Les espèces aquacoles françaises

344
septembre 2016

Contrairement à la Norvège qui a misé sur l’élevage exclusif de saumons, la France peut se targuer de travailler la biodiversité en aquaculture.

 

Outre les algues qui constituent une filière en pleine croissance (pour leurs molécules valorisables en agroalimentaire, cosmétologie(1), santé animale et humaine et par le fait qu’elles peuvent nourrir des animaux marins), vingt-trois espèces animales sont élevées dans notre pays, dont douze de poissons, huit de mollusques et trois de crustacés. En Bretagne, ce sont principalement les truites, les huîtres, les palourdes et les moules qui sont cultivéeS. Mais il existe aussi des espèces en cours de domestication(2):

 

Les ormeaux

Ces gros mollusques marins (13 cm) qui aiment les eaux froides à tempérées sont appréciés pour leur chair très fine. Basée à Plouguerneau (Finistère), la société France Haliotis s’est lancée dans leur élevage en 2003. Elle a participé à différents projets de recherche en génétique, biologie (meilleure connaissance des agents pathogènes) et technique (conception de cages adaptées) et s’investit toujours dans le développement de la filière, l’amélioration et la durabilité de la productivité (projets Biodivormeau et GenOrmeau).
 

Les vers marins

Peu appétissantes, les arénicoles sont utilisées depuis 2007 par la société morlaisienne Hemarina pour des applications en santé humaine basées sur l’utilisation de leur hémoglobine (compatible avec l’hémoglobine humaine), qui ont fait l’objet du dépôt de plusieurs brevets. L’enjeu consiste aujourd’hui à lancer et maîtriser la production de ces vers marins. Une ferme pilote a été implantée sur l’île de Noirmoutier (projet Marbiotech).

 

Les crevettes tropicales

Elles ne seront pas élevées en mer, car elles ont besoin de chaleur. Des recherches sur un nouveau système de production, à terre, qui soit compatible avec le climat breton et respectueux de l’environnement sont actuellement en cours.

Nathalie Blanc

Ajouter un commentaire

LE DOSSIER