Le CGO, un outil 100 % interrégional

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octobre 2013
© CHRISTOPHE GINESTER - INSERM

Créé en 2003 sous l’impulsion du premier Plan cancer, le Cancéropôle Grand Ouest (CGO) a entrepris d’identifier et d’inciter les ressources médicales et scientifiques qui existaient dans le domaine de la recherche sur le cancer dans les régions Bretagne, Centre, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, à travailler ensemble(1).

« Dix ans plus tard, cet inventaire structurant et fédérateur a permis l’émergence de nombreux projets de recherche originaux, complémentaires et spécifiques au grand Ouest », constate Patrick Bourguet, président du CGO. Ces projets s’intéressent à la vectorisation des radioéléments (la capacité à amener au plus près de la tumeur le médicament ou les molécules irradiantes), à l’imagerie et aux radiothérapies, à l’immunothérapie, ainsi qu’aux cellules souches et à la biologie intégrée des cancers (optimiser le traitement en l’adaptant à chaque patient).

Le CGO a également été à l’origine de la création d’un axe original intitulé “Valorisation des produits de la mer en cancérologie”, qui exploite la connaissance des molécules d’origine marine pour créer de nouveaux médicaments. Dernier-né, l’axe “Sciences humaines et sociales et cancer” a pour but d’étudier, de manière pluridisciplinaire, le positionnement de l’homme (patients, proches, soignants) face à cette maladie. « Notre ambition est double. En accompagnant et en organisant ainsi la recherche, nous voulons, d’une part, favoriser la créativité du grand Ouest dans le domaine de la cancérologie et, d’autre part, renforcer le rayonnement national et international de notre interrégion et de chacune des quatre régions constitutives », explique Philippe Bougnoux, directeur scientifique du CGO. Fort de ses dix années d’expérience, le CGO se dit aujourd’hui prêt à relever les défis du Plan cancer III.

Plan cancer : le troisième acte

Prévention et dépistage, recherche, formations et pratiques de la cancérologie, parcours de soins, vie avant et après le cancer. En décembre 2012, François Hollande présentait ces cinq thèmes comme les priorités du Plan cancer III. Le 30 août dernier, c’était au tour du professeur Vernant, hématologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris), de remettre, à la ministre des Affaires sociales et de la Santé et à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ses recommandations pour le 3e Plan cancer 2014-2018. Ce rapport présente trois grandes lignes de conduite pour mettre en œuvre les priorités annoncées : la réduction sensible et objective des inégalités territoriales et sociales de santé ; les adaptations du système de santé et de son financement ; la simplification de l’organisation existante. Sur ce dernier point, le professeur Vernant a notamment proposé que soit améliorée la lisibilité de l’organisation territoriale de la lutte contre le cancer en renforçant le rôle de l’Institut national du cancer (lnca) au niveau national et celui des cancéropôles au niveau interrégional.

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Julie Danet

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