Santé : la recherche devient globale

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mai 2019
Roger Genet, le directeur général de l’Anses, est venu à Rennes le 18 mars 2019.
Frédéric Obé / Université de Rennes 1

L’Anses et l’Université de Rennes 1 s’associent.

L’exposome n’est pas encore dans le dictionnaire. Créé en 2005 par un britannique, ce terme est introduit en 2014 dans la loi française(1). Il correspond à l’ensemble des expositions environnementales (non génétiques) que subit un organisme humain, depuis sa conception in utero jusqu’à la fin de sa vie. La composition de l’air et de l’eau, les aliments, les échanges entre individus, les microbiotes... influencent notre santé.

L’exposition aux contaminants

Ce concept est au cœur d’une convention-cadre entre l’Université de Rennes 1 et l’Anses(2), signée le 18 mars à Rennes. Elle renforce une collaboration de longue date entre les deux institutions. « Ce travail repose sur la conviction que nous avons un intérêt commun à nous regrouper. Notamment sur la problématique de l’exposition aux contaminants chimiques », souligne Roger Genet, directeur général de l’Anses. « L’ancrage de cette recherche en Bretagne est naturel, car les préoccupations environnementales y ont toujours été vives », indique David Alis, président de l’Université de Rennes 1. « Nous avons la volonté commune de construire à l’échelle régionale un pôle à ambition internationale », souligne Gilles Salvat, en charge du pôle recherche et référence de l’Anses.

L’exposome tient une place particulière dans l’approche “Santé unique” mise en avant par les deux partenaires. Créé au début des années 2000, le mouvement “One Health” promeut « une approche intégrée, unifiée et systémique de la santé. » Il vise à mieux affronter les maladies émergentes à risque pandémique.

Le partenariat se traduit par la création d’un Groupe de recherche et d’expertise sur l’exposome (Greex), entre l’Anses et l’Irset(3). Il n’est pas encore possible de mesurer ou de modéliser l’exposome complet. Néanmoins, différents projets européens(4) en caractérisent une partie. Cela passe par des enquêtes sur l’alimentation, des capteurs pour mesurer l’influence de l’environnement, et des analyses de sang et d’urine. Des laboratoires de Rennes 1 et de l’Anses sont déjà investis dans ces projets.

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Morgane Guillet

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