« Découvrir l’épave du Soleil d’Orient serait superbe »
Portrait
Professeure en histoire maritime et histoire des techniques du 17e et 18e siècles, à l’Université Bretagne Sud.
J’aurais aimé transformer la matière brute, être céramiste, charpentier ou sculpteur ! Pour résoudre des problèmes techniques, comme en recherche.
Retrouvé serait plus juste… L’historien s’inscrit dans une démarche collective. J’ai mis l’accent sur l’importance du moteur éolien et du système propulsif des navires à voiles, aux 17e et 18e siècles.
Pour la période que j’étudie, il est rare de tomber sur des documents inattendus. On ne cherche jamais n’importe où. Le hasard est dans l’échange avec des chercheurs, rencontrés lors de séminaires, qui disposent d’autres sources de documentation.
Le temps de la recherche, à cause de mes responsabilités de professeure. C’est un crève-cœur. À la retraite, je re-nouerai avec la recherche sur un temps long, l’immersion dans les archives ou la lecture d’historiens d’autres périodes.
En histoire, tout doit être trouvé. Rien n’est tabou.
La machine à remonter le temps. Plus sérieusement, retrouver l’épave du Soleil d’Orient de la Compagnie française des Indes orientales, disparu dans l’océan Indien en novembre 1681. C’était le premier grand navire construit au chantier du Faouëdic. Ce lieu, vite renommé “le chantier de L’Orient”, donnera son nom à Lorient. Découvrir son épave serait superbe.
En histoire, ce que l’on considère aujourd’hui comme irrationnel fait l’objet de recherches. Chaque société a eu son propre rapport à la rationalité et l’irrationalité.
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du magazine Sciences Ouest