« En plongée, je suis les petites mains des chercheurs »

Portrait

N° 440 - Publié le 11 août 2026
© ERWAN AMICE
L'épreuve par 7
Émilie Grossteffan
Plongeuse scientifique et ingénieure en analyses chimiques au CNRS à l’Institut universitaire européen de la mer (IUEM), à Plouzané.

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Qu'est-ce qui vous motive à aller travailler tous les matins ?

Je n’ai pas le sentiment d’aller au travail. En surface ou en plongée, je réalise des prélèvements pour des séries d’observations de long terme. C’est une passion d’être tous les jours au contact de la mer et de découvrir ses secrets.

En quoi vos missions sont-elles utiles ?

La mer nous raconte comment elle survit au changement climatique. En plongée, je me mets aussi au service des chercheurs : je suis les petites mains dont ils ont besoin sous l’eau, pour mettre en place des instruments ou compter des animaux.

Que jugez-vous indispensable à votre quotidien ?

Non, mais j’ai fait évoluer le mien. J’ai été embauchée en tant que technicienne pour les analyses chimiques, et petit à petit, j’ai pris en charge mes séries d’observations de A à Z, du terrain jusqu’à la validation des données. Et j’ai intégré l’équipe des plongeurs scientifiques de l’IUEM.

Avez-vous déjà eu envie de changer de métier ?

Aller sur le terrain. Je ne pourrais pas rester enfermée dans un bureau.

Si vous pouviez voyager dans le temps, quand iriez-vous ?

J’aimerais bien aller à l’époque de Jacques-Yves Cousteau et faire partie des pionniers qui découvrent le monde sous-marin.

Quel est votre livre de chevet ?

J’ai adoré le cycle de La Passe-miroir, de Christelle Dabos, pour son univers féérique qui me fait m'évader.

Rêvez-vous parfois de votre travail ?

Cela arrive quand j’ai beaucoup de choses à préparer, avant une campagne scientifique sur le navire océanographique Marion Dufresne par exemple. Ma to-do list me suit dans mes rêves !

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