L’Antarctique, royaume de la coopération

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décembre 2012
Cette équipe du programme Explore, qui regroupe Français et Russes, est un exemple de l'esprit de coopération qui règne en Antarctique.
© C. LE CALVEZ - IPEV

Depuis 1959, date de la signature du traité sur l’Antarctique, les prétentions territoriales sur ce continent sont gelées.

Si certains États considèrent qu’il est un espace international, sept autres sont dits possessionnés. Il s’agit de ceux qui l’ont découvert : le Royaume-Uni, la France, la Norvège et de ceux qui en sont géographiquement proches comme l’Argentine, le Chili, l’Australie, la Nouvelle-Zélande. « Ce nombre est figé par le traité, aucun autre État ne peut plus prétendre à la possession tant que le traité reste en vigueur, précise Anne Choquet, enseignant-chercheur à l’École supérieure de commerce de Brest(1) et spécialiste en droit des Pôles, qui participe avec Yves Frenot, le directeur de l’Ipev, une fois par an à la réunion des parties consultatives au traité sur l’Antarctique.

Par contre, le traité encourage la coopération. Cela se passe très bien pour les activités scientifiques. La station Concordia, par exemple, est franco-italienne et les États-Unis, qui n’ont jamais fait de prétentions sur une partie du territoire qui leur avait pourtant été tacitement réservée avant la signature du traité, sont quand même présents par ce biais. Les questions de la réglementation, comme les évaluations d’impact sur l’environnement, sont aussi prises en commun. L’Antarctique est un lieu de coopération internationale unique au monde ! » Et cette façon de s’approprier le territoire n’a pas d’autre équivalent, pas même au pôle Nord. L’Arctique est en effet un océan, avec des États riverains, qui peuvent étendre des droits en mer.

Souhaitons que cette ambiance de coopération continue. Car, terre consacrée à la paix et à la science, mais pas réservée aux seules activités scientifiques, le continent blanc est aussi depuis plusieurs années le siège d’une activité touristique, et donc commerciale, croissante...

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Nathalie Blanc

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