De l’hémoglobine dans la marine !

L’US Navy travaille avec une société bretonne pour soigner ses soldats.

Dans la catégorie métiers à risques, je demande les militaires. Et c’est parce qu’ils sont plus exposés aux traumatismes et aux hémorragies notamment, que l’US Navy a signé un accord de recherche pour trois ans avec Hémarina. 

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avril 2011

Depuis 2007, cette société bretonne, née de travaux de recherche du CNRS, développe des transporteurs d’oxygène, des molécules qui permettent d’augmenter l’apport d’oxygène dans les organes, via le sang(1). « Nos molécules sont issues de l’hémoglobine d’un ver marin, explique Jacques Chasseriau, responsable du business developpement, celui qui fait des tortillons de sable sur les plages. Elles ont l’énorme avantage de se situer en dehors des cellules sanguines, ce qui évite tout problème d’incompatibilité de groupes et de rhésus. Et elles fonctionnent comme une éponge : dans un milieu déjà riche en oxygène, elles en stockent, et dès que la pression en oxygène diminue, elles le relâchent. » L’autre qualité qui a séduit les Américains, c’est son effet antioxydant. « Lorsqu’ils “respirent”, les organes rejettent des molécules déchets, les radicaux libres, qui peuvent devenir néfastes s’ils s’accumulent. Nos transporteurs savent les rendre inoffensifs. »

L’entreprise a d’ores et déjà envoyé des échantillons de l’autre côté de l’Atlantique, où ils vont être testés sur des modèles animaux. Ils pourraient permettre de maintenir l’oxygénation du cerveau lors de chocs cérébraux, et d’éviter ainsi d’éventuelles lésions. Côté français, l’entreprise va bientôt mettre sur le marché son produit, HEMO2Life, destiné à la conservation des organes avant greffe.

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Renseignements

Jacques Chasseriau
02 98 88 88 23
jacques.chasseriau@hemarina.com

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