Du progrès en nanoélectronique

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mars 2014

Des chercheurs de l’Institut des sciences chimiques de Rennes, en partenariat avec une équipe de l’Université technologique de Nanyang, à Singapour, viennent de mettre au point des composés moléculaires innovants, pour des applications en nanoélectronique. Dans une publication parue en janvier dernier (1), les chimistes décrivent la réalisation de jonctions moléculaires modulables, des dispositifs qui permettent de contrôler le transport du courant, à l’échelle de la molécule. Pour parvenir à ce contrôle, les chimistes rennais ont ajouté à des nanogap - des électrodes nanométriques - un assemblage d’atomes contenant du ruthénium, un élément chimique métallique. Ce dispositif réagit, c’est une première, à deux stimuli : la lumière et un signal électrochimique, qui peuvent modifier son organisation spatiale et par suite sa conductivité. Cet interrupteur complexe devient alors un connecteur logique, comme un interrupteur, à la base de tout circuit électronique. Plus miniatures encore que les semi-conducteurs utilisés aujourd’hui, ces jonctions moléculaires n’égalent pas encore leurs performances. Mais cette avancée pourra donner naissance à de nouvelles fonctionnalités pour l’électronique.

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