Un patrimoine en péril

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janvier 2010
Conçue par Pierre Fonbrune dans les années 1930, la microforge est composée d’un système oculaire grossissant qui permet d’observer et de forger des outils en verre. Associée à un micromanipulateur, celle-ci était utilisée dans un laboratoire de biologie de l’Université de Rennes 1.
© DR

Une mission veille sur les outils scientifiques d’aujourd’hui qui constituent le patrimoine de demain.

Ce n’est pas parce qu’ils sont moches et dépassés qu’il faut les jeter ! Trente personnes de la mission de conservation et valorisation du patrimoine scientifique contemporain sont venues à Rennes, les 6 et 7 mai derniers, discuter de la meilleure façon de conserver vieux ordinateurs et autres appareils de laboratoire, qui constituent le patrimoine de demain.

« Le cas des appareils contemporains est particulier car les chercheurs ont vécu une évolution technologique très rapide ces 50 dernières années et ils ont énormément jeté, rappelle Catherine Cuenca, responsable de la mission nationale au musée des Arts et Métiers - Cnam -, à Paris. On travaille “in vivo” sur le matériel et l’immatériel, c’est-à-dire les savoir-faire développés autour des appareils. Avec la volonté de les valoriser(1). » Initiée par Catherine Cuenca en 1996 à l’Université de Nantes, dont elle coordonne toujours la mission régionale, cette démarche s’est structurée en 2003(2) au sein d’une mission nationale qui compte aujourd’hui des établissements dans 15 régions différentes. « Le message passe. Les chercheurs nous contactent de plus en plus avant de jeter. Nous sommes même confrontés à un problème de place pour le stockage », note Dominique Bernard, de la mission bretonne.

Un travail colossal car le temps continue de passer, les appareils de s’accumuler... Et aussi parce que la mission souhaite élargir son champ d’actions aux objets présents dans les entreprises.

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Renseignements

Catherine Cuenca
catherine.cuenca@cnam.fr

Dominique Bernard Tél. 02 23 23 62 40
dominique.bernard@univ-rennes1.fr

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