Une profession qui s’organise

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novembre 2013
© Jacques Le Meur

Les ostréiculteurs français contribuent à la lutte contre les mortalités et défendent la survie de leurs entreprises.

« La grande vague de mortalités a débuté au printemps 2008, avec selon les secteurs des taux de 70 à 90 % sur les jeunes huîtres, quelle que soit leur origine, naturelle ou d’écloserie, diploïde ou triploïde, rappelle Hervé Jénot, président du Comité régional de la conchyliculture de Bretagne Sud. À partir de l’été 2012, nous avons en plus subi une alerte sérieuse sur les adultes, à cause du Vibrio aestuarianus, phénomène qui s’est aggravé en 2013. »

Réduction du travail saisonnier

Les entreprises ont commencé à réduire leur personnel dès 2008. Plusieurs licenciements ont été prononcés mais la réduction a surtout porté sur le travail saisonnier pour l’ajuster à la réduction des volumes de production. « En Bretagne Sud, le nombre d’entreprises est passé depuis 2008 de 400 à 300. La moitié des disparitions résulte de la crise, tandis que le reste découle de départs en retraite sans succession. »

Le recul de la production s’accompagne d’une baisse des charges mais aussi d’une forte augmentation des prix de vente. De fait, les éleveurs subissent la crise au quotidien, mais son impact est amorti. À tel point que la profession suscite un regain d’intérêt. « Nous constatons que de nombreux jeunes veulent s’installer et cherchent des chantiers. Plusieurs éleveurs veulent reprendre l’initiative localement en matière de captage plutôt que de dépendre des deux principaux centres de captage français que sont la Charente-Maritime ou Arcachon (voir cartes ci-dessus). De manière générale, les parcs ostréicoles libérés trouvent facilement des repreneurs. » Malgré la persistance du risque, la volonté de s’en sortir reste donc intacte.

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Jacques LE MEUR

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