait
donc figure d'originalité. Les chercheurs
peuvent prendre du recul
par rapport à une profession et à
la manière de l'exercer. Cette
réflexion sur l'identité a mené à
l'organisation du colloque "Architecture
: contextes et identité" (voir cicontre).
"Ce colloque était l'occasion de
sortir des laboratoires et de poser
pour la première fois en France les
questions d'identité aux différentes
«familles» de l'architecture : les professionnels,
les urbanistes, les historiens
de l'art..., explique Daniel Le
Couëdic. Cela correspond également
à un intérêt croissant de la Bretagne
pour cette préoccupation." Mais les
questions d'identité en architecture,
ont-elles jamais disparues ? "Chez
les élites probablement, répond le
chercheur, mais jamais réellement
chez les Bretons." Effectivement,
l'idée d'une architecture bretonne
n'est pas nouvelle.
À partir de 1920, un courant
apparaît, créant un champ fertile
à l'élaboration d'un véritable style
régional. Il se crée donc, avec la
bénédiction des conservateurs et
des acteurs du tourisme, ce que
l'on pourrait appeler une "fausse différence",
une identité folklorique,
servant davantage les intérêts
du tourisme et des industriels
que la demande du peuple. À
cette époque, sont construites de
grandes demeures bourgeoises,
granit et ardoises de rigueur.
L'après-guerre est une période
où la situation change. La langue
bretonne n'est plus transmise et
la maison va devenir un moyen
d'affirmer son appartenance à la
Bretagne. Le mouvement est populaire,
mais le résultat s'en fera sentir
immédiatement sur l'architecture.
À partir des années 1960, les premiers
catalogues de maisons bretonnes
à l'esthétique standardisée
sont édités et remportent un vif
succès commercial.
Aujourd'hui, la donne est en train
de changer. Le cynisme touristique
et commercial tend à s'effacer au
profit de réalisations plus en accord
avec leur environnement et le mode
de vie de ses habitants. Comme le
note Daniel Le Couëdic : "C'est un
phénomène mondial. En traduisant
dans l'architecture l'identité profonde
d'une région, cela donne plus de
visibilité à cette région. De fameux
exemples en Catalogne ou en Suisse
confirment cela." Et si comme avec la
musique, la culture bretonne était
reconnue également à travers son
architecture ? "Impossible" n'est pas
breton... u V.D.
"' Université de Bretagne occidentale.
Contact 4 Daniel Le Couëdic,
tél. 02 98 01 67 21.
Lucie K. Morisset et Patrick Dieudonné.
Un pont sur l'Atlantique
ucie K. Morisset est québécoise. En 1996, elle a obtenu
son doctorat en géoarchitecture à l'UBOt". Depuis, elle est
professeur au département d'études urbaines et touristiques
de l'Université du Québec à Montréal (Uqam). Patrick
Dieudonné, docteur de l'UBO, architecte de Nancy et installé en
Bretagne depuis 1990, est maître de conférences en urbanisme
à l'Institut de géoarchitecture de Brest. Amis et proches
collaborateurs, ces deux chercheurs font partie des forces vives
d'une coopération florissante entre l'UBO et l'Uqam autour des
questions d'identité et de patrimoine architectural.
Sciences Ouest Comment se
manifestent les échanges entre
l'UBO et l'Uqam ?
et Patricl
Dieudonné : De manière très
concrète ! Par exemple, de 2000 à
2002, nos ministères respectifs des
relations intemationales ont financé,
avec l'appui de municipalités bretonnes
et québécoises, un projet
de collaboration sur le thème de la
valorisation du patrimoine urbain du
XXe siècle. Cela nous a notamment
permis d'organiser deux colloques
internationaux "Bretagne-Québec".
Le premier a eu lieu en juin 2001 à
Brest'', le second se tiendra à
l'Uqam et à l'université Laval de
Québec en avril 2004. Grâce à ce
financement, nous avons également
pu éditer un livre sur le patrimoine
architectural de Saguenay, une ville
du nord de la province. Enfin, il a
permis de financer des échanges
d'étudiants, principalement sous
la forme d'un atelier qui s'est
déroulé l'été 2002. Cinq étudiants
français de la maîtrise de science et
technique de géoarchitecture et
autant de Québécois ont pu travailler
ensemble à l'étude et à la
valorisation du château de Kerjean,
dans le Finistère, et de la ville de
Charlesbourg, en banlieue de
Québec. Nous avons également une
doctorante en cotutelle et un jeune
docteur canadien débutera en
janvier son stage postdoctoral à
Brest. Enfin, on s'aperçoit que les
étudiants diplômés des deux pays
sont de plus en plus nombreux à
vouloir compléter leur formation
par un diplôme outre-Atlantique. Ils
savent que c'est très valorisant sur
un CV et sont rassurés parla solidité
des relations existant entre les deux
universités.
Comment ces relations
se sont-elles mises en place ?
Historiquement, il y avait des
échanges entre l'Institut de géoarchitecture
et l'université Laval,
à Québec, autour de thématiques
relevant plutôt de la géographie
urbaine et liées à la protection des
espaces naturels. J'ai pu profiter de
ces échanges pour effectuer un stage
de doctorat dans cette université.
Comme j'étais déjà architecte, on
m'a orienté vers un historien de
l'architecture, Luc Noppen. Deux ans
plus tard, il m'a proposé de le remplacer
pendant son année sabbatique.
J'ai accepté et je me suis
retrouvé avec 300 étudiants à gérer !
Heureusement, Lucie, collaboratrice
de Luc, a volé à mon secours.
Par la suite, je suis venue
faire ma thèse à l'UBO sous la direction
de Daniel Le Couëdic (directeur
de l'Institut de géoarchitecture). À
mon retour au Québec, j'ai obtenu
un poste à l'Uqam où Luc Noppen
est venu me rejoindre en 2001. C'est
comme cela que le lien établi entre
l'UBO et l'université Laval est
devenu un lien solide entre l'UBO et
l'Uqam.
Quel est l'impact
de ces échanges?
L'intérêt majeur est d'avoir
un regard croisé, pluridisciplinaire et
international, sur des questions très
locales, autour de la problématique
des quêtes identitaires dans le
domaine de l'architecture, très
présente au Québec comme en
Bretagne. Mais cela permet en plus
aux villes, aux quartiers et aux monuments
que nous étudions d'être
valorisés au niveau international.
Selon moi, il y a aussi un impact
important sur les décideurs. Durant
le programme de valorisation du
patrimoine cofinancé par nos deux
pays, nous avons personnellement
fait visiter aux élus de plusieurs
villes du Québec les villes de Brest
et Lorient en nous concentrant sur la
manière dont elles ont pu valoriser
leur patrimoine architectural du XX'
siècle. Bien que les bâtiments soient
totalement différents, les décideurs
québécois vont pouvoir s'inspirer
des expériences de leurs homologues
français pour leurs projets de
valorisation, et vice-versa ! Enfin,
n'oublions pas que ces échanges
sont avant tout très positifs pour
les étudiants : plus on rencontre de
formateurs, mieux on est formé !
F.L.F.
"' UBO : Université de Bretagne occidentale - Brest.':' Lucie
K. Morisset, Patrick Dieudonné, lean-François Simon Idicl,
Réinventer Pays et paysages : Bretagne-Québec, Brest/
Québec : CRBC/Géoarchitecture/Celat, 2003, 322 pages.
ISBN 2-901737-57-9.
morisset.ucie@uqam.ca,
Patrick Dieudonné,
patrick.dieudonne@univ-brest.fr,
tél. 02 98 01 66 24.
11
Nrcoh T ecu0re et identité
ù se cachent l'identité,
l'authenticité, en matière
d'architecture, et comment
les promouvoir ? Question
difficile, d'autant que la
réponse de l'érudit n'est pas
toujours celle de Monsieur
tout le monde... Et que le
"vrai" se cache souvent là où
on ne l'attend pas !
Stéphane Gruet est architecte...
et philosophe. Pour lui, "difficile
d'espérer produire la différence en
considérant l'identité comme une fin
en soi. Elle est tout au plus un symptôme,
puisqu'on ne se bat pour elle
que lorsqu'elle vient à manquer."
Les progrès techniques ont favorisé
une "ère du concept" à laquelle
n'a pas échappé l'architecture. Stéphane
Gruet situe le début de cette
tendance au X1Xe siècle avec l'industrialisation,
quand la réalisation des
bâtiments a commencé à "coller"
à un cahier des charges précis,
qu'elle a progressivement cessé de
dépendre du lieu de leur édification
et de la culture des hommes qui les
habitent. "Les oeuvres d'aujourd'hui
ne nous parlent plus du monde",
déplore Stéphane Gruet, en constatant
que l'on dénie aux habitants
eux-mêmes le droit de participer aux
différentes échelles de production
de leur ville, à commencer par le
logement individuel. "L'identité ne
peut pas venir de l'extérieur, conclutil,
elle doit jaillir de la communauté
elle-même."
Comme en témoignent de nom-
12 breux exemples énoncés lors du
Arzon, Les Remparts de Kerjouanno,
Félôç. Madeline, archirecte, 1973
colloque de Brest, on tente souvent
d'imposer aux habitants d'un lieu
des canons architecturaux qui ne
correspondent pas à leur propre
vision du "typique". Françoise
Dubost, directrice d'étude à l'école
des hautes études en sciences
sociales, décrit le cas d'un village
bourguignon de la région des Pierres
dorées, en Bourgogne. La mode des
pierres apparentes y a gagné les
habitants, qui se sont vus opposer
l'avis de l'architecte des Bâtiments
de France. "Selon lui, le crépis était
plus authentique que les murs nus",
explique la sociologue. Mais que
vaut "l'authentique" en matière
d'habitat s'il n'est pas reconnu par
les habitants eux-mêmes ?
Lucie K. Morisset, Québécoise et
professeure à l'Ugam"' (voir article
page 11), a déniché l'identité entre
deux rangées de bungalows, ces
habitations typiques des banlieues
québécoises. "La population de la
province est passée de 3 à 6 millions
d'habitants entre 1961 et 1971,
explique-t-elle. Le gouvernement
a donc favorisé la diffusion de ces
petites maisons. On estime que sur les
45 000 logements individuels construits
chaque année durant cette
période, les 4/5 sont des bungalows !"
Or, même s'ils sont "standards",
ceux-ci sont éminemment transformables
! Laissant libre court à leur
créativité, leurs occupants ont personnalisé
la cuisine, la cour arrière,
puis le garage, le sous-sol... "Et
aujourd'hui, il n'y a pas deux bungalows
qui se ressemblent !" Malgré
cela, ce logement modeste a mauvaise
réputation. "On le voit comme
un symptôme de l'américanisation du
Québec, alors que de telles maisons
n'ont jamais existé aux États-Unis !"
Et les promoteurs de proposer des
demeures "de style", livrées finies,
dont les noms -"La Chaumont"
ou "La Versailles"- sont censés
évoquer l'authenticité à la française.
"C'est comme cela, conclut Lucie
K. Morisset, que l'on produit de
la banalité là où on ne l'attendait
pas." F.L.F.
Ugam : Université du Québec à Montréal.
Contacts 4 Stéphane Gruet,
rédacteur en chef de la revue
Poïesis, stgruet@wanadoo.fr
http://poiesis.free.fr/,
Lucie K. Morisset,
morisset.lucie@uqam.ca
_Contact 4 ..Ï iel Le Couëdic,
tél. 02 98 01 67 21,
www.geoarchi.net/colloque
13
chère maison
% des Français considèrent que la maison individuelle
est le logement le plus agréable. Ces mêmes Français
aspirent donc à une habitation qui reflète leur mode de vie,
leur attachement à un territoire ou à certaines valeurs. Dans
un monde idéal, on pourrait dire "Montre-moi ta maison, je te
dirai qui tu es". Est-ce réellement possible ?
La maison individuelle reste de
loin le mode d'habitation préféré
des Français. Elle représente 72% du
parc des résidences principales. On
attend d'elle un confort, bien évidemment,
mais également qu'elle
véhicule aux yeux des autres des
valeurs auxquelles on est attaché.
Cette maison est alors le reflet de
ceux qui y habitent et traduit l'identité
profonde d'une région.
La question d'une identité régionale
ne peut pas être niée car des
personnes très différentes se reconnaissent
aux travers de valeurs communes.
Pour s'en convaincre, il suffit
de participer à un fest-noz ou de
constater les succès des cyberfêtes
bretonnes durant lesquelles les
Bretons de Mexico, des Antilles,
d'Europe et du monde entier dansent
la gavotte... Cet engouement
pour la mise en valeur personnelle
de son identité bretonne a créé, à
partir des années soixante-dix, une
nouvelle donne en architecture. Les
constructeurs l'ont bien compris en
proposant des maisons-catalogue
d'un style "néo-régional".
Daniel Le Couëdic dirige l'Institut
de géoarchitecture à l'Université de
Bretagne occidentale : "Les identités
se fabriquent en résistance à quelque
chose. Je pense que la peur de la mondialisation
est une donnée importante."
En effet, se rattacher à
quelques règles esthétiques architecturales
communes a quelque
chose de rassurant. Longtemps on a
donc pris comme référence la
maison de campagne bretonne. La
caricature actuelle est simple et bien
connue : des ardoises, des toits à
deux pans à 45°... Mais il est curieux
de voir que les toits en ardoises si
répandus et symboliques d'une tradition
bretonne ancestrale, ne sont
apparus qu'en 1850. "Avant cette
date, précise Daniel Le Couëdic, les
toitures étaient en chaume. Ce sont
les compagnies d'assurances qui ont
éxigé le remplacement des toitures
végétales. Et puis en ce qui concerne
les ardoises, la majeure partie provient
aujourd'hui d'Espagne..."
La maison bretonne
n'existe pas
La perte de repères tels que
l'interdiction de la langue bretonne
dans la période d'après-guerre ou
la disparition des coiffes n'a jamais
fait disparaître l'identité bretonne.
Probablement faut-il chercher l'identité
au delà des apparences, au fond
de chaque sensibilité. Car "être
breton" ne veut pas dire la même
chose pour tout le monde. C'est sans
doute pour cela qu'il n'y a jamais
eu un seul type de maison bretonne
et qu'il n'y en aura probablement
jamais. "L'architecture bretonne sera
toujours multiple, ajoute le chercheur.
Lorsqu'une identité est forte
telle qu'en Bretagne, elle peut
assumer des styles très différents. Cela
permet également d'évoluer et de ne
pas s'enfermer dans la caricature de
soi-même. Aujourd'hui, parle biais du
développement durable, on peut réinventer
une véritable relation au lieu,
en préservant le paysage, en adaptant
les habitations aux modes de vie et aux
aspirations réelles des habitants." n
V.D.
"La majeure partie des ardoises
provient aujourd'hui d'Espagne".
Bilbao, musée Guggenheim,
Frank O. Gehry, architecte, 1997.
"L'architecture bretonne
sera toujours multiple".
Architecture et identité _...:,..,SCIENCES OUEST20WIANVIER2004
Immigration*anglaise en centre RretannP
Les perm-ti anglais d'Huelgoat
n flânant dans la ville
d'Huelgoat, en centre
Bretagne, une surprenante
bouffée d'exotisme se fait
parfois sentir. Elle est due à
des Britanniques récemment
immigrés, comme il y en a
dans toute la Bretagne. Mais
leur présence inquiète parfois
les autres habitants, qui
craignent une "pollution
esthétique" de leurs habitations
traditionnelles. Une
jeune ethnologue de l'UBO"'
s'est penchée sur la question.
Céline Émery est étudiante en
ethnologie, mais la problématique
de sa maîtrise, tout juste terminée,
a largement à faire avec les notions
d'identité et de patrimoine dans
l'habitat. "Mon objectif était d'étudier
le phénomène de l'installation et de
l'intégration des Anglais en centre
Bretagne, en me basant sur l'exemple
d'Huelgoat. La question de leur éventuel
impact sur l'architecture locale en
fait partie." L'installation de Britanniques
en Bretagne défraie la chronique
médiatique régionale depuis
quelques années. Leur présence
amuse souvent, mais inquiète aussi
parfois. "Le discours le plus récurrent
porte évidemment sur l'inflation des
prix de l'immobilier. C'est un phénomène
difficile à nier, qui pose problème
aux acheteurs locaux potentiels,
admet Céline Émery. Mais mes
recherches m'ont révélé d'autres
inquiétudes." Comme la supposée
mainmise des Anglais sur le patrimoine
local ou la dénaturation de
celui-ci suite aux rénovations faites
par les propriétaires britanniques.
"Il s'agissait pour moi de caractériser
le phénomène, notamment en interrogeant
les architectes locaux, mieux à
même d'analyser sa portée réelle. Si
les représentations locales s'avéraient
fausses ou exagérées, on peut néan-
14 moins tenter de leur donner un sens."
Sur Huelgoat et sa région, la première
vague d'immigration anglaise
est arrivée il y a entre dix et vingt
ans. "Il s'agissait de personnes assez
modestes, qui se sont tournées sur des
ruines «dont personne ne voulait»,
selon les locaux eux-mêmes."
Des matériaux
d'outre-Manche
La rénovation se fait de manière
artisanale, on travaille en famille en
faisant venir une bonne partie des
matériaux d'Angleterre. L'arrivée de
ces premiers Britanniques est souvent
bien vue des habitants, car elle
permet à des maisons abandonnées,
éléments oubliés du patrimoine,
de redevenir des lieux de vie. La
demande anglaise s'est ensuite
tournée vers l'habitat "typique" :
la petite maison en pierre. Les Britanniques
sont alors de plus en plus
nombreux à venir s'installer de façon
permanente dans leurs pied-à-terre
bretons, au lieu de s'en servir comme
résidences secondaires. Depuis cinq
ans, les nouveaux arrivants anglais
sont en majorité de jeunes retraités
qui investissent dans des maisons en
lotissement, voire dans des terrains à
construire. "Le phénomène s'est
considérablement accéléré ces deux
dernières années, remarque Céline
Émery, de jeunes couples anglais
viennent s'installer et des investisseurs
britanniques achètent de grands bâtiments,
dans lesquels ils proposent
ensuite des logements en location."
Pour autant, l'anglicisation "stylistique"
d'Huelgoat est-elle un mythe
ou une réalité? Pour le savoir, Céline
s'est tournée vers les professionnels
de l'architecture.
Premier constat : les Anglais se
montreraient peu rigoureux sur le
respect des démarches administratives.
Et les maisons, au lieu d'être
rénovées à l'identique, le sont plutôt
de la manière dont ils se représentent
la "typicité" bretonne. "Mais
sont-ils les seuls dans ce cas ?" sourit
la jeune ethnologue. De plus, les
architectes ne notent pas de modification
majeure dans la typologie
architecturale locale.
Le style anglo-saxon
plébiscité par les Bretons
"Huelgoat et ses environs étant
localisés sur le parc régional d'Armorique,
les risques de dérapage sont
mineurs", observe Céline Émery.
Quant aux matériaux et aux éléments
de la maison importés d'Angleterre
(portes, fenêtres et divers objets de
décoration), ils les jugent anecdotiques,
compte tenu de l'évolution
rapide des demandes architecturales
des locaux eux-mêmes. Plus étonnant,
selon les architectes, les trois
quarts des jeunes couples français
jettent leur dévolu sur des maisons
de plain-pied de type anglo-saxon
quand il s'agit de construire leur
propre "sweet home". Un comble !
Mais si ce métissage architectural
n'a pas de réalité sur le terrain,
pourquoi de telles "accusations" ?
"On est dans une situation d'immigration,
où une population cherche à
s'intégrer", rappelle Céline. Dans ce
contexte, ces représentations montrent
à quel point le bâti, le lieu de
vie sont symboliquement forts.
Compte tenu des prix de l'immobilier
local, les habitants français
d'Huelgoat s'en sentent quelque
peu dépossédés. D'où peut-être ces
accusations de dénaturation d'un
patrimoine qui touche à la mémoire
collective, pour démontrer l'illégitimité
de la présence des Britanniques
dans "leurs maisons". F.L.F.
"' UBO : Université de Bretagne occidentale.
Contacts 4 Céline Émery,
c.emery@finistere.net ;
Sergio Dalla Bernardina,
directeur de recherches,
Sergio.dalla-bernardina@unie-brest.fr
..,e 211e,
Maison de la mer d'Erquy - D. Cras, architecte.
14 if
Mairie de Lamballe - Lionel Dunet
architecte.
Mairie d'Herbignac - Forma 6,
architectes.
V.D.
Contact
tél. 06 98 43 11 07.
-~r
L'identité architecturale brétonne
contemporaine .. ,.
ors de son diplôme d'architecte, Tangi Saout a cherché à
comprendre ce que pouvaient être les caractéristiques de
l'identité architecturale en Bretagne. Pour ce faire, il a posé à
une vingtaine d'architectes, la question suivante : "Citez-moi
trois bâtiments modernes ou contemporains qui, selon vous,
pourraient participer à une certaine «bretonnité»." Il en a
résulté une liste de vingt-cinq bâtiments. "À la suite de cet
inventaire, explique l'architecte, j'ai essayé de voir quelles
pouvaient être les composantes qui, pour moi, semblaient
bretonnes. Visite après visite, j'ai essayé d'établir une
classification en fonction de thèmes qui m'ont particulièrement
frappé. J'ai fait le choix de ne retenir que les thèmes les plus
récurrents sur l'ensemble des bâtiments': Voici donc le fruit de
cette étude.
Matières et matériau,
au sens littéral du terme sont utilisés,
soit dans un registre traditionnel, soit
par une réinterprétation technique.
Par exemple, la façade de la mairie
de Lamballe de Lionel Dunet est
ainsi constituée de fines lames de
granit vissées verticalement sur une
structure en acier. Le granit utilisé
crée des pare-soleil, habille une
façade de bureaux complètement
vitrée, et fait coexister parfaitement
un ensemble contemporain et une
architecture traditionnelle.
Poésie et réminiscence
font appel à un imaginaire poétique
dans la réutilisation d'un "matériau
vécu" trouvé sur place. Réminiscences
d'un passé, d'une histoire,
d'un vécu, d'une forme, d'un sentiment.
À l'école matemelle de Ploudaniel
par exemple, les couleurs, les
École maternelle, Ploudaniel -
Philippe Madec architecte.
matières, les lumières sont d'ici.
Les gris sous un ciel gris, la pierre à
côté de la pierre, le jardin autour
de l'arbre. La palissade est tressée
comme le sont les cageots de chouxfleurs,
le banc est revu et corrigé et le
dossier n'est qu'une planche accrochée
au mur. On glisse le long de
l'enceinte du bâtiment comme
dans un "riboulic", espace piétonnier
étroit entre deux murs de pierre.
Massivité et minéralité
se retrouvent dans un élément fort
du bâti (soubassement, attique)
ou dans l'objet architectural en luimême.
La massivité crée la démesure
comme pour le parking-criée de
Concameau ou la Maison de la mer
d'Erquy. Masses évidentes et omniprésentes,
à l'échelle de la mer,
qu'elles jouxtent, ces signaux sont
posés comme des "vaisseaux de
pierre'. La massivité donne à l'objet
une notion de repère abstrait, de
signal, d'amer dans le paysage existant.
Enfouissement et jaillissement,
pour le rapport particulier
que l'on trouve souvent en
Bretagne entre les réalités physiques
d'un site et l'implantation
d'une architecture. Cela procure des
évènements et une richesse spatiale
intéressante, comme pour la mairie
du Foeil de Michel Velly, le manoir
Lesenor de Le Flanchec à Morlaix ou
bien encore les travaux de Claude
Petton.
Maison Petton, Plougastel-Daoulas -
Claude Petton, architecte.
Juxtaposition et sédimentation,
comme à Plourinlès-
Morlaix où l'architecte Philippe
Madec place côte à côte des bâtiments
contemporains à l'environnement
bâti existant. Puis les éléments
architecturaux se placent les uns
par rapport aux autres par sédimentation.
À Plourin-lès-Morlaix,
rien ne se donne à voir du premier
coup d'oeil. Il n'y a en aucun cas une
Aménagement de bourg et extension
de la mairie, Plourin-lès-Morlaix -
Philippe Madec architecte.
perspective dégagée. Couleurs,
juxtaposition d'éléments, de murs,
de sols, de formes architecturales,
d'abribus minéraux, de murets, de
bancs... Il en résulte une multiplicité
de parcours et de perceptions du
projet.
Luminosité et présence
au ciel. C'est un état de fait. Tous
les bâtiments visités ont une luminosité
particulière et entretiennent
un rapport primordial avec le ciel.
Un ciel toujours changeant, souvent
constitué de gris sous lesquels les
tons des matières s'illuminent. C'est
le jeu de ces nuances de tons caractéristiques
d'une luminosité et des
ciels bretons. Les murs blancs de
la mairie d'Herbignac, son esplanade
de granit jouent sous la
lumière grise de l'orage. Le ciel bleu
donne une teinte surréaliste aux
bétons blancs de l'Hôtel La Pérouse
et de la Maison de la mer d'Erquy.
À l'inverse l'énorme muraille grise
de l'UFR de droit de Brest laisse
éclater le ciel dans son immensité et
sa légèreté.
F
'
.
architec ~ e
n'est pas une façade
our la majorité des gens l'architecture bretonne se limite
aujourd'hui à une maison catalogue bardée de "signes"
tels qu'un toit à deux pentes en ardoise ou des encadrements
de portes en granit. Comme beaucoup de ses jeunes
confrères, Tangi Saout, jeune architecte brestois, refuse cet
état de fait et se pose la question : comment créer en
Bretagne, une architecture contemporaine en relation avec
une identité culturelle ?
Faut-il absolument copier l'ancien
pour faire de l'architecture "bretonne"
? La question est loin d'être
anodine. Depuis plusieurs années, la
mode architecturale bretonne serait
au "néo-breton". Cela voudrait-il dire
que tout ce qui n'est pas "néobreton",
n'est pas breton ? Non, bien
évidemment. "Autrefois, les maisons
étaient construites en fonction de
contraintes, explique Tangi Saout,
architecte brestois. Ce qui déterminait
la longueur de la maison, c'était
la longueur du tronc de l'arbre choisi
pour faire la charpente. Les pierres qui
servaient à la construction étaient
celles que l'on trouvait sur place. À ce
moment-là, les problèmes d'identité
architecturale se posaient moins fortement
qu'aujourd'hui." Effectivement,
en voulant préserver un lien avec le
passé, les habitations actuelles tombent
parfois dans le cliché : un peu
de pierre et des ardoises suffisent à
donner une allure bretonne...
Pour Tangi Saout, "il s'agit avant
tout d'un problème de fond, de forme
et surtout, d'un problème de société.
16 L'architecture installe la vie, elle la
conditionne. L'architecture ne peut
donc pas être une marchandise. Elle
est avant tout une production nécessaire
à l'Homme. Et comme elle s'installe
dans un lieu et pour des Hommes
qui ont une culture, elle est, en quelque
sorte, le reflet de la société dans laquelle
elle s'installe. Larchitecture est donc
une production culturelle."
Traditionnellement
incorrect ?
Larchitecture existante, le "vieux",
est-il un idéal immuable ? Pour Tangi
Saout, "S'il est à prendre en compte, il
ne doit en aucun cas être un frein à la
création de l'architecture dont nous
avons besoin aujourd'hui pour nous
développer. Sinon ce serait dénier le
progrès et l'interrogation sur l'avenir.
Si nous continuons à développer un
mimétisme ou pastiche de l'ancien,
du "culturellement traditionnellement
correct", comment pouvons nous établir
un dialogue, une rencontre, entre
tradition et modernité ?" Accepter
l'architecture contemporaine c'est
probablement accepter de faire face
à l'avenir en refusant là une architecture
"passe-partout" qui font aujourd'hui
des entrées de villes, de vastes
friches commerciales. C'est également
refuser une lente mais inexorable
dégradation de tout un cadre
de vie, d'un paysage.
Le défi de l'architecture contemporaine
en Bretagne se place donc
au-delà des apparences. Paul Valéry
disait : "La véritable tradition dans les
grandes choses, ça n'est pas de refaire
ce que d'autres ont fait, mais c'est de
comprendre l'esprit qui fait ces choses
et en ferait de toutes autres en d'autres
temps." Le secret de l'architecture
bretonne contemporaine se trouve
probablement dans ces lignes, mais
la question importante est : comment
retrouver l'esprit des choses ?
L'esprit des choses
L'architecture et le paysage font
partie de la culture, au même titre
que la musique ou la peinture.
Elle fait également partie de notre
quotidien. De plus, compte tenu de
la durée de vie des constructions,
les architectes d'aujourd'hui construisent
le patrimoine de demain.
L'enjeu est donc de transmettre des
bâtiments qui sont des lieux de vie
qui respectent une tradition, mais
surtout qui intègrent tous les désirs
du lieu où ils sont érigés. Pour
Tangi Saout, "Il faut arriver à une évidence,
il faut que l'on puisse dire : ce
bâtiment-ci ne pouvait pas être construit
ailleurs. Lorsqu'on arrive à ce
résultat-là, le pari est gagné."
Mais contrairement aux apparences,
le souci de l'identité architecturale
n'est pas uniquement un
problème d'architectes. C'est une
question de société. Le rôle d'un
architecte est autant d'expliquer, de
former, que de construire. Expliquer
l'architecture, le rapport qu'elle
entretient avec le paysage, la culture,
faire prendre conscience de son rôle
social sont un des grands chantiers
du développement durable. Dès
lors, on peut s'étonner de ne pas
avoir dans les écoles, un enseignement
dédié, au même titre que la
musique ou le dessin... "Chaque
élève est un futur habitant, ajoute
Tangi Saout. Il serait peut-être bon
d'intégrer un enseignement à la mise
en espace dès le lycée et ne pas cantonner
l'architecture aux architectes !
Une sensibilisation à l'architecture, au
paysage, à la ville est primordiale pour
apprendre à être sensible dès son plus
jeune âge à la manière dont la lumière
rentre dans un bâtiment, à regarder
sa ville, son paysage, son cadre de
vie..." n V.D.
Contact 4 Tangi Saout,
tél. 06 82 44 75 84,
t.saout@wanadoo.fr
Le mois prochain :
Bibliographie de la bibliothèque
municipale de Rennes
Bretagne, un siècle d'architectures : vingtième siècle
Sous la direction de Philippe Bonnet, Patrick Dieudonné, Daniel
Le Couëdic, Rennes, Terre de Brume/Archives modernes de
l'architecture de Bretagne, 2001.
La Bretagne, ses charmes, ses mystères
André Espem, Yves Prigent, Quimper, Les Films du baladin, 1991
(VHS).
Modernité et régionalisme : Bretagne, 1918-1945
Institut français d'architecture, Bruxelles/Liège, P. Mardaga, 1986.
Les architectes et l'idée bretonne : 1904-1945,
d'un renouveau des arts à la renaissance d'une identité
Daniel Le Couëdic, Rennes, Société d'histoire et d'archéologie de
Bretagne/Archives modernes d'architecture de Bretagne, 1995.
1880-1980, un siècle d'architecture domestique
en Bretagne, du modèle social à la série marchande
Daniel Le Couëdic, (s.n.), 1984.
Architecture, sculpture et croyances en Bretagne
aux XVe et XVI' siècles
Gérard Lelièvre, Marie-Françoise Lelièvre, Christine Pacaud,
Guy Pacaud... (et al.), Rennes, G. Lelièvre, 1985 (diaporama).
Bretagne, architecture et identités
André Mussat, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1997.
Architecture et identité régionale : le paradoxe breton
Sous la direction de Gérard Prémel, Rennes, Institut culturel de
Bretagne, 1995.
Retrouvez les ouvrages sur le site : wvvw.bm-rennes.fr
Et aussi
Façades au fil de l'eau
Premier guide des promenades architecturales
dans Rennes Métropole
Dans le cadre d'une urbanisation croissante (accueil de
60000 nouveaux habitants d'ici 2010), Rennes Métropole organise
des circuits de visite découverte des réalisations urbaines et
architecturales marquantes, visant à familiariser le public avec
une construction de qualité et économe en espace. Chaque circuit
concernera 3 à 4 communes de l'agglomération et sera publié
sous forme d'un guide mis à disposition du grand public dans les
mairies, les offices de tourisme, à la maison de l'architecture.
Rens.-t Maryvonnick Le Lann, tél. 02 99 35 42 07.
Conférences
L'École d'architecture de Bretagne (Rennes)
organise tous les ans un cycle de conférences sur
l'architecture, l'urbanisme et le paysage :
21 janvier/Projet : Philippe Barre, architecte,
Nantes.
4 février/Saint-Jacques de la Lande, 10 ans
d'expérience commune : Breul, Delmare,
paysagistes, Paris.
3 mars3rhe Public Open Space in Barcelona :
Bet Figueras, architecte, Barcelone.
17 mars/Évidence et complexité : Dominique
Coulon, architecte, Strasbourg.
21 avril/Question-réponse. La réponse dans
la question : Gilles Bouchez, architecte, Paris.
12 mai/L'architecture du lieu : Dietrich,
architecte, Bregenz (Autriche).
Ren. - Les conférences ont lieu à l'IUFM,
amphithéâtre Condorcet, 153, rue de Saint-Malo,
Rennes, métro Anatole France, de 18 h à 20 h.
—Entrée libre. --,École d'architecture de Bretagne,
tél. 02 99 29 68 00, www.rennes.archi.fr
Le centre d'information sur l'urbanisme
propose des conférences depuis le mois de
novembre. Le cycle se poursuit en ce début
d'année :
22 janvier/Faire une extension dans une
maison, c'est aussi de l'architecture : Nathalie
Becdelièvre, architecte
29 janvier/Les bureaux Artémis, un exemple de
reconversion d'anciens bâtiments industriels :
Jean-Pierre Meignan, architecte
Rens.-► Les conférences ont lieu au
Centre d'information sur l'urbanisme (OU),
14, rue Le Bastard, Rennes, à 17 h 30.
->Tél. 02 99 78 33 72. - Entrée libre.
ouvelres technologiés dans la cité 17
bioclimatinHF
Vents dominants, variation saisonnière de la course du soleil, végétation
environnante... géographie et climat locaux sont pris en compte pour
orienter au mieux la maison afin d'assurer les meilleures conditions de
lumière et de température. Chaque maison bioclimatique est ainsi unique.
En voici quelques exemples en Bretagne
Construite à partir de matériaux
"écologiques" (Bio'Bric, chanvre,
chaux...), cette maison est
orientée au sud et chauffée par
un plancher solaire direct.
Celle-ci est équipée d'un
plancher solaire direct
et comporte une serre sud
encastrée avec mur accumulateur
qui complète les éléments
capteurs de la maison.
Ce bâtiment est équipé d'un
capteur solaire photovoltaique,
d'un capteur solaire thermique
et d'un poêle à bois. C'est une
structure d'accueil non
traditionnelle qui reçoit des
jeunes en difficulté et l'utilisation
des énergies renouvelables a
pour but de les sensibiliser à l'écologie et à la gestion de l'énergie.
Centre d'information sur l'énergie et l'environnement (Ciele),
tél. 02 99 30 12 13, www.ciele.org
UN MATÉRIAU NATUREL N'EST PAS FORCÉMENT
UN MATÉRIAU SAIN
Les matériaux de construction naturels sont issus plus ou moins directement
de la nature : végétaux, laine de mouton, minéraux... Ils ne contiennent pas,
en principe, de produit de synthèse. Problème : on y trouve aussi bien
les isolants à base de chanvre que ceux à base d'amiante, cancérogène !
Les matériaux de construction sains sont ceux qui ne nuisent pas à la santé
de l'individu. Ils peuvent être naturels ou synthétiques. Dans le cas des
produits naturels comme les végétaux, ils doivent alors être cultivés sans
utilisation de pesticides et autres produits chimiques. Seul un matériau
naturel peut posséder toutes les qualités écologiques. n
ommenta marche ?
SCIENCES OUEST 20 ER 2004
18
La maison
a maison bioclimatique
est faite de "matériaux
écologiques" et exploite les
énergies renouvelables. C'est
une maison saine, conçue
selon une approche habitat et
santé. Son architecture tient
compte des données climatiques
et géographiques du
lieu, la mettant ainsi en accord
avec l'environnement local.
Les matériaux
"écologiques"
4 Leur impact sur l'environnement,
à la production comme à l'utilisation
ou au recyclage, est faible, leur
transformation et leur recyclage peu
coûteux en énergie et ils sont biodégradables.
L'utilisation de matériaux
locaux, en plus de diminuer considérablement
les dépenses de transport,
assure leur résistance face au climat
environnant.
Le clos et le couvert peuvent être
constitués de terre, de pierre (tous
deux de forte inertie thermique) ou
de bois. La terre et le bois sont
aussi de bons isolants phoniques et
thermiques, bien meilleurs que le
béton (qui conduit la chaleur 12 fois
plus que le bois). La terre cuite
(briques, tuiles) ou crue (la bauge,
par exemple) est aussi résistante que
la pierre. Quant au bois, il permet à
lui seul de réaliser une maison tout
entière : ossature, charpente, murs et
menuiseries. Par ailleurs, la distribution
astucieuse des vitres permet de
capter le maximum de chaleur et
lumière (stores et rideaux régulent
l'apport thermique en été).
Le doublage est réalisé avec des
isolants qui "respirent"' : isolants
naturels non toxiques et non polluants,
ils laissent circuler l'air entre
l'extérieur et l'intérieur de la maison
et sont hygroscopiques - ils absorbent
la vapeur d'eau et la restituent
si besoin (le tout en empêchant
la chaleur produite dans la maison
de s'échapper et en supprimant les
variations internes de température).
Ainsi en est-il de la ouate de cellulose,
obtenue à partir de papier
recyclé, et de la laine de mouton (au
faible degré d'inflammabilité),
capable, pure, d'absorber jusqu'à
33% de son poids et de le restituer
sans dégradation de ses propriétés.
On peut aussi citer la fibre de coco,
ou l'écorce du chêne-liège.
Le chanvre, cousin du cannabis,
cultivé légalement en France, est un
matériau polyvalent, aux qualités
exceptionnelles tant pour la construction
que pour l'isolation. On
utilise l'écorce de sa tige, appelée
chènevotte. Sain et écologique,
excellent isolant thermique et
sonore, il permet, non seulement
d'isoler des murs déjà existants (en
bois, pierre ou brique), mais aussi,
associé à une ossature en bois,
de monter les murs eux-mêmes.
Il résiste parfaitement à l'humidité
et laisse les murs respirer.
Les matériaux de finition sont,
eux aussi, "écologiques" : colle à base
de latex, peintures aux pigments
naturels (ocres, par exemple), sels de
bore pour le traitement du bois...
La fourniture en énergie
Si l'énergie éolienne n'est pas
encore très utilisée par les particuliers
et si l'énergie hydraulique ne
peut l'être qu'à proximité d'un cours
d'eau, le flux solaire est, lui, couramment
exploité. Il est directement
converti en chaleur par l'intermédiaire
de capteurs solaires thermiques
-chauffage des habitations
(plancher solaire direct, PSD ; eau
chaude sanitaire, ECS) - ou transformé
en électricité par des panneaux
photovoltaïques (photopiles).
Les capteurs solaires fonctionnent
comme "un piège à chaleur" en
absorbant les rayons solaires et en
limitant leur réémission. Intégrés à la
toiture, placés au-dessus, sur un mur
ou au sol, ils sont inclinés et orientés
au sud ; un fluide caloporteur (eau +
antigel) est alors chauffé. Dans le cas
du PSD, le fluide chauffé par la surface
captante (de 12 à 18 m' pour des
surfaces habitables de 90 à 150 m°)
est acheminé dans un plancher
chauffant à basse température.
Dans le cas de l'ECS, l'eau chauffée
par les capteurs solaires transfère
sa chaleur à l'eau sanitaire du ballon
de chauffe (chauffe-eau solaire) grâce
à un échangeur. L'eau du ballon de
chauffe est transférée à un ballon
d'appoint permettant de porter l'eau
à la température désirée. Il faut
1 m2 de surface captante pour 50 I
de stockage. Les installations, en
général prévues pour couvrir 40
à 60% des besoins annuels en
chauffage et ECS, sont complétées
par d'autres sources d'énergies
(bois, gaz, pompe à chaleur).
Les photopiles constituées de
matériaux semi-conducteurs (silicium)
transforment directement
le rayonnement solaire en courant
électrique basse tension. L'électricité
est stockée dans des batteries et utilisée
soit pour des appareils basse
tension, soit convertie en courant
alternatif 220 V par un onduleur.
Matériaux écologiques ?... Panneaux
photovoltaïques ? Toute
maison bioclimatique est un compromis
entre diminution de la
consommation énergétique et
hygiène de vie à l'intérieur de
l'habitat. n
"' L'étanchéité des isolants synthétiques engendre, au sein de
l'habitat, accumulation de gaz carbonique et excès d'humidité,
responsables de troubles respiratoires ou d'allergie.
Réalisé en collaboration
avec Ève Poncelet et la participation
de Sylvie Furois (CNRS),
Centre de vulgarisation de la
connaissance, université Paris-Sud XI,
wvwv.cvc.u-psud.fr/cvc
SCIENCr
Anniversaire
L'Espace des sciences
fête ses 20 ans cette
année ! À cette occasion,
une conférence vous
sera proposée toutes les
semaines jusqu'au mois
de juin. Voici le thème
des premières :
Mercredi 21 janvier/
La station de Paimpont,
du pôle à l'équateur
Par Annie Gautier-Hion et
Paul Trehen, biologistes.
Mercredi 28 janvier/
La planète Mars
Par Bruno Mauguin,
astronome.
Mercredi 4 février/
Impact écologique
des immersions
des boues de dragages
Par Françoise Quiniou,
écotoxicologiste.
Mardi 10 février/
Nouvelles techniques
de stockage de l'énergie,
incidence sur les
transports du futur
Par Jean-Marie Tarascon,
chimiste.
Rens.: Ces conférences
auront lieu à 20 h 30 à la
maison du Champ-de-Mars,
6, cours des Alliés à Rennes.
Un atelier sur la pile
Début de la séance : chaque binôme d'élèves
d'une classe de CMI se retrouve devant une pile,
une ampoule, des pinces crocodile, des bouts de
cuivre, de ficelle et de scoubidou... Leur mission :
allumer l'ampoule ! Or si leur choix se dirige
instinctivement vers l'utilisation des fils de cuivre,
le montage n'est pas pour autant évident. Et puis,
après quelques tâtonnements
et conseils, les
petites mains s'appliquent,
le travail coopératif
ou les coups d'oeil
chez le voisin se mettent
à payer et c'est l'illumination
: "On y est presque,
on brûle !", "Ça y est, on
a réussi !", "Ça passe l'
L'explication du circuit électrique intégré, l'introduction
d'un voltmètre dans l'équipement provoque
de nouvelles questions : C'est quoi un
volt ? Et puis c'est le tour de la pile : comment
fonctionne une pile ? Qu'y a-t-il dedans ?
Nouvelle découverte : le corps humain est une
pile ! Nouveaux émerveillements : l'animatrice
scientifique sort des pommes de terre, de l'huile,
du vinaigre et de l'eau... Pour la recette de la vinaigrette
? Nouvelles expériences, nouveaux
résultats : "L'huile, elle, trop nulle ! ", ou encore
"C'est l'eau la meilleure !", "Non, c'est la patate !"
Bref, cet atelier sur la pile proposé aux groupes
scolaires durant l'exposition "Volta, de l'étincelle
à la pile" n'a que de bons effets. Il permet aux
enfants de trouver eux-mêmes, par l'expérience,
les réponses à leurs questions, de valider ("j'ai
pris le fil de cuivre car il y a du métal dedans et ça
laisse passer l'électricité") ou d'infirmer ("le n'ai pas
pris le fil de scoubidou parce que ça va fondre") leurs
intuitions. Aux aspects ludiques et pédagogiques
se mêle aussi l'historique : après avoir joué
aux "apprentis Volta", l'occasion leur est donnée
d'admirer la célèbre pile et peut-être de rêver... à
leur future vocation ? En attendant, ils ne manqueront
pas de vous préciser avec aplomb que ce
sont des piles de 4,5 V qu'il vous faut acheter pour
alimenter le demier jeu électronique reçu à Noël.
"Volta, de l'étincelle à la pile", jusqu'au 21 février
au centre commercial Colombia -Du lundi au
vendredi de 12 h 30 à 18 h 30 et le samedi de
10 h à 18 h 30. Animations : tous les jours à 16 h.
-Plein tarif : 2 € ; réduit : 1 € ; 25 € pour les
groupes ; gratuit pour les enfants de moins de
12 ans accompagnés. Renseignements et
réservations : Tél. 02 99 35 28 28.
ERRATUM
80000 V dans les cheveux et...
200 pA ! et non mA, comme c'était
écrit dans l'article paru en décembre
2003 dans cette page sur les activités
de l'Espace des sciences. Vous
pouvez donc assister et participer
sans crainte aux animations : elles
sont réellement inoffensives !
~\n• •
.\
^ Archimex
ISPAIA UNIVERSIIE DE RENNES I
ADRIA
21 et 22 janvier, Nantes/La communication qualité,
comment impliquer les différents acteurs ?
28 et 29 janvier, Paris/Outil du progrès permanent et
management de proximité en IAA, nouvelle approche
du management
3 février, Rennes/Allergènes et HACCP
4 et 5 février, Rennes/Ovoproduits, ingrédients des IAA
5 février, Paris/Nouveaux référentiels sécurité des
aliments, quels enjeux pour les entreprises ?
-~Rens.: Secrétariat Adria formation, tél. 02 98 10 18 55.
AFTAA -AFZ
29 janvier, ParisNalorisation des connaissances nouvelles
sur la nutrition en phosphore des animaux domestiques
Cette journée est proposée par l'Association française des techniciens
de l'alimentation animale (Aftaa) et l'Association française de zootechnie
(AFZ) dans la double perspective de productivité animale et d'une
meilleure maîtrise des rejets dans le milieu ambiant. Cette formation
n'est accessible qu'aux adhérents d'une des deux associations.
-►Rens.: Marie-Paule Poulain, poulain@inapg.inra.fr
ARCHIMEX
29 janvier, Vannes/Maitrise de l'information stratégique
et aide à la décision en agroalimentaire
3, 4 et 5 février, Paris/Distillation : maîtrise et
optimisation des procédés (stage pratique)
-+Rens.: Archimex, service formation, tél. 02 97 47 97 35,
formation@archimex.com, www.archimex.com
ISPAIA
3, 4 et 5 février/Gestion des risques biologiques
et chimiques en laboratoire d'analyse
-►Bens.: lspaia, tél. 02 96 78 61 30, ispaia@zoopole.asso.fr,
www.zoopole.com/ispaia
REEB
10, 11 et 12 février, Belle-Isle-en-Terre/Ricochet
Le Reeb (Réseau d'éducation à l'environnement) organise au Crir
(Centre régional d'initiation à la rivière) une formation à l'utilisation du
programme pédagogique Ricochet, regroupant des outils éducatifs sur
l'eau. Inscription avant le 20 janvier.
-►Rens.: Reeb, tél. 02 96 48 97 99, reeb@wanadoo.fr,
www.educ-envir.org/reeb
UNIVERSITÉ DE RENNES 1
19 au 23 janvier, Paimpont/Éthologie du cheval
Ce module de base est animé par Martine Hausberger, directeur de
recherche au CNRS et Marie-Annick Richard, professeur à l'UFR
Sciences de la vie.
-►Rens.: Formation continue, Éliane André,
eliane.andre@univ-rennesl.fr
i aci 10
Objectif Concordia
Dans le cadre d'un partenariat exclusif avec l'Institut polaire Paul-Emile Victor
(Ipev, Brest), France Info propose à ses auditeurs de découvrir l'Antarctique.
Trois fois par jour, du 29 décembre au 10 février, Sébastien Paour, envoyé
spécial, relatera, le plus souvent en direct, son expédition vers Concordia,
la station scientifique permanente franco-italienne, isolée au milieu du
continent Antarctique, sur le site du Dôme C.
Rens.: Diffusion de "Lettres de Concordia" tous les jours
20 à 12h08,17h49 et 00h42.
AGENDA
21 janvier/
Animations sur le thème
des déchets
Locminé (56) - Cette
journée d'échanges sur les
expériences d'éducation
sur les déchets et la consommation
est organisée par le Reeb. À la
maison familiale rurale.
-,gens.: Reeb, tél. 02 96 48 97 99,
reeb@wanadoo.fr,
www.educ-envir.org/reeb
27 janvier/
1" carrefour de
Ouest-genopole®
Rennes - Des travaux de
recherche aux plates-formes technologiques,
en passant par la valorisation
et la formation en Bretagne et
Pays de la Loire, toutes les activités
et offres de service depuis la création
de Ouest-genopole® seront abordées.
Les conférences et stands de ce Vf
carrefour, qui aura lieu dans l'amphithéâtre
Louis Antoine, sur le campus
de Beaulieu, s'adressent aussi bien
aux entreprises qu'aux chercheurs.
-►Rens.: Jocelyne Le Seyec,
tél. 02 23 23 45 81,
jocelyne.leseyec@univ-rennes1.fr
28 et 29 janvier/
5' carrefour des gestions
locales de l'eau
Rennes - Organisé par le réseau Idéal
(Information sur le développement,
29 janvier/
Rennes Atalante
Sede
l'habitat
au service
Les NTIC
Rennes - Présentation d'une expérimentation
Intranet d'immeuble par
France Télécom - Rennes, dans le
cadre des matinales de Rennes
Atalante.
-,Rens. : Rennes Atalante,
Corinne Bourdet, tél. 02 99 12 73 73,
www.rennes-atalante.fr
3 février/
Parenté et diversité dans
le monde vivant
Nantes - Par Hervé Le Guyader, professeur
de biologie à l'université
Pierre et Marie Curie (Paris 6), dans
le cadre du cycle de conférences les
mardis muséum.
-)Rens. r Muséum d'histoire
naturelle de Nantes,
tél. 02 40 99 26 20,
www.museum.nantes.fr
l'environnement et l'aménagement
local), en partenariat avec la Région
Bretagne et l'Agence de l'Eau Loire
Bretagne, ce 5` carrefour des gestions
locales de l'eau
a pour but de
faire le point
sur la situation des problèmes de
l'eau en France, mais aussi au niveau
européen. Directive-cadre sur l'eau
dans les pays de l'union européenne
; qualité de l'eau et risques
sanitaires : vers une gestion maîtrisée
; évolution des modes de gestion
du service public... seront parmi
les thème abordés. Au parc des
expositions de Rennes.
-.Rens. : www.reseau-ideal.asso.fr/
28 et 29 janvier/
Observatoire des micro
& nanotechnologies
Paris - Donner une image claire
de l'ensemble du domaine, en un
temps court, tel est l'objectif de
ce deuxième séminaire
de synthèse
de l'Observatoire
des micro et nanotechnologies
(OMNT). Avancées scientifiques
majeures, retombées, données et
tendances économiques les plus
marquantes seront au programme.
-►Rens. et inscriptions :
Stéphane Fontanell,
tél. 04 38 78 20 70,
www.minatec.com
10 février/
Les mardis d'Éthos
Rennes - Quelle éthique pour le
développement durable ? Les
conférences sur l'éthique, organisées
par le Pôle agronomique de
Rennes, reprennent leur cours. La
deuxième de l'année
s'intitule : Peut-on
concilier le respect
de la règle d'or avec
celui des générations futures d'un
côté et celui des autres êtres vivants
de l'autre ? Par Dominique Bourg,
professeur à l'université de technologie
de Troyes.
~Rens. : Claire Coudrin,
claire.coudrin@roazhon.inra.fr ;
un mardi par mois de 13 h à 14 h 30,
pavillon Louis Malassis.
ritleM
Bernardin de Saint-Pierre,
écrivain français (7737-1814); dans
"Les Études de la nature" (1784-1788).
Colloques
rdocdasl.gaa9~a~r`Eô u
Conférences
J'ai& Ce colloque international sur les ingrédients cosmétiques
et les biotechnologies aura lieu à Saint-Malo du 30 juin au
2 juillet 2004. Il est organisé par CBB Développement (Centre
de biotechnologies en Bretagne), assisté d'un conseil scientifique. Les
réponses aux appels à contribution et les inscriptions sont à retoumer
avant le 14 janvier.
Rens.: Roland Conanec, tél. 02 99 38 33 30,
roland.conanec@cbb-developpement.com,
www.cbb-developpement.com/cosming2004
Lancé pour la 6e année par le ministère
délégué à la Recherche et aux Nouvelles
technologies, ce concours est ouvert à tout
porteur de projet de création d'entreprise à partir d'une technologie
innovante. Deux catégories sont proposées : "émergence", pour des
projets au stade de l'idée (subvention maximum : 45000 €) et "création
développement" pour des projets plus aboutis, avec création d'entreprise
dans des délais très courts (subvention maximum : 450000 €1. Date
limite de dépôt des dossiers à l'Anvar Bretagne : 26 février 2004.
Rens.: www.recherche.gouv.fr et en Bretagne : Délégation
régionale à la recherche et à la technologie, tél. 02 99 87 43 30,
Anvar Bretagne, 9, rue du Clos Courte!, 35079 Rennes Cedex 7,
tél. 02 99 38 45 45, www.anvar.fr
5 Les 6' rencontres internationales auront
lieu comme chaque année à Laval, du II au
16 mai pour la version 2004. Les appels à communications pour le
colloque scientifique sont ouverts jusqu'au 23 février et les inscriptions
pour les compétitions étudiantes jusqu'au 19 avril.
Rens. : www.laval-virtual.org
~~ ~ 'ene~ciëeooneues
leel,eleglei
Ar.r/AR
UNIVERSITÉ DE RENNES 1
STAGES COURTS
EN INFORMATIQUE
ALGORITHMIQUE
PROGRAMMATION
C++
JAVA
PERL
HTML
JAVASCRIPT
PHP
XML
UNIX
LINUX
PROGRAMME DÉTAILLÉ
INFORMATIONS, INSCRIPTION :
SERVICE FORMATION CONTINUE
UNIVERSITÉ DE RENNES 1
4, rue Kléber - 35000 Rennes
tél. : 02 23 23 39 50 - http://sfc.univ-rennesl.fr
15 janvier - 11 février 2004
L'ADN fête ses 50 ans
à l'Université de Rennes 1
Rennes - Plusieurs manifestations sont
organisées sur le campus de Beaulieu de
l'Université de Rennes 1, à l'occasion du
centenaire de la découverte de la structure de
l'ADN :
Du 15 janvier au 11 février/ADN 50
Une exposition revient sur l'histoire de la découverte et sur certaines
implications de l'ADN dans notre vie quotidienne. Elle a été créée par
l'université de Cambridge, promue par le British Council et elle est
accueillie à Rennes à l'initiative de l'Abret (Association bretonne pour la
recherche et la technologie).
20 janvier/ADN, d'une révolution des idées à ses
applications, chronique d'une découverte scientifique
Bar scientifique organisé par l'association des thésards de l'Inra de
Rennes et le collectif 11 Bar en sciences". 20 h 30, au bar "le Knock",
48, route de Saint-Brieuc à Rennes.
21 janvier, 4 et 11 février
Un cycle de 3 tables rondes scientifiques animées par des enseignants
et des chercheurs rennais. 18h 30, bâtiment 10, campus de Beaulieu.
28 janvier/La vie expliquée ?
Une conférence est donnée par Michel Morange, biologiste et
professeur à l'université Paris 6 et à l'École normale supérieure. 18h,
amphithéâtre Donzelot, rue Kléber à Rennes.
-►Rens. : www.gmcm.univ-rennes1.fr/ADN50/
21
Jusqu'au 15 février/
Vivre dans les abysses
Lorient - Froid, obscurité, fortes
pressions, l'univers des abysses
paraît plutôt hostile.
Et pourtant ils sont
peuplés d'une faune
étrange et diversifiée
qui a su s'adapter à ces conditions
particulières. Une exposition conçue
par le CCSTI de Lorient à partir de
photographies de spécimens d'animaux
collectés au cours de missions
scientifiques de l'Ifremer et du CNRS.
-,Rens. : Blandine Pierron,
tél. 02 97 84 87 37,
www.ccstilorient.org
Jusqu'en mars/
Cousin, cousine : Natures
de France et du Québec
Nantes - Des deux
côtés de l'Atlantique,
faune et flore présentent
des différences
importantes. Comment
ont évolué les paysages
depuis la découverte de
Jacques Cartier ? C'est tout un panorama
de l'histoire naturelle de la
France et du Québec qui est présenté
dans cette exposition coproduite par
le Muséum d'histoire naturelle de
Bourges (France) et le musée du
Séminaire de Sherbrooke (Québec).
-~Rens. : Muséum d'histoire
naturelle de Nantes,
tél. 02 40 99 26 20,
www.museum.nantes.fr
Jusqu'au 28 mars/
Chimie, Industrie,
Environnement : maîtriser
les risques
Laval - Cette exposition
présentée au
CCSTI de Laval traite
de la chimie industrielle,
des risques et
des rejets qu'elle implique, mais
aussi de la protection de l'environnement.
Les animations : présentation
des dangers de l'incendie, de l'explosion
ou des fuites seront le point
de départ de discussions sur les
moyens de prévention des risques
dans l'industrie mais aussi chez soi.
-,gens.: CCSTI de Laval,
tél. 02 43 49 47 81,
sciences@agglo-laval.fr
Expositions
~
RESEARCH ID INNOVATIONIN BRITTANY
ABSTRACTS FOR THE INTERNATIONAL ISSUE
SPOTLIGHT ON THE NEWS P.6
BIODIVERSITY COMES TO TOWN
Better management of parks and gardens
would maintain the diversity of animal
species and plant varieties in towns; it would
also provide a means of limiting the
numbers of wild species which can become
a nuisance if allowed to breed unchecked.
The 10-year Ecorurb scientific programme
(Ecology in RURal and URBan areas)
launched two years ago with various partners
(Inca, University of Rennes I, Institut national
d'horticulture (INH), Caren', Rennes District
Council (Rennes Métropole) and Rennes
City Council) should help to solve this
problem. The programme, which is the only
one of its kind in France, aims not only to
increase knowledge of invasive species
but also to provide more information about
building biodiversity in towns. It involves
ecologists, geographers, soil experts,
climatologists, numerous departments
within Rennes City and District Councils,
and teams from the INH in Angels.
Rennes has twelve measurement and
observation stations in wooded sites located
across the urban area, from the city centre to
the outskirts. "It is much more than a mere
inventory. The aim is to understand the
mechanisms by which biodiversity can be
introduced into cities and then maintained.
This is an approach based on functional
ecology since the aim is to analyse the working
of the urban ecosystem by studying the
relationships between plants, animals and
their environment. For ecologists, a town
might be seen as a form of island", said
Philippe Clergeau, a researcher with Inra
taking part in the programme.
OUEST-GENOPOLE P.7
IDENTIFYING MICROALGAE
A team from the "Production and
Biotechnologies of Algae" laboratory at
Ifremer in Nantes is part of the Scientific
Interest Group known as "Institut de la
génomique marine" (Institute of Marine
Genomics) which was given official status
last summer by the Ministry Delegate to
Research and New Technologies and
accredited by the European Union within
the framework of its networks of excellence.
The Institute's area of research involves the
identification and recognition of microalgae
through the use of molecular biology. This
is a vast field of investigation given that,
according to the authors, there may be
40,000, 200,000 or one million species
of microalgae! The Génopole, however,
has huge sequencing capacities. The
identification work will be used to find
out the characteristics of numerous types
of microalgae. "There is now a large structure
catering for automated high-density screening",
said one of the scientists, happily, "and
proteomics can be used to identify the proteins
in organisms."
For the moment, the work is too recent for its
results to be assessed. No applications are
scheduled for the next two or three years but
a large number of sectors such as medicine,
food-processing and cosmetics will benefit
from the work.
SPOTLIGHT ON HISTORY AND SOCIETY
P.8
VOLTA, FROM SPARK TO BATTERY
1800: the first battery was born. Many
countries and bodies began to plan
celebrations to mark the bicentenary of this
famous invention back in 1998. Since it had
an outstanding collection of 18th-century
objects used by physicists working on
electricity, the Musée des arts et metiers in
Paris decided to celebrate the anniversary
with a temporary exhibition held within the
museum. It selected Volta as the main figure.
BRETON ARCHITECTURE
THE CHALLENGES
OF THE NEW CENTURY P.9/17
The seminar entitled "Architecture, Context
and Identities" which was held in Brest
from 16th to 18th October last was a good
opportunity to take a look at a discipline
which is seldom in the limelight.
The increasing attention paid to the
enviromnent and countryside often leads
people to criticise architecture. It is often
reproached with being ill-suited to the area
in which it is located, although points of
view diverge in this respect. Architecture
is linked to the history, geography and
lifestyles of the local people.
Is there such a thing as "Breton architecture"?
What are its characteristics ? How can
Breton and contemporary architecture be
combined? Behind these questions, there
The exhibition was aesthetically pleasing
because of the beauty of the objects made of
wood, glass and brass and the minimalist
layout which emphasised the quality of the
furniture and lighting. Volt(a) was also an
educational exhibition illustrating a very rich
period of scientific history leading to a major
discovery - the electric battery. It described
the fascination with the phenomenon of
electricity and gave an insight into the
corresponding research through the objects
used in experiments for the non-scientist,
some of them pure entertainment, others
scientific in nature. It described the origin of
batteries and the environment and research
that led to their discovery, enabling visitors
to link the information to their own individual
histories since batteries have always been
part and parcel of everyday life. Indeed, they
may well radically change the future of motor
vehicles since research into fuel batteries
suggest that they may have revolutionary
possibilities.
Part of the exhibition can now be seen in
the Centre Colombia in Rennes where the
collections from the Lycée Zola in Rennes
form a magnificent complement to the items
on loan from the Musée des arts et métiers.
"' Caren: Centre armoricain de recherche en environnement.
lies a much deeper individual consideration
of the concept of identity. This is a subject
which is not just of interest to Bretons, as is
obvious from the researchers and architects
from Quebec who attended the Brest
conference.
These abstracts in English are sent to foreign
universities that have links with Brittany and to
the Scientific Advisers in French Embassies, in an
effort to widen the availability of scientific and
technical information and promote the research
carried out in Brittany.
If you would like to receive these abstracts on a
regular basis, with a copy of the corresponding
issue of Sciences Ouest, please contact
Nathalie Blanc, Editor, fax +33 2 99 35 28 21,
E-mail: nathalie.blanc@espace•sciences.org
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Council is providing
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for this service.
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