La science, l'amour et les relations

L'amour ce n'est pas aussi simple que ça en a l'air. Comment attirer l'attention ? Quels outils sont à notre disposition ? Tant pour les êtres humains que pour les animaux, la tâche peut s'avérer difficile...
© BÙI VĂN HỒNG PHÚC - Pixabay

Le code a changé - Amour & sexualité au temps des algorithmes

 

Une rencontre de 2025 avec Aurélie Jean, docteure en science, spécialiste en algorithmique, entrepreneure et autrice.

Mêmes dans nos vies amoureuses et sexuelles, les algorithmes ont réussi à se frayer une place. Applications de rencontre, objets connectés... ils influencent désormais nos perceptions, nos comportements et notre quête de l’amour.

Mais quels sont les bouleversements générés par cette « algorithmisation » des sentiments et de la sexualité ?


Une queue peut-elle séduire ?

 

Un podcast de Michel Cabaret, directeur de l’Espace des sciences de Rennes et membre de l’Académie des technologies.

Dans le règne animal, de nombreuses spécificités physiques peuvent servir à courtiser un congénère du sexe opposé.

Chez les oiseaux, la couleur, les mouvements et la taille de la queue sont de véritables atouts de séduction.


La sexualité dans le monde du vivant

 

Une conférence de 2013 présentée par Pierre-Henri Gouyon, biologiste et chercheur au sein du laboratoire Oseb (Origine, structure et évolution de la biodiversité) du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris.

Dans la nature, il existe presque autant de mode de sexualité qu'il existe d'espèces.
Fécondation des œufs, parthénogenèse, fécondation interne, bourgeonnement...

Et si l'évolution de l'être humain entraînait la disparition du sexe tel qu'on le connait ?


La complexe vie amoureuse des pucerons

 

Une conférence de 2007 présentée par Denis Tagu et Jean-Christophe Simon, généticiens à l'INRA de Rennes.

Dans la reproduction des pucerons, pas besoin de mâle ! Mais alors comment font-ils pour se reproduire, et ce aussi rapidement ?

Dans cette conférence, vous trouverez des réponses aux questions que vous ne vous êtes jamais posées sur les pucerons.

 

Skis, les secrets de la glisse

Actualité

N° 435 - Publié le 29 janvier 2026
© ZOOM
Les arêtes des skis (les carres) permettent de faire des virages nets, en trace coupée.

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Tension de surface, optimisation de la performance, structure des matériaux… à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver, Sciences Ouest zoome au ras des flocons pour comprendre pourquoi les skis glissent.

Du 6 au 22 février, l’Italie accueillera les 25e Jeux olympiques d’hiver. Professionnels et amateurs de sports enneigés se retrouveront derrière leurs écrans ou au bord des pistes pour observer bobsleigh, biathlon ou encore patinage, sans oublier les très attendues épreuves de ski alpin, où les athlètes tutoient les 140 km/h.

Comme de l’aquaplaning


Mais pourquoi glisse-t-on si bien sur la neige ? Tout se joue à l’interface entre la semelle des skis et le sol. En réalité, on ne glisse pas vraiment sur la neige mais sur une mince pellicule d’eau créée par la friction entre le ski et les flocons, qui entraîne la fusion de ces derniers. « Skier, c’est en quelque sorte faire de l’aquaplaning », compare Christophe Baley, chercheur spécialiste des matériaux composites à l’IRDL1, à Lorient. « C’est une simple histoire de tension de surface, il faut jouer avec les propriétés du sol et des skis pour maximiser la glisse et limiter l’adhérence. »

L’épaisseur de cette pellicule d’eau est déterminante. « Trop fine, elle ne joue pas son rôle de lubrifiant. Trop épaisse, un effet de succion ralentit la glisse », explique Xavier Roussin-Bouchard, directeur recherche et innovation du Groupe Rossignol, acteur majeur du matériel de sports d’hiver. Aujourd’hui, les semelles des skis sont fabriquées en polyéthylène, une matière plastique qui permet de bien maîtriser cette pellicule d’eau. « Elles sont recouvertes de petites indentations et de stries qui permettent de stocker un peu d’eau et d’évacuer le trop-plein sur les côtés, afin d’obtenir la juste quantité », précise le spécialiste. La structure de cette semelle dépend toutefois du type de neige, de sa température, sa dureté ou encore du niveau d’humidité. « Lors des grandes compétitions, les athlètes ont souvent une vingtaine de paires avec eux et choisissent leurs skis selon les conditions le jour de la course », ajoute Xavier Roussin-Bouchard.

Élément propulsif


À ski, chaque freinage entraîne une perte de vitesse, que l’on regagne uniquement grâce à la gravité, seul élément propulsif. Pour limiter les ralentissements inopinés, les skis sont donc bordés d’arêtes effilées et coupantes (les carres), « afin de faire des virages nets, en trace coupée, et éviter dérapages et frictions avec la matière », note le directeur de l’innovation du Groupe Rossignol. Pour autant, les scientifiques ne sont pas encore capables de théoriser tous les éléments qui entrent en compte dans la pratique du ski. « Il reste encore beaucoup de choses à comprendre sur la glisse, nous avons par exemple du mal à modéliser, à mettre en équations tout ce qui se passe sous la semelle », ajoute Xavier Roussin-Bouchard, qui travaille sur l’utilisation de capteurs miniatures embarqués sur les skis et les chaussures pour affiner l’analyse des interactions entre un skieur et son outil de glisse.

Violette Vauloup

1. Institut de recherche Dupuy de Lôme.

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Quand la dermatose bouscule l’élevage

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N° 435 - Publié le 29 janvier 2026
© MD BABUL HOSEN / ISTOCK
Les vaches infectées par la dermatose nodulaire contagieuse développent de la fièvre et des ganglions lymphatiques.

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Depuis juin 2025, l’agriculture française affronte une nouvelle épizootie : la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Pour éradiquer sa diffusion, des mesures radicales sont prises. Explications.

Une « décision historique ». Pour la première fois, il n’y aura aucun bovin dans les allées du Salon international de l’agriculture, qui se tient à Paris du 21 février au 1er mars 2026. En cause : l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui a fait son apparition en juin dernier dans des élevages bovins de Savoie, avant de se diffuser dans plusieurs exploitations du Sud-Ouest. « Il s’agit d’une maladie tropicale exotique, dont l’origine est africaine. Tout est fait pour qu’elle ne s’installe pas en France durablement », rappelle Gilles Salvat, directeur général par intérim de l’Anses1, et directeur délégué du pôle recherche et référence. Elle est véhiculée par des mouches piqueuses (de la famille des taons et des stomoxes) qui agissent comme des seringues contaminées en infectant les troupeaux. La DNC, si elle n’est pas contagieuse pour l’homme ni pour d’autres animaux, fait beaucoup souffrir les bovins qui en sont atteints. Elle entraîne des pertes économiques majeures et son éradication passe par l’abattage systématique des troupeaux en cas de contamination.

Campagne de vaccination


La vaccination est également indispensable pour limiter sa contagion. « Un animal contaminé connaît une période d’incubation de quelques jours à 28 jours avant de déclarer les symptômes de la maladie. Et lorsqu’on vaccine une vache, certaines sont déjà contaminées mais sans symptômes apparents et doivent ensuite être abattues, ce qui est très difficile à vivre pour les éleveurs concernés », explique Gilles Salvat. La rigueur avec laquelle les agriculteurs savoyards ont appliqué les consignes sanitaires a permis d’éradiquer la maladie sur leur territoire en quelques semaines. C’est à la faveur de transports d’animaux contaminés que la DNC est réapparue dans le Sud-Ouest, avec les conséquences sanitaires, économiques et politiques que l’on sait. La campagne de vaccination d’un million de bovins dans la région, quasiment achevée, devrait permettre d’endiguer la prolifération de la maladie, mais de nouveaux abattages sont inévitables.

Impact économique


Faudrait-il vacciner tout le cheptel breton, par précaution ? « Ce serait une mauvaise idée à ce stade. On ne peut pas distinguer, au sein d’un troupeau vacciné, les animaux malades, car le vaccin actuel n’est pas de type DIVA2. L’étape suivante serait de développer un vaccin sous-unitaire contre une protéine du virus, comme c’est le cas pour l’influenza aviaire, par exemple », explique le directeur de l’Anses, par ailleurs vétérinaire et docteur en microbiologie. L’urgence, c’est d’éviter à tout prix des mouvements d’animaux des zones infectées vers l’ouest de la France pour ne pas risquer de contaminer les élevages aujourd’hui préservés. L’impact économique d’une vaccination généralisée est également pris en compte. Cette mesure ferait perdre à la France son statut de « pays indemne » et interdirait ses exportations de viande durant quatorze mois. « Tous les éleveurs seraient alors touchés par une baisse de prix, y compris ceux qui n’exportent pas directement », souligne Gilles Salvat. De quoi justifier les mesures douloureuses qui frappent actuellement les exploitations.

Xavier Debontride

1. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et
du travail.
2. Les vaccins DIVA (Differentiating infected from vaccinated animals) permettent de distinguer les animaux vaccinés de ceux infectés par un agent pathogène, facilitant ainsi le contrôle des maladies animales.

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D’où vient le granite ?

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N° 435 - Publié le 29 janvier 2026
© CC BY-SA 4.0 / W. BULACH
Chaos granitique sur le sentier des douaniers entre Perros-Guirec et Ploumanac’h (Côtes-d’Armor).

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Une conférence grand public revient sur la formation de cette roche emblématique de Bretagne, ouvrant une fenêtre sur l’histoire géologique de la région.

Il y a 300 millions d’années, la Bretagne était un massif montagneux dont les sommets culminaient à 5 000 mètres. Difficile de se le figurer aujourd’hui, quand ses monts ne dépassent pas les 400 mètres. Pourtant, de discrets vestiges de leur gigantisme subsistent : les affleurements de granite que l’on retrouve un peu partout dans la région.

« Ces roches magmatiques sont caractéristiques d’une chaîne de montagnes ancienne », note Martial Caroff, maître de conférences en géologie à l’UBO1. Le 7 février, le chercheur donnera une conférence sur les secrets du granite à Huelgoat (Finistère). L’occasion d’apprendre que ce dernier trouve son origine plusieurs dizaines de kilomètres sous une chaîne de montagnes. « Une montagne, c’est un peu comme un iceberg, compare le géologue : une petite partie en surface et une racine très profonde. » Si profonde qu’elle atteint des températures qui la font fondre. « La croûte continentale peut aussi fondre sous l’effet de remontées de matériel chaud venu des profondeurs du manteau terrestre », précise toutefois Martial Caroff.

Bulle de magma


Quoi qu’il en soit, le magma créé, moins dense que son environnement, remonte « comme une bulle » avant de se bloquer 20 à 7 km sous la surface, où il refroidit pour former le granite. Mais selon les conditions de la fusion, la composition et la minéralogie de la roche varient, même si tous les granites contiennent au moins du feldspath, du quartz et du mica noir. Il suffit d’observer les pierres à l’œil nu pour s’en rendre compte. « Par exemple, la cordiérite, un minéral alumineux gris foncé, est le marqueur d’une fusion de la croûte continentale en profondeur », illustre le chercheur.

Le granite ne s’offre à nos yeux que bien après sa formation, « quand l’érosion a décapé tout ce qui se trouvait entre elle et la surface ». La présence de la roche signale donc l’existence de sommets érodés, comme le Massif armoricain. Et les blocs de granite que nous observons aujourd’hui en Bretagne correspondent aux parties profondes de montagnes disparues.

Violette Vauloup

1. Université de Bretagne Occidentale.

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