« L’adaptabilité est nécessaire pour étudier le vivant »
Portrait
Technicienne en environnements géo-naturels et anthropisés au laboratoire Ecobio¹ à Rennes, et référente technique du plateau d'écologie expérimentale Ecolex.
Le fait que chaque jour soit différent ! Je peux aller plusieurs fois par semaine sur le terrain, sur un lac ou dans les champs, mais aussi réaliser une expérience au laboratoire et participer à des réunions. J’aime cette polyvalence.
Elles permettent de mieux comprendre les écosystèmes afin de protéger l’environnement. À mon échelle je ne révolutionnerai rien mais j’apporte ma pierre à l’édifice. C’est ce que je ressens d’ailleurs à travers la confiance et les sollicitations des chercheurs.
Ma loupe binoculaire2. Je l’utilise pour observer du zooplancton, des pucerons et des syrphes, une famille de mouches. Outre le matériel, l’adaptabilité est nécessaire pour étudier le vivant. Il faut parfois réagir vite.
Pour évoluer, je pourrais me spécialiser dans un domaine particulier. Mais dans tous les cas je ne veux pas changer de métier.
Dans les années 1970, pour la musique. J’irais bien au festival de Woodstock ou à l’un des premiers concerts de Bruce Springsteen ! J’adore la musique, elle me suit au quotidien.
En ce moment je relis la saga Malaussène de Daniel Pennac que j’apprécie pour son côté décalé. Ça me détend le soir avant de m’endormir…
Jamais. Mais quelquefois, quand je ferme les yeux, je vois les centaines de petites bêtes que j’ai échantillonnées dans la journée. Dans ces cas-là, je reprends mon bouquin !
MARION GUILLAUMIN
1. Écosystèmes, biodiversité, évolution.
2. Appareil grossissant destiné à observer de très petits objets. Ceux-ci sont éclairés par le dessus, à l'inverse du microscope optique où la lumière traverse l'objet.
TOUS LES PORTRAITS
du magazine Sciences Ouest