« J’imprime en 3D les anévrismes des patients »
Portrait
« Pour permettre une meilleure prise en charge des AVC1, j’utilise l’impression 3D en recherche clinique. Grâce à l’imagerie médicale, je modélise sur ordinateur les vaisseaux situés dans le cerveau du patient. Il est ainsi possible de reproduire fidèlement des dilatations anormales de vaisseaux, que l’on appelle “anévrismes”, puis d’imprimer en 3D un modèle en résine. Ce modèle permet au chirurgien de préparer l’intervention en s’entraînant de la façon la plus réaliste possible.
C’est important car les anévrismes sont parfois situés sur des artères de moins de 2 mm. Le praticien peut alors tester la taille des dispositifs médicaux qu’il va utiliser ou répéter les gestes pour les cas complexes. Le modèle est transparent et reproduit la souplesse et la déformation des vraies artères. On peut d’ailleurs voir la prothèse qui sera placée dans le vaisseau après l’opération : cela rassure beaucoup le patient !
Huit imprimantes 3D
Entre le traitement des images, l’impression 3D et le post-traitement pour rendre le modèle utilisable, j’en ai pour une journée de fabrication. Dans nos locaux, nous avons huit imprimantes donc nous sommes bien équipés. L’objectif serait d’élargir cette technique à toutes les chirurgies complexes, et à un grand nombre d’hôpitaux. »
1. Accidents vasculaires cérébraux.
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du magazine Sciences Ouest