Ça phosphore avec le Japon !

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janvier 2011
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La signature de l’accord pour la constitution du Groupe de recherche international (GDRI) entre l’Université de Rennes1, le Tokyo Institut of Technology et l’université de Kyoto a eu lieu le 28 septembre dernier à Rennes.

Les matériaux moléculaires sont au cœur des travaux du Groupe de recherche international coordonné par Lahcène Ouahab.

Science Ouest : Pourquoi aller chercher jusqu’au Japon les partenaires de ce consortium créé officiellement le 28 septembre ?
Lahcène Ouahab : Parce que le Japon est très investi dans la recherche sur les matériaux moléculaires. Ce qui est la spécialité de notre équipe OM2(1) de l’UMR Sciences chimiques de Rennes et de l’Institut de physique de Rennes. Nous avons des compétences complémentaires qui servent au développement de nos recherches mais aussi à la formation des jeunes.

SO Votre collaboration avec les chercheurs japonais est assez ancienne...
LO C’est vrai, il y a près de 15 ans que nous avons des contacts avec des équipes japonaises. Nous avons cosigné une centaine de publications. Huit congrès ont été organisés alternativement à Rennes et au Japon depuis une dizaine d’années. Depuis 2006, une école de haut niveau accueille des étudiants en thèse en amont de ce congrès. La dernière fois, c’était à Rennes en octobre 2009, et nous avions 25 étudiants japonais, 40 européens et 15 américains. Rappelons que Rennes est un des cinq pôles français d’excellence européens en chimie moléculaire.

Lahcène Ouahab (en bas à droite) pause avec ses étudiants dans les couloirs de son laboratoire.
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SO Pourquoi formaliser cette collaboration aujourd’hui ?
LO Parce que cela permet d’avoir un cadre officiel et également d’obtenir des financements du CNRS, de l’université et des collectivités locales sans lesquels rien n’est possible. Déplacer en moyenne 25 étudiants pour participer aux écoles de haut niveau, cela coûte cher. Et nous avons aussi des jeunes chercheurs qui partent régulièrement en stage au Japon. Actuellement nous accueillons cinq étudiants japonais en chimie et en physique. Le GDRI nous permettra d’obtenir des financements pour ces collaborations essentielles au maintien du niveau d’excellence de nos équipes.

SO Le consortium est uniquement renno-japonais ?
LO Non. Des accords sont signés entre l’Université de Rennes1, l’Institut de technologie de Tokyo (Tokyotech), le CNRS et la Japan Society for Promotion of Science. Le consortium est constitué d’une douzaine d’équipes françaises et d’autant d’équipes japonaises. Il a été récemment étendu aux États-Unis et à l’Angleterre. D’ailleurs, le prochain symposium du GDRI se tiendra à Chicago, en mars prochain.

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Propos recueillis par Christelle Garreau

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