«La recherche est collective et mondiale»
Portrait
Présidente du centre Inrae1 Bretagne-Normandie et spécialiste des plantes
Agricultrice ou actrice de théâtre ! Mais j’ai fait des stages dans la recherche et cela m’a beaucoup plu. J’aime comprendre, tirer sur un fil et aller jusqu’au bout. Quand on y met du cœur, tout est intéressant.
Je n’ai rien trouvé toute seule ! La recherche est une démarche collective à l’échelle mondiale. Je m’intéresse au génome des plantes, et avec d’autres scientifiques nous avons mieux compris comment fonctionne un type d’élément transposable2.
Oui, il m’a mise sur le chemin de scientifiques qui m’ont donné le goût de la recherche. Et j’ai saisi des opportunités.
Comme dans tous les métiers, je perds un peu de temps libre. Mais je me suis enrichie à chaque étape de ma carrière.
Chaque découverte peut être utilisée à bon ou mauvais escient. Ce sont certains usages des connaissances qui ne sont pas toujours souhaitables. Mais il faut continuer à comprendre.
La possibilité de déménager en un clic ! C’est un clin d’œil, car je viens d’emménager. Je ne crois pas qu’une découverte seule changera la vie. L’ensemble des découvertes font évoluer le monde. Dans le bon sens, j’espère.
Je n’en doute pas. Mais il n’y a pas que le rationnel qui peut nous conduire. Et ce qui est qualifié aujourd’hui d’irrationnel peut devenir rationnel demain.
1. Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. L’Inrae est né
de la fusion de l’Inra et d’Irstea, le 1er janvier 2020.
2. Séquence d'ADN capable de se déplacer de manière autonome dans un génome.
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