30 millions de nouveaux gènes dans l’océan Austral
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Une étude menée sur dix ans révèle une diversité génétique inconnue jusqu’alors chez les micro-organismes des eaux polaires. Elle pourrait permettre une meilleure compréhension de cet écosystème.
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Comment rendre les toilettes scolaires plus fréquentables ?
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En Bretagne, un projet participatif s’intéresse aux toilettes scolaires pour mieux en comprendre les usages et améliorer le bien-être des élèves.
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Qui craint les risques côtiers ?
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Une étude menée en Bretagne décortique la manière dont les risques littoraux sont envisagés par les populations locales.
La Bretagne, avec ses plus de 1 770 kilomètres de linéaire côtier, est la région française la plus littorale. Si le bord de mer fait le bonheur de ses habitants, ils y sont aussi très exposés à la submersion marine et à l’érosion des côtes, des risques aggravés par les effets du changement climatique. Mais dans quelle mesure se sentent-ils concernés par le sujet ?
Pour le savoir, Félicie Hazard, ingénieure d’étude au sein du Living Lab Glaz1, et ses collègues, ont commencé début 2025 une étude sociologique sur la manière dont les sociétés littorales font face à cet enjeu assez nouveau. Elle part d’une hypothèse centrale : il peut exister un décalage entre la manière dont les risques côtiers sont définis par les scientifiques et les institutionnels et la manière dont ils sont vécus par les habitants concernés.
L’équipe a donc analysé comment les structures associatives investies sur le littoral s’emparent, ou non, de la question. « Nous avons commencé par une analyse de l’occurrence du sujet dans les journaux locaux, qui a démontré une nette augmentation des références aux risques côtiers depuis 2017, en lien avec l’institutionnalisation de ces enjeux et les conséquences des dispositifs réglementaires, explique la chercheuse. J’ai ensuite été suivre quelques associations sur le terrain, dans une démarche d’enquête ethnographique, pour observer leurs activités (réunions, actions de sensibilisation, formations) et réaliser des entretiens avec leurs membres. »
Journée d'étude
Si le travail est toujours en cours, des perspectives se dégagent. « Il existe en fait très peu de collectifs structurés autour de la question des risques côtiers dans la région », observe Félicie Hazard. Au contraire, ils sont généralement utilisés comme argument supplémentaire dans des mobilisations plus larges, par exemple pour la protection d’un espace littoral, à mesure que la question émerge. « Les formes de politisation sur ces enjeux sont ténues et limitées, à la fois spatialement et socialement. » Une journée d’étude pour faire dialoguer les acteurs concernés se tiendra à Rennes ce 3 avril.
1. Structure co-portée par de nombreux instituts de recherche bretons, ayant pour objectif de fédérer la communauté scientifique autour des transitions socio-environnementales.
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MT180, une expérience précieuse pour les futurs chercheurs
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Le concours Ma thèse en 180 secondes apporte aux doctorants des compétences bien utiles à leurs carrières scientifiques.
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Pois et lentilles : de plus en plus d'allergies
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Les chercheurs observent une hausse des réactions sévères à ces deux légumineuses. Une évolution qui interroge sur l’impact des nouveaux modes de consommation et de transformation des aliments.
Entre fin 2017 et début 2022, les déclarations d’anaphylaxie au pois et à la lentille ont augmenté de 56 %. Des données qui soulèvent quelques questions, à commencer par celle-ci : comment devient-on allergique ?
Sensibilisation et déclenchement
6,6 % des Européens sont concernés par une allergie alimentaire. « C’est une réaction excessive du système immunitaire envers un aliment normalement inoffensif, qui est reconnu comme une menace et déclenche une réponse pathologique », souligne Wieneke Dijk, chargée de recherche à l’Inrae1 au sein de l’unité BIA2, à Nantes. Toutes les allergies suivent le même schéma : d’abord une phase de sensibilisation à l’allergène (la plupart du temps une protéine), souvent invisible et sans réaction. Puis une phase de déclenchement, qui se traduit par la réaction allergique. La sensibilisation peut d’ailleurs se faire par voie cutanée ou aérienne, par exemple au contact de pollens contenant des protéines similaires à celles de certains fruits et légumes3.
« Les raisons pour lesquelles certains développent une allergie et pas d’autres sont à la fois génétiques et environnementales, explique Marie Bodinier, directrice de recherche à l’Inrae et responsable de l’équipe Allergie de l’unité BIA. L’exposition aux polluants ou aux antibiotiques peut par exemple favoriser leur déclenchement. » L’exposition à un allergène à l’échelle d’une population joue aussi beaucoup. « Ainsi, l’allergie au riz est relativement fréquente au Japon et celle au maïs au Mexique », illustre Wieneke Dijk.
Protéines de pois
En France, le Réseau d’allergo-vigilance recense les cas d’anaphylaxies sévères. Entre 2002 et 2022, il a enregistré 39 anaphylaxies au pois et à la lentille, soit 1,47 % des cas, et constate une hausse depuis quelques années. « Les données sont envoyées sur la base du volontariat par les médecins, elles sont probablement sous-estimées », précise la chargée de recherche.
L’une des pistes d’explication de ce phénomène réside dans la probable augmentation de la consommation de pois et de lentille, en particulier chez les personnes suivant un régime végétarien ou végan. Mais aussi dans l’évolution des modes de consommation. « Les protéines de pois sont de plus en plus incorporées à de nombreux produits par les industriels, par exemple pour améliorer le croustillant de frites au four ou augmenter l’apport protéique de plats », note Wieneke Dijk. Outre la présence accrue de protéines, « on se demande aussi dans quelle mesure la transformation favorise le risque allergique », ajoute Marie Bodinier. Aujourd’hui, en Europe, quatorze allergènes alimentaires font l’objet d’un étiquetage obligatoire. Pour Wieneke Dijk, cela ne fait pas de doute : « Ajouter le pois et la lentille permettrait de mieux protéger les personnes allergiques. »
1. Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement.
2. Laboratoire biopolymères interactions assemblages.
3. Une personne allergique au pollen de bouleau peut ainsi présenter une réaction allergique en mangeant une pomme car son organisme reconnaît le même type de protéine, des PR 10.
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Des sciences ludiques en pédiatrie
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Place au jeu au service pédiatrie de l’établissement de soins Ty-Yann, à Brest. Une journée d’activités ludiques a permis aux jeunes de 3 à 18 ans de suivre l’histoire d’une goutte d’eau avec des scientifiques.
« Jouer ». Voici la thématique du mois de mars pour le projet européen Science comes to town, qui vise à lier sur toute l’année 2026 sciences et citoyens par des échanges, conférences et activités innovantes dans les villes de Brest, Kiel (Allemagne) et Split (Croatie). L’événement autour du jeu a pris place le 23 mars au sein du service pédiatrie de l’établissement Ty-Yann de la Fondation Ildys à Brest, un cadre particulier…
« À l’origine, il y avait l’envie de cibler des patients d’hôpital et rapidement, le service pédiatrie a retenu notre attention pour s’adresser à un large public de 3 à 18 ans, explique Sarah Palazot, cheffe du projet Science comes to town, à Océanopolis, à Brest. On souhaitait présenter des sciences hors de la médecine, touchant à l’environnement, pour montrer qu'elles peuvent être ludiques, la thématique du jeu est donc vite arrivée. »
Centrée sur les sciences de l’eau, cette journée est l’occasion de faire dialoguer des partenaires diversifiés : l’organisme Eau du Ponant assurant l’accès à l’eau potable, l’association de protection de l’environnement Eau et Rivières de Bretagne ou encore le CHU de Brest. « Il y une volonté de travailler sur des actions différentes faisant appel aux sens, déguster plusieurs types d’eaux, écouter le son des vagues, reconnaître au toucher des matières mystères ou encore observer du plancton au microscope », énumère Sarah Palazot.
Créer des souvenirs
Une vingtaine d’élèves de la maternelle au lycée, en soins médicaux de réadaptation de l’unité d’enseignement, participent à cet événement. Présents pour différentes problématiques de santé, les jeunes patients reçoivent une prise en charge médicale sur le temps scolaire. D’où l’intérêt de présenter des activités accessibles en fauteuil roulant et béquilles, mais aussi adaptées à de petits groupes qui peuvent être appelés pour des soins. « Cette action sort de l’ordinaire pour les enfants, ils découvrent des domaines scientifiques, ils font jouer leur esprit critique et ils apprennent en s’amusant pour créer des souvenirs, souligne Ingrid Brolon, enseignante au centre de Ty-Yann. Mais avant tout, on souhaite que les élèves passent un bon moment ensemble, ils manquent les sorties scolaires et ce type d’événement permet d’avoir l’animation qui vient à eux ! »
Associer les publics
Chaque mois, l’événement organisé a pour objectif de rendre accessibles les sciences à de nouveaux publics de la métropole de Brest. « Déguster » au mois de mai sera centré sur des ateliers sensoriels autour de l’alimentation, co-construits avec l’association Valentin Haüy accompagnant les personnes déficientes visuelles. Juillet fera place à la création de fresques entre artistes, scientifiques et détenus de la maison d’arrêt de Brest sur le thème « Explorer ». « Dans ce projet, il y a une considération permanente pour associer les publics à l’organisation des événements et une envie d’aller vers des personnes éloignées des sciences par leurs conditions géographiques, économiques, sociales et sanitaires. Les sciences concernent tout le monde », sourit Sarah Palazot.
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Poisson d'avril 🐟🐟

© Dario Brönnimann - Unsplash
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