« L’irrationnel ouvre le champ des possibles »
Portrait
Directrice régionale Bretagne du BRGM(1), ingénieure en hydrogéologie.
De l’écriture ou de la peinture. Un métier artistique, à l’opposé du mien ! Étant ingénieure, je suis dans le concret, le cartésien. Mais je suis aussi dans l’humain, avec mon métier de manager.
J’ai participé à la création d’un outil pour mieux adapter les prélèvements d’eau aux ressources souterraines. C’est un projet pour lequel nous sommes allés plus loin que les modèles. Cet outil sert aujourd’hui aux services de l’État.
Je parlerais plutôt d’opportunités. Nous nous fixons un objectif puis nous faisons des virages, des détours.
La possibilité d’explorer des champs plus techniques. Étant directrice, je m’intéresse à davantage de domaines, mais j’approfondis moins ma spécialité, les eaux souterraines.
Certains gisements d’hydrocarbures... Des permis miniers d’exploration ont été ouverts dans notre région, mais les Bretons s’y sont opposés très tôt, à cause des risques pour l’environnement. Aujourd’hui, les travaux d’exploration sont arrêtés.
Un produit miracle qui empêcherait la pollution de l’eau !
Plein de choses ! L’irrationnel est important, il ouvre le champ des possibles. En se focalisant sur ce que l’on connaît déjà, nous reproduisons toujours les mêmes schémas. Les scientifiques les plus performants ne sont pas toujours les plus rationnels.
(1) Bureau de recherches géologiques et minières.
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du magazine Sciences Ouest