Trois Bretons ont piloté une étude internationale sur l’eutrophisation

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octobre 2017

Une expertise scientifique collective sur l’eutrophisation, phénomène connu pour ses blooms d’algues vertes le long du littoral et par ses efflorescences de microalgues toxiques ou cyanobactéries, avait été commandée par le ministère de la Transition écologique et solidaire et le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, en partenariat avec l’Agence française pour la biodiversité. Pilotée par le CNRS et menée en partenariat avec l’Inra, Irstea et l’Ifremer, elle a été rendue publique le 19 septembre dernier à Paris devant 150 personnes. Trois des quatre pilotes étaient bretons(1). « Mais cela ne veut pas dire que l’eutrophisation est propre à la Bretagne », souligne Chantal Gascuel, une des quatre pilotes, chercheuse à l’Inra de Rennes. Une “expertise scientifique collective”, cela veut dire trier par mots clés puis analyser l’ensemble des publications scientifiques à l’échelle internationale sur un champ donné. « Nous avons pris en compte l’ensemble des écosystèmes aquatiques : zones littorales, grands lacs, grands fleuves, lagunes et interrogé plusieurs disciplines : de l’hydrologie et de la géochimie jusqu’à l’économie, le droit et la sociologie, en passant par l’écologie et les disciplines techniques. » 4000 publications sont ainsi passées sous le crible de 40 experts. Le travail a duré deux ans. Il s’agit d’un état des connaissances qui vise à poser et orienter les politiques publiques. L’occasion aussi pour les scientifiques de se rencontrer et de confronter leurs travaux pendant un colloque scientifique qui avait eu lieu en avril dernier. Une synthèse de 140 pages est déjà en ligne, avant la sortie du rapport (1000 pages) prévue d’ici à la fin de l’année.

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