L'agenda de l'été

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N° 439 - Publié le 2 juillet 2026

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Les membres du Pôle Bretagne culture scientifique vous proposent une sélection d'événements scientifiques en Bretagne, à ne pas manquer !

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Espace des sciences de Rennes / Les Champs Libres

À découvrir tout l'été

  • Animation "Sauvons le bocage !"
    dans l'exposition Impact, la biodiversité en questions
  • Animation "Après réflexion..."
    dans l'exposition Incroyable Cerveau
  • Animation "Les maths autrement"
    dans le Laboratoire de Merlin
  • Séances pilotées et commentées en direct
    dans le Planétarium Hubert Reeves

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Les Petits Débrouillards / Grand Ouest

Le plein d'animations pour rendre accessible la culture scientifique à toutes et tous !

  • Science dans les quartiers
  • Camions-laboratoires itinérants
  • Mini-stages scientifiques pour les enfants
  • Terrains d'aventures

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Planétarium de Bretagne / Pleumeur-Bodou

  • 36° Nuit des étoiles - le 7 août à partir de 21h
    séances exceptionnelles et observation sur le parvis
  • Journée événement pour l'éclipse solaire à 95 % - le 12 août
    séance spéciales "Éclipses"

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Cité des Télécoms / Pleumeur-Bodou

  • Projections géantes sur le Radôme - 11, 12 et 13 août
  • Casques VR "Éternelles Notre Dame", "Balade à 360°" et "Mission Umbra"
  • Spectacle "Les mouches qui miaulent" - 21 juin
  • Spectacle "Douze sonneries dans le vide" - 15 juillet
  • Spectacle "Le gentleman Jongleur !" - les 5, 19 et 26 août
  • Exposition temporaire "Bougez !"
  • Escape game "Mission Nara"

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Espace des sciences de Morlaix / La Manufacture des tabacs

  • 9 expositions à découvrir et des animations quotidiennes
  • Visites guidées à la découverte du patrimoine industriel - du mardi au dimanche à 10h30 ou 14h30
  • Ateliers "Cartes postales mécaniques" - les jeudis en juillet et août
    découpez, assemblez, mettez en couleur... et donnez vie au papier !
  • Animation "À la découverte du Système solaire" - les dimanches en juillet et août
    dans le Jardin des planètes, suivez le journal de bord d'un explorateur spatial.

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Océanopolis / Brest

  • Le Pavillon Tropical d'Océanopolis ouvre ses portes cet été pour redécouvrir la richesse des écosystèmes tropicaux dans une visite totalement réinventée, plus immersive et sensorielle.

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Musée 70.8 / Brest

Deux rendez-vous durant les vacances

  • Animations "Labo des curieux"
  • Visite guidée en compagnie d'un médiateur scientifique pour comprendre le fonctionnement de l'océan

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Fondation Tara Océan / Lorient

Départ de Tara Polar Station pour sa première mission

  • Visites publiques de Tara Polar Station à Lorient - 27 et 28 juin et 15, 16 et 17 juillet après-midi
    ponton de la Découverte à Lorient
  • Départ officiel de la mission Tara Polaris 1 - dimanche 19 juillet après-midi
    dans le cadre d'un week-end festif

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Espace des sciences - Maison de la mer / Lorient

  • Circuits portuaires - du 7 juillet au 28 août (5 visites par semaine)
    explorer les techniques et savoir-faire maritimes de la rade de Lorient (tous publics)
  • Circuits événement "Keroman à l'heure des langoustines" - 6 et 12 juin en nocturne

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Ces projets aux drôles d’intitulés

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N° 439 - Publié le 10 juin 2026
© MEGAFLOPP / ISTOCK

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Parmi les innombrables projets menés par les scientifiques, certains ont des noms plus qu’atypiques. Facétie des chercheurs ou véritable stratégie ? Sciences Ouest a mené l’enquête.

Ils s’appellent APERO ou PROSECO. PROLIFIC ou COCORISCO. On les a nommés UNLOCK, DESIR, WAOW ou PEPITO. D’autres se font appeler BROUHAHA, AVENTURE, FRIGO ou HOPOPOP. Ces projets de recherche menés par des équipes de toute la Bretagne portent des noms improbables, et force est de constater qu’il est bien difficile de les oublier. Mais pourquoi nommer ainsi son projet de recherche, a fortiori quand son objet est tout à fait sérieux ? Simplifier les échanges « Avant tout, il faut savoir qu’il est...
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Les femmes sont historiquement moins bien nourries

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N° 439 - Publié le 10 juin 2026
© GORODENKOFF / ISTOCK

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Dans toute l'Europe, des chercheurs ont révélé l'existence d'inégalités alimentaires très anciennes et marquées par le genre.

12 281. C’est le nombre d’individus étudiés par une équipe internationale d’archéologues avant d’en venir à la conclusion que ces 10 000 dernières années, alors qu’aucune nécessité biologique ne l’oblige, les femmes de toutes les sociétés et de toute l’Europe ont eu des alimentations moins riches en protéines animales que les hommes. Pour le savoir, les scientifiques ont étudié la prévalence des isotopes d’azote et de carbone conservés dans le collagène d’os humains issus de presque 700 sites,...
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Des fleurs pour les pollinisateurs

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N° 439 - Publié le 10 juin 2026
© CC BY-SA 3.0 / ALVESGASPAR
Syrphe des corolles sur une fleur d'Oxalis pied de chèvre.

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Face au déclin des insectes pollinisateurs, de nombreux scientifiques cherchent à comprendre comment favoriser leur retour. Cécile Le Lann, chercheuse en écologie au laboratoire rennais Ecobio1, en fait partie. Avec le projet Polliflower, qui débute en juillet, son équipe cherchera à savoir si des bandes fleuries savamment composées de diverses plantes pourraient faire revenir des pollinisateurs qui ont aujourd’hui disparu de certaines zones de Bretagne. Dans les milieux ruraux, ces insectes favorisent les cultures via la pollinisation, mais aussi en prédatant certains ravageurs. « Et les villes, moins exposées aux pesticides, pourraient bien représenter des zones refuges pour certaines espèces », explique la scientifique. En parallèle, les chercheurs travailleront sur l’acceptation des différentes fleurs par les citoyens et les agriculteurs. « C’est un projet qui mêle écologie, économie, droit et sociologie, et mise sur la co-construction de solutions fondées sur la nature directement avec les acteurs locaux », conclut Cécile Le Lann.

Violette Vauloup

1. Écosystèmes, biodiversité, évolution.

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Tout comprendre à l’éclipse solaire de l’été

Grand angle

N° 439 - Publié le 10 juin 2026
© IGORZH / ADOBE STOCK

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Une éclipse solaire partielle sera observable le 12 août en France. Un phénomène exceptionnel, qui a façonné notre compréhension de la mécanique céleste.


Dans la soirée du 12 août, la Lune passera entre le Soleil et la Terre. Un événement rare. « La Lune va faire de l’ombre à la Terre sur une petite bande de moins de 200 km de large, explique Maxime Piquel, directeur scientifique du Planétarium de Bretagne, à Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor). Seule une petite partie de la population du monde pourra observer une éclipse totale. » Ce sont ceux qui se trouvent sur le trajet de l’ombre de la Lune, qui partira de l’Islande pour traverser une partie de l’océan Atlantique et finira par une boucle entre La Corogne, au nord-ouest de l’Espagne, et les îles Baléares, dans la Méditerranée.

 

La forme d'un croissant

« En Bretagne, l’éclipse sera partielle, car la région n’est pas dans l’alignement entre le Soleil, la Lune et la Terre, poursuit-il. L’occultation du Soleil sera de l’ordre de 95,5 %. » Ces 4,5 % restant visibles vont changer l’expérience. « Au maximum de l’éclipse, nous verrons encore une petite partie de notre étoile sous la forme d’un croissant, précise Bruno Mauguin, responsable du Planétarium Hubert Reeves de l'Espace des sciences, à Rennes. La baisse de luminosité sera imperceptible à ceux qui n’y prêteront pas attention, car nos yeux vont la compenser. » Il faudra donc se mettre dans des conditions propices à l’observation pour profiter de cette éclipse.

« On a de la chance sur Terre, car dans le ciel, le diamètre de la Lune correspond presque exactement à celui du Soleil. C’est le hasard, souligne Stéphane Le Mouélic, ingénieur de recherche CNRS au Laboratoire de planétologie et géosciences, à Nantes Université. Sur Mars, on a pu observer des éclipses de Soleil grâce aux rovers1. Mais les lunes de Mars, Phobos et Déimos sont toutes petites, et ne masquent qu’une partie de l’étoile. » Ce spécialiste de la surface des planètes a été marqué par une éclipse totale à laquelle il a assisté en 1999, en Autriche : « Je me rappelle avoir vu l’ombre arriver de loin et entendu la clameur, l’émotion des gens, comme une vague. Puis lorsque le ciel s’est éteint, un silence est tombé : les oiseaux se sont arrêtés de chanter. Et le froid s’est fait sentir. C’était vraiment une ambiance étrange. »

Dès l’Antiquité, les humains ont appris à observer les éclipses pour mieux comprendre notre système solaire. « Les Grecs étaient déjà capables de prévoir leur date. Et au cours des siècles, elles ont permis d’affiner les équations de la mécanique céleste, raconte Bruno Mauguin. Désormais, les mouvements des planètes sont connus de manière très précise. Ce qui est devenu intéressant, c’est d’observer un éventuel petit retard ou une avance, à l’échelle des microsecondes. » Cela permet aux scientifiques de savoir que la Lune a accéléré ou ralenti sur sa trajectoire. Ou que la rotation de notre planète a été perturbée. « Il suffit pour cela d’un gros tremblement de terre », précise-t-il.

Lunettes indispensables


Certains chercheurs trouvent des conditions idéales pendant une éclipse solaire : ceux qui étudient, justement, le Soleil. « On peut alors voir la couronne solaire, ce flux de particules qui crée une lumière diffuse autour de notre étoile », explique Stéphane Le Mouélic. Les étoiles les plus proches du Soleil deviennent également visibles dans le ciel. « En 1919, une éclipse totale a été observée par des astronomes britanniques pour confirmer la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein, qui prédisait qu’un corps massif, comme le Soleil, doit localement déformer l’espace-temps et donc légèrement dévier la lumière d’une étoile située derrière, sur son trajet vers la Terre », poursuit-il. Désormais, les télescopes sont équipés de coronographes, des instruments qui créent des éclipses artificielles en masquant le Soleil ou d’autres étoiles, et qui permettent d’étudier les planètes situées en dehors du Système solaire.

Le 12 août 2026, l’éclipse débutera autour de 19 h 20 et atteindra son maximum entre 20 h 15 et 20 h 20. « Le Soleil sera bas. Pour l’observer, il faudra s’installer dans un endroit où l’horizon est dégagé vers l’Ouest : sans bâtiments, sans arbres, sans nuages », conseille Bruno Mauguin. En bord de mer, par exemple, sauf si la brume marine s’invite. Le plus important est de s’équiper de lunettes spéciales, qui pourront arrêter les rayons du Soleil. Il ne faut jamais le regarder à l’œil nu, ou même à travers des jumelles : ses rayons vous brûleraient la rétine, créant des lésions irréversibles. « Privilégiez les lunettes en polymère noir, recommande Bruno Mauguin. Il en existe aussi en Mylar, une matière ressemblant à l’aluminium, mais elles sont plus fragiles, et les micro rayures sur les verres peuvent laisser passer des rayonnements. » Attention aussi, si vous prenez des photos, à équiper votre appareil d’un filtre solaire, pour ne pas abîmer la lentille. Bonne observation !

Élodie Papin

1. Engins d’exploration mobiles envoyés sur la Lune et Mars. Les rovers Curiosity et Perseverance sont toujours en service sur Mars.

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De l’empathie chez les primates

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N° 439 - Publié le 10 juin 2026
© CABANE 55
Cabane 55 se donne pour mission de protéger et développer la biodiversité par l'art et la science.

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En juin, pendant plus de deux semaines, le festival Les nuits des forêts invite le grand public à se mettre « à l’écoute des vivants » à travers des centaines d’événements partout en France. À Paimpont (Ille-et-Vilaine), l’association Cabane 55, qui favorise « la biodiversité par la rencontre entre pratiques artistiques et savoirs scientifiques », organise le 13 juin une journée entre balade sensorielle et observation du milieu naturel1.Du mimétisme à la consolationLa rencontre se terminera par...
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