Portraits

Alexis Cheziere
Maud Marchal
37 ans
Chercheuse en informatique(1), Irisa(2)
L’informaticienne a été nommée membre de l’Institut universitaire de France(3).
« Les jeunes ont le temps de faire de la science ! »

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Qu’auriez-vous fait si vous n’aviez pas été chercheur ?
Médecin ! J’ai beaucoup hésité entre l’informatique et la médecine. D’ailleurs ma thèse croisait ces deux disciplines. À présent, je conçois des modèles permettant d’améliorer les gestes du praticien, grâce à la réalité virtuelle.

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Aujourd’hui, qu’avez-vous trouvé ?
Je cherche encore ! Je dirais que j’ai trouvé un métier qui me plaît. L’enseignement me permet de transmettre. Mes recherches portent sur des thématiques qui me passionnent. C’est un métier formidable qui en combine plusieurs.

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Le hasard vous a-t-il déjà aidé ?
Oui, des rencontres, parfois même à l’aéroport, ont fait naître de belles collaborations scientifiques ! Il y a aussi les étudiants, les doctorants et les stagiaires.

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Qu’avez-vous perdu ?
Du temps, pour aller plus loin dans la recherche. Il s’enfuit dès que les responsabilités se multiplient. Mais ma nomination à l’IUF va m’en libérer pour mes recherches. Les jeunes doivent profiter, ils ont le temps de faire de la science !

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Que faudrait-il mieux ne pas trouver ?
Quand nos publications entrent dans le domaine public, elles ne nous appartiennent plus. Je n’aimerais pas que ces recherches soient utilisées à des fins critiques.

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Quelle est la découverte qui changerait votre vie ?
Je n’ai pas forcément envie de la changer, mais je pourrais rencontrer de nouvelles personnes pour mener d’autres projets. Dans la recherche, on ne fait rien tout seul.

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Qu’est-ce qui vous ferait douter de la rationalité ?
Je suis quelqu’un de très rationnel, dans la vie quotidienne comme au travail. C’est une déformation professionnelle de scientifique ! Mais je comprends que des personnes le soient moins.

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Interviewé par
Marion Guillaumin

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