« Le défi est d’enrayer le déclin de la biodiversité »
Portrait
Généticienne des populations et spécialiste des algues. Directrice de recherche au CNRS, à la station biologique de Roscoff.
Réalisatrice de films ! J’aime beaucoup le cinéma, tous les genres me passionnent. Mes goûts sont très éclectiques.
Je m’intéresse à comprendre le monde vivant et son évolution. J’ai étudié les processus qui interviennent dans le maintien de la biodiversité, notamment chez les algues brunes et rouges. Nous avons montré comment les particularités du mode de reproduction agissent sur la différenciation entre populations et peuvent mener à la formation de nouvelles espèces.
Des rencontres sont dues au hasard. Il y en a eu beaucoup, je ne peux pas toutes les citer ! Les premières sont celles de Pierre-Henri Gouyon et Isabelle Olivieri, lorsque j’étais doctorante à Montpellier. Ils ont déterminé ma passion pour la recherche fondamentale sur les questions d’évolution des modes de reproduction et des “traits d’histoire de vie”.
Une certaine liberté dans le choix de mes projets de recherche. Cela est dû au changement du mode de financement de la recherche.
A priori, tout progrès dans la connaissance est un bienfait pour l’humanité. Cependant, le chercheur a une responsabilité dans l’utilisation de cette connaissance. La déontologie et la liberté du chercheur, par rapport à ses financeurs, sont essentielles.
L’un des grands défis est de prédire l’évolution de la biodiversité et d’enrayer rapidement son déclin. Pour y parvenir, les approches interdisciplinaires sont très prometteuses. Elles devraient aboutir à des connaissances nouvelles.
L’histoire des sciences est riche en enseignement sur la relativité de la rationalité. Celle-ci dépend de l’évolution de la société.
TOUS LES PORTRAITS
du magazine Sciences Ouest