« La route est longue pour traduire en actes les avancées de la recherche »
Portrait
Maîtresse de conférences en anglais et études animales à l'Université Rennes 2, et membre senior de l'Institut universitaire de France
J’aurais enseigné l’anglais ou travaillé dans une administration, mais la recherche est arrivée naturellement au fil de mon parcours.
Je m’intéresse aux relations entre les humains et les autres animaux. Dans ce cadre, j’ai imaginé le concept de « zooinclusivité », pour une meilleure inclusion des animaux dans tous les champs, de l’individu à l’administration en passant par les entreprises et à l’école.
Je ne crois pas trop au hasard, mais plutôt à une succession de moments propices. Par exemple, je ne pense pas qu’un travail comme celui que je fais aurait été possible il y a dix ans. C’est une convergence de facteurs qui a permis cette ouverture à la question animale.
L’espoir que les choses puissent changer rapidement, car la route est longue pour traduire en actes les avancées de la recherche.
Le moyen de remplacer les relations entre les humains et les autres animaux, notamment via l’intelligence artificielle. On peut d’ailleurs avoir une relation très forte avec un animal : l’amitié est davantage une question d’individus que d’espèces.
Si on arrivait à se passer de sommeil, pour faire plus de choses !
Je ne pense pas que tout soit rationnel ni que ce soit un objectif. Parfois, il est important de s’échapper du monde des pensées pour observer et contempler autour de soi.
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du magazine Sciences Ouest