Du nouveau détecté dans l’eau potable

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avril 2010
© Jenny Downings

À Rennes, l’École des hautes études en santé publique surveille de près les nouvelles substances qui arrivent dans l’eau. Pour améliorer les traitements.

Nitrate, pesticides, bactéries... avant d’arriver dans votre verre, l’eau potable doit subir un bon nettoyage. D’ailleurs, la station de traitement est aujourd’hui bien ancrée dans notre schéma du cycle de l’eau.

Mais comment devra-t-elle évoluer pour faire face aux nouvelles pollutions ? « Il existe toute une classe de substances émergentes présentes à des concentrations extrêmement faibles dans l’eau qui arrive à la station, non incluses dans les réglementations actuelles, mais qui posent question, explique Estelle Baurès, du laboratoire Leres(1) de l’École des hautes études en santé publique de Rennes, lors de la matinale de Rennes Atalante consacrée au sujet le 25 mars dernier. On y trouve des composés issus des produits pharmaceutiques ou cosmétiques, des hormones, des nanomatériaux ou encore de nouveaux pesticides. Nous travaillons en amont, pour localiser la source de ces pollutions et les analyser. » Une attention particulière est aussi portée à l’impact des traitements auxquels est soumise l’eau potable (chlore, ozone...) sur ces substances. Sont-elles intégralement détruites, engendrent-elles des sous-produits gênants ? « La future directive européenne eau potable, en cours d’élaboration, prévoit de surveiller ces nouveaux paramètres, de façon plus ou moins systématique selon la taille de l’unité de distribution, l’évaluation des risques locaux... » En attendant, inutile de se précipiter sur les packs de bouteilles d’eau au supermarché, l’eau potable reste un des aliments les plus contrôlés.

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Renseignements

Estelle Baurès
estelle.baures@ehesp.fr

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