Histoire maritime : un rendez-vous à Fouesnant

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N° 412 - Publié le 28 septembre 2023
© THOMAS WHITCOMBE

Y a-t-il des traces d’un port romain à Porz Liogan (Finistère), comme on le suppose depuis le début du 20e siècle ? Que reste-t-il des batailles navales entre la France et l’Angleterre qui ont succédé à la Révolution française ? Avons-nous enfin trouvé l’Éthalion, cette frégate anglaise que les archives disent échouée sur les côtes bretonnes ? Ces questions seront soulevées le samedi 7 octobre, lors d’une journée d’étude sur l’archéologie sous-marine du Ponant, à Fouesnant. Au programme : 11 conférences et discussions organisées par la Société d’archéologie et de mémoire maritime et l’université parisienne de Cergy. La dernière édition en 2021 avait rassemblé une centaine de professionnels et d'amateurs passionnés d’histoire maritime. « Les profils sont très variés, témoigne Benjamin Pepy, chasseur d’épaves et responsable de l’événement. Des temps d’échanges sont intercalés entre les sessions, autour d’un café ou du repas. C’est là que des projets naissent, c’est presque ça le plus intéressant ! ». De nouvelles collaborations qui pourraient mener à la découverte de trésors…

Sophie PODEVIN

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Le logement, un paramètre pour analyser l’intégration des migrants

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N° 412 - Publié le 28 septembre 2023

Malgré des trajectoires et des profils multiples, les personnes réfugiées rencontrent presque toutes des difficultés pour se loger. Pourtant, le logement joue un rôle de premier plan dans leur intégration. « Il renvoie à une forme de stabilité, c’est un lieu chargé de représentations, surtout pour des gens qui ont souvent été contraints de quitter leur domicile », souligne Emmanuelle Maunaye, sociologue au laboratoire Arènes (Rennes), qui participe au projet Merging. Débuté en 2020, ce programme de recherche européen rassemble dix équipes de chercheurs de six pays pour étudier l’intégration des personnes réfugiées à travers le prisme du logement. « La particularité de ce programme, c’est qu’il propose des solutions concrètes », poursuit Emmanuelle Maunaye. Après un état de l’art sur les politiques migratoires en France et des études de cas sur des dispositifs existants pour en extraire les idées les plus innovantes, le travail universitaire s’est en effet traduit par un dispositif que les équipes testeront dès l’automne : entre cinq et dix personnes s’apprêtent à être logées dans des tiny houses à Lyon. Résultats à venir…

Violette Vauloup

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Quatre jours consacrés aux reptiles et amphibiens

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N° 412 - Publié le 28 septembre 2023
© FRANÇOIS-GILLES GRANDIN / MNHN
La vipère péliade est classée « en danger » sur la liste rouge des espèces menacées en France.

Ce mois d’octobre marque la 50e édition du congrès de la Société herpétologique de France, une association qui rassemble les passionnés des amphibiens et reptiles. Amateurs et experts de ces vertébrés pourront se retrouver durant quatre jours de congrès, du 11 au 14 octobre, à Erquy, dans les Côtes-d’Armor. L’occasion de mettre en lumière cette biodiversité qui doit être protégée, une espèce sur cinq d’amphibiens et de reptiles étant menacée de disparition. La fragmentation et la dégradation des milieux naturels sont notamment mises en cause car ces animaux peuvent difficilement se déplacer vers des habitats mieux adaptés. Il faut donc poursuivre les missions d’inventaire des espèces et de renforcement des connaissances sur leurs aires de répartition et leur statut de conservation. Les différentes présentations du congrès aborderont ces points et la méthodologie associée. Avec la volonté, en somme, de mieux connaître pour mieux protéger.

Nolane Langlois

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Charlotte Yven, la science comme port d’attache

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N° 412 - Publié le 27 septembre 2023
Disobey

La navigatrice est cette année l’ambassadrice de la Fête de la science en Bretagne. L’occasion de revenir sur le parcours et les attentes de cette ingénieure de formation.

Doucement, il ondule dans l’eau, slalome entre les coques des bateaux, finit par s’immobiliser sous l’un des pontons du port. Quelques centimètres plus haut, un plaisancier cherche du regard le « bar de 3 kilos » qui vient d’échapper à sa vigilance. Le retraité se retrouve face au voilier de course de Charlotte Yven. « Vous leur mettez la pâtée lundi ! » lui lance-t-il, faussement autoritaire. La navigatrice sourit. Elle respire la confiance.
À Port-la-Forêt, à quelques kilomètres de Concarneau, dans le Finistère, le Figaro Beneteau III de la skippeuse attend patiemment le départ de la Solo Guy Cotten, la quatrième et avant-dernière course des Championnats de France élite de course au large. Aujourd’hui 3e au classement général, la navigatrice de 26 ans est également ambassadrice de la Fête de la science en Bretagne, pour une 32e édition dédiée au lien entre sport et science.

Des ronds dans l’eau

 

« Il y a quand même plein d’éléments scientifiques qui entrent en ligne de compte dans la voile, rien que pour comprendre les forces qui s’appliquent sur le bateau comme le vent, les vagues ou les courants », souligne d’emblée la jeune femme, récemment diplômée de l’Insa¹ Rennes, où elle a suivi un double cursus sport-étude. « Je sens que la démarche scientifique me sert pour structurer les choses, m’organiser, tenir la rigueur et même élaborer des stratégies en lien avec la météo », poursuit l’ingénieure de formation, qui a toujours baigné dans la navigation.

Originaire de Morlaix, Charlotte Yven n’imagine pas vivre ailleurs qu’en Bretagne. « Historiquement, c’est une terre de marins », sourit-elle, une pointe de fierté dans la voix. Petite, « je partais le week-end en famille faire des ronds dans l’eau ». S’ensuivent les stages d’été et l’école de voile puis, en octobre 2022, une sélection dans l’équipe de la Macif qui marque le début d’une prometteuse carrière de haut niveau.

 

La Bretonne a déjà participé à des courses mythiques, comme la Solitaire du Figaro. Si elle rêve aujourd’hui Vendée Globe et Route du Rhum, la skippeuse préfère penser au présent. « Je n’ai jamais su ce que je voulais faire et je ne sais pas combien de temps je serai navigatrice. Pour l’instant, j’ai juste envie de profiter. »

Des conditions extrêmes

 

Sur son bateau de près de 10 mètres de long, la performance est autant stratégique que physique. « Il faut installer les voiles, bouger les sacs à l’intérieur pour répartir le poids, et en solitaire on est confrontés aux éléments, à la compétition mais aussi à soi-même… Ce n’est pas toujours facile », rit celle qui ne craint pas d’assumer qu’au large, elle a parfois peur. « Quand on est seul à gérer des conditions extrêmes, ça peut aider à ne pas faire n’importe quoi, pourvu que ce soit une peur utile, qui ne paralyse pas », souffle-t-elle en jetant un regard aux chaussures roses posées sur le ponton, qui l’accompagnent à chaque course. Prêtes à reprendre le large.

Violette Vauloup

1. Institut national des sciences appliquées.

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Le sport s’invite à la Fête de la science

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N° 412 - Publié le 27 septembre 2023

Pour cette 32e édition de la Fête de la science, les scientifiques mouillent le maillot, avec un coup d’envoi prévu le 6 octobre. Le thème national « sport et science », mettra notamment en valeur la contribution des chercheurs dans l’amélioration des performances d’athlètes. Village des sciences aux Champs Libres à Rennes, tables rondes entre sportifs et chercheurs à Océanopolis, ou encore Rallye nature dans le Finistère… Toute la Bretagne proposera des événements jusqu’au 16 octobre.

Le Rallye nature, imaginé par l’association naturaliste Bretagne Vivante, associe la marche avec l’appréciation de l’environnement. Deux sessions seront organisées les 12 et 13 octobre, respectivement à Guipavas et Bohars pour des classes de CM1 et CM2. « Les élèves chemineront sur un parcours avec des balises cachées qui les amèneront à relever des défis », explique Julie Bonenfant, animatrice à Bretagne Vivante. À travers des anecdotes et des informations insolites, ils auront la chance de redécouvrir la faune et la flore près de leur école. Parce qu’il ne faut pas changer une équipe qui gagne, les universités se mobilisent également, comme l’Université Bretagne Sud avec ses deux « Nuits de la science » qui auront lieu le 6 octobre au campus de Lorient et le 13 octobre à Vannes. Ces soirées seront ponctuées de conférences, d’expérimentations et de manipulations scientifiques sur des thèmes variés. Des étudiants athlètes de haut niveau se prêteront au jeu pour témoigner de la spécificité de leur parcours. Si vous voulez découvrir les liens entre sport et science, il ne vous reste plus qu’à choisir votre programme !

Nolane Langlois

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N° 412 - Publié le 27 septembre 2023

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