Portraits

Sébastien Hervé
Catherine Meur-Férec
51 ans

Professeur de géographie du littoral à l’Université de Bretagne occidentale, à Brest.

Responsable de la nouvelle école doctorale(1) Sciences de la mer et du littoral de l’Université de Bretagne Loire, elle a été interviewée par Maryse Chabalier.

« Le doute fait partie de toute investigation. »

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Qu’auriez-vous fait si vous n’aviez pas été chercheur ?

J’aurais pu être institutrice ou vétérinaire. Quand j’étais petite, je ne me disais pas que j’allais être chercheuse ! Je suis allée là où les portes se sont ouvertes. Mais je ne me pose pas souvent cette question, car je ne regrette pas mon métier.

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Aujourd’hui, qu’avez-vous trouvé ?

J’ai compris ce qu’était la géographie. Ce n’était pas si évident. Cette discipline est à l’interface entre l’environnement et la société. J’ai aussi trouvé un métier formidable ! En étant professeur, on est au contact avec les étudiants. Les géographes spécialistes de l’aménagement du territoire, comme moi, sont sur le terrain et en contact avec les gestionnaires, les techniciens et les services de l’État.

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Le hasard vous a-t-il déjà aidé ?

Quand on réussit, il y a une part de chance. Par exemple, être au bon endroit l’année où un poste qui correspond à votre profil s’ouvre, ou rencontrer les bonnes personnes. J’ai eu la chance d’avoir un financement pour mon doctorat à Brest, puis un poste à l’Université de Dunkerque, en géographie du littoral. Ça m’a beaucoup plu et j’ai continué !

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Qu’avez-vous perdu ?

Le calme ! Mon métier est très rempli et j’ai l’obsession de ne pas être en retard. J’ai perdu le temps de prendre du recul.

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Que faudrait-il mieux ne pas trouver ?

Rien. Je ne mettrais pas de barrière à ce que l’on peut trouver. Mais il faut savoir quoi faire de ce que l’on a trouvé. Cela fait partie de la déontologie de la recherche.

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Quelle est la découverte qui changerait votre vie ?

Une découverte en médecine, qui changerait la vie de tout le monde. Par exemple un vaccin contre le paludisme, ou des médicaments peu coûteux pour éradiquer les maladies infectieuses.

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Qu’est-ce qui vous ferait douter de la rationalité ?

Le doute fait partie de toute investigation. Plein de choses pourrait me faire douter de la rationalité : si j’observe des phénomènes auxquels je n’aurais pas cru, ou si des rencontres ou des événements m’apportent de nouveaux éléments de réflexion. La rationalité est quelque chose de personnel et qui évolue.

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Interviewé par
Maryse Chabalier

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