« Nous, les scientifiques, sommes responsables de ce que nous trouvons »
Portrait
Physicienne, enseignante-chercheuse à l’Institut de physique de Rennes (IPR). Elle est spécialiste en calcul scientifique appliqué à la résolution de problèmes de physique atomique.
Journaliste, pour réaliser des documentaires scientifiques. Mes profs pensaient tous que j’allais faire des études de lettres mais mes parents, tous deux physiciens, m’ont poussée vers les sciences.
J’ai mis au point des méthodes mathématiques et des codes de simulation pour résoudre des problèmes de physique atomique plus précisément qu’avec des expériences. Cela a débouché sur la création d’un master dédié au calcul scientifique, à Rennes.
Je ne crois pas au hasard mais à la sérendipité1. Rien ne tombe du ciel, mais on est nourri par notre expérience, nos réussites et nos échecs.
Du temps, très certainement. L’administratif est une sorte d’inefficacité organisée et sa rigidité empêche l’innovation.
Des moyens de destruction massive et des armes, notamment chimiques ou biologiques. Il ne faut jamais oublier que nous, les scientifiques, sommes responsables de ce que nous trouvons.
Ce n’est pas la découverte qui importe, mais le travail qui y mène. Même si c’est agréable d’arriver à destination, ce que j’aime dans mon travail c’est le chemin.
Les humains, tous les jours, quand malgré toutes les explications et les solutions que les scientifiques mettent en avant, par exemple pour le climat, rien ne change.
1. Fait de faire par hasard une découverte inattendue qui s'avère ensuite fructueuse.
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