Asthme : l’espoir d’un vaccin

L’asthme allergique touche environ 300 millions de personnes dans le monde, soit deux fois plus qu’il y a dix ans.

« Actuellement, le seul traitement de cette maladie respiratoire chronique consiste en l’injection sous-cutanée répétée de doses croissantes d’allergènes. Mais l’efficacité de cette désensibilisation se révèle limitée », déplore Bruno Pitard, directeur de l’équipe Innovations en biothérapie de l’Institut du thorax de Nantes(1). « Nous avons donc imaginé une technique de vaccination basée sur l’injection par voie intramusculaire d’une faible dose de l’ADN de la substance responsable de l’allergie(2). » Les premiers essais sur l’animal ont porté sur un allergène courant, Derf1, véhiculé par une espèce d’acariens. « Pour que ce vaccin soit efficace, il a fallu “coller” les séquences génétiques d’intérêt de Derf1 à la surface d’un nanovecteur, une sorte de “taxi moléculaire”. L’expression des séquences génétiques déclenche la production d’anticorps spécifiques. » Grosso modo, le système immunitaire de la souris asthmatique est ainsi contraint à produire les bons anticorps. La réponse allergisante disparaît alors. Ces premiers résultats doivent désormais être confirmés chez l’homme.

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mai 2012

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Renseignements

Bruno Pitard Tél. 02 28 08 01 28
bruno.pitard@univ-nantes.fr

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