« La route est longue pour traduire en actes les avancées de la recherche »

Portrait

N° 412 - Publié le 27 septembre 2023
L'épreuve par 7
Émilie Dardenne

Maîtresse de conférences en anglais et études animales à l'Université Rennes 2, et membre senior de l'Institut universitaire de France

Magazine

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Qu’auriez-vous fait si vous n’aviez pas été chercheur ?

J’aurais enseigné l’anglais ou travaillé dans une administration, mais la recherche est arrivée naturellement au fil de mon parcours.

Aujourd’hui, qu’avez-vous trouvé ?

Je m’intéresse aux relations entre les humains et les autres animaux. Dans ce cadre, j’ai imaginé le concept de « zooinclusivité », pour une meilleure inclusion des animaux dans tous les champs, de l’individu à l’administration en passant par les entreprises et à l’école.

Le hasard vous a-t-il déjà aidé ?

Je ne crois pas trop au hasard, mais plutôt à une succession de moments propices. Par exemple, je ne pense pas qu’un travail comme celui que je fais aurait été possible il y a dix ans. C’est une convergence de facteurs qui a permis cette ouverture à la question animale.

Qu’avez-vous perdu ?

L’espoir que les choses puissent changer rapidement, car la route est longue pour traduire en actes les avancées de la recherche.

Que faudrait-il mieux ne pas trouver ?

Le moyen de remplacer les relations entre les humains et les autres animaux, notamment via l’intelligence artificielle. On peut d’ailleurs avoir une relation très forte avec un animal : l’amitié est davantage une question d’individus que d’espèces.

Quelle est la découverte qui changerait votre vie ?

Si on arrivait à se passer de sommeil, pour faire plus de choses !

Qu’est-ce qui vous ferait douter de la rationalité ?

Je ne pense pas que tout soit rationnel ni que ce soit un objectif. Parfois, il est important de s’échapper du monde des pensées pour observer et contempler autour de soi.

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