Des poissons bien élevés

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avril 2013
© VANGERT - FOTOLIA.COM

De nouvelles installations d’élevage de poissons ont été inaugurées dans un centre de recherche rennais.

On y trouve des poissons rouges, des poissons-zèbres, ou encore des truites arc-en-ciel ! Nous ne sommes pas au rayon animalerie d’une jardinerie, mais dans un laboratoire de recherche. Plus précisément dans les nouvelles installations expérimentales du Laboratoire Inra(1) de physiologie et génomique des poissons (LPGP), sur le campus de Beaulieu, à Rennes.

Inauguré le 14 février dernier, le nouveau bâtiment accueille les élevages de poissons utilisés par les chercheurs. « Jusqu’ici, nos élevages étaient dispersés, explique Patrick Prunet, directeur du LPGP, ce nouveau bâtiment nous permet de remplir toutes les exigences sanitaires. Et surtout, ces nouvelles installations sont mieux adaptées en termes de contrôle des paramètres : température, salinité ou encore qualité de l’eau car nous fonctionnons en circuit fermé. »

Huit salles d’élevage sécurisées sont disponibles, et les espèces sont bien séparées. Les truites vivent dans des grands bacs à 10-12 °C, par exemple, alors que les poissons-zèbres et les médakas, des petits poissons originaires d’Asie, se plaisent dans des petits aquariums aux alentours des 28 °C. Ils sont parfois soumis à des conditions particulières. « Pour les poissons rouges, nous alternons des cycles d’eau chaude et d’eau froide afin de relancer la reproduction. » Car la reproduction est l’un des thèmes phares étudiés par le laboratoire, qui s’intéresse aussi à la croissance et à l’impact du stress sur les capacités d’adaptation.

« Ces installations nous ont aussi permis d’entrer dans deux projets d’investissements d’avenir », ajoute Patrick Prunet. Le premier, CRB-Anim, vise à développer des innovations sur la cryoconservation des cellules, pour les centres de ressources biologiques.

« Nous apportons notre expertise sur la production d’embryons de poissons rouges justement. » Le second concerne l’imagerie et le traitement de l’image sur les poissons-zèbres. « Nous connaissons bien le génome de cette espèce, qui est un peu l’équivalent de la souris, espèce modèle chez les mammifères. En introduisant des marqueurs fluorescents, nous pouvons visualiser différents organes. Ici, nous nous intéressons aux gonades, aux muscles, à la peau et aux branchies. » Quant aux truites, elles sont destinées à des projets de recherche en lien direct avec la pisciculture, notamment sur la croissance et la qualité de la chair. Sauf que, pour des raisons sanitaires, celles du laboratoire ne se mangent pas !

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