À Rennes, un nouveau microscope de compétition

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N° 438 - Publié le 29 avril 2026
© ANNA SARDIN
Le cryo-microscope électronique permet d’observer des éléments à l’échelle de l’atome.

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Inauguré le 2 avril dernier à l’Université de Rennes, le tout nouveau Cryo ARM 200 pourrait permettre de beaux progrès en médecine et en biologie moléculaire.

Oubliez les microscopes optiques des paillasses de sciences du collège et du lycée, leurs épaisses lamelles en verre et leurs trois objectifs grossissants. Le nouveau cryo-microscope électronique installé à l’Institut de génétique et développement de Rennes (IGDR) et géré par Biosit1 peut observer des éléments à l’échelle de l’atome avec une précision de deux à trois angström, soit 10-10 mètre. Il peut non seulement voir avec netteté l’extrêmement petit, mais surtout reconstruire en trois...
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Du métal liquide en apesanteur

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N° 438 - Publié le 29 avril 2026
© IRDL

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En mars dernier, une équipe de chercheurs de l’UBS a pu réaliser son expérience… en plein ciel. Pour les besoins de la science, bien sûr, puisqu’ils y ont mesuré des propriétés bien spécifiques des métaux liquides.

Chauffer des billes de métal à plus de 2 000 °C à l’aide d’un laser, observer les réactions du liquide ainsi formé et maintenu en lévitation, le tout dans un avion en plein looping : l’expérience n’est pas banale. L’équipe qui l’a menée en mars dernier est celle de Mickael Courtois, chercheur à l’IRDL1, à Lorient, dont le travail est d’étudier les propriétés des métaux à leur état liquide. Le projet, baptisé Carmélide, a été retenu pour faire partie de la dernière campagne de vol en apesanteur...
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L’esprit critique à l’épreuve

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N° 438 - Publié le 29 avril 2026
© S. LARNICOL / EPPDCSI
Initié en 2022 par Universcience, le Printemps de l'esprit critique est un événement national.

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Comme chaque année depuis 2022, les Français ont été sondés en 2026 sur leur capacité à questionner l’information.

Nos concitoyens ont-ils l’esprit critique ? Pour se forger leur opinion, s’appuient-ils sur la science et les scientifiques ? Quels médias utilisent-ils pour s’informer et quelle confiance leur accordent-ils ? Pour répondre à ces questions, Universcience1 a développé en 2022 le Baromètre de l’esprit critique, un outil permettant de mesurer la capacité des Français à questionner l’information. Grâce à lui, le degré de développement de l’esprit critique dans l’opinion publique est scruté chaque année.

Cette année, le baromètre révèle un certain dualisme chez nos compatriotes. En effet, si 76 % d’entre eux considèrent faire preuve d’esprit critique, 40 % préfèrent échanger avec des personnes qui partagent leurs opinions, et 34 % admettent qu’il leur arrive de persister dans leurs arguments même lorsqu’ils ne sont pas sûrs de leur solidité. Un paradoxe retrouvé dans le rapport des Français à l’information, puisque les sources auxquelles ils accordent le plus de crédit — radio, presse écrite et télévision — apparaissent de moins en moins mises à profit. De même, bien qu’utilisés par 30 % de la population, les réseaux sociaux suscitent un niveau de confiance faible, et ce depuis plusieurs années. Ces constats mettent au jour un décalage entre la confiance affichée par les Français en leur esprit critique et leurs comportements réels face à l’information et au débat.

Science et confiance


Le baromètre s’intéresse également au rapport que les citoyens entretiennent avec la science, en tant que productrice de connaissances. Et malgré une majorité de Français considérant qu’elle apporte une rigueur de pensée, la confiance envers ses acteurs s’érode : seuls 48 % estiment que la communauté scientifique est indépendante pour valider ses résultats, un score en recul de cinq points par rapport à 2025. Une seconde contradiction, révélant cette fois une défiance croissante envers la communauté scientifique, pourtant référente en matière de production du savoir.

Charles Paillet

1. Établissement public parisien regroupant le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l'industrie.

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La conquête spatiale séduit le public

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N° 438 - Publié le 29 avril 2026
© NASA

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Les missions spatiales font la une, et les planétariums bretons en profitent. « Nous avons la chance d’avoir eu en même temps deux missions habitées passionnantes, avec la spationaute française Sophie Adenot à bord de l’ISS depuis février, et la mission américaine Artemis ll autour de la Lune, en avril. Ce sont des opérations très médiatisées, notamment sur les réseaux sociaux. Et cette fois-ci, les femmes sont dans l’Espace ! », souligne Anaïs Pellegrin, médiatrice scientifique au Planétarium Hubert Reeves de l’Espace des sciences, à Rennes.

Sensibiliser les jeunes


De quoi faire naître des vocations de spationautes chez les jeunes filles ? Maxime Piquel en est convaincu. « Elles sont nombreuses à se dire que c’est possible ! Ces missions ont un impact important auprès des scolaires que nous accueillons », constate le directeur technique et scientifique du Planétarium de Bretagne, à Pleumeur-Bodou (Côtes-d'Armor). Lui aussi mesure l’impact de ces odyssées scientifiques auprès du grand public. « C’est d’ailleurs pour cela que la Nasa communique autant à travers de nombreuses données publiques facilement accessibles : il s’agit de sensibiliser les jeunes à la conquête spatiale. On sème pour les générations futures ! », s’enthousiasme Maxime Piquel, qui, comme sa collègue rennaise, utilise largement les images fournies par les missions spatiales pour animer les séances de découverte du ciel et du système solaire. Une bonne manière de se mettre en orbite sans quitter la terre ferme ! À noter que le Planétarium de Bretagne fermera ses portes pour une rénovation lourde en novembre prochain. Réouverture en juin 2028, avec la promesse d’une qualité d’image inégalée.

Xavier Debontride

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Course contre la montre pour les fonds marins

Grand angle

N° 438 - Publié le 29 avril 2026
© VIOLETTE VAULOUP
Pendant les deux semaines de campagne, les équipes scientifiques embarquent tous les matins sur le Neomysis pour collecter des spécimens en mer.

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Début avril, les équipes du programme Atlasea ont fait escale à Roscoff. De la collecte en mer à l’analyse en laboratoire, elles ont prélevé, identifié et préparé des centaines d’organismes marins en vue du séquençage de leur génome. Reportage.

« La sortie du port de Roscoff, c’est terrible », lance Céline Houbin, chercheuse en écologie marine à la Station biologique de Roscoff (Finistère), en s’agrippant au bastingage du bateau. La fin de sa phrase est emportée par le vent. Un matelot éteint sa cigarette, un autre rattrape le café qui manque de valdinguer. Après trente minutes de navigation, le Neomysis stoppe les machines et son équipage balloté par la houle déploie un engin qui s’apprête à descendre 18 mètres sous la surface de...
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Exploration polaire sous pression

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N° 438 - Publié le 29 avril 2026
© UNDER THE POLE
L’équipe scientifique de plongeurs a dû s’adapter aux contraintes inhérentes au milieu polaire, en utilisant un matériel spécifique.

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Cet hiver, l’équipage breton de l’expédition Under The Pole a bravé les eaux glaciales de l’Antarctique pour étudier un écosystème méconnu, les forêts animales marines.

C’est aux confins glacés du monde, là où l’océan se mêle aux dernières terres sauvages, qu’une aventure scientifique hors norme vient de s’achever. Après trois mois d’exploration autour de l’Antarctique, l’équipe d’Under The Pole — organisation bretonne dédiée à la préservation des océans — est de retour en Patagonie.Un milieu mal connuCette expédition en eaux polaires s’est déroulée dans le cadre du programme DeepLife, mené conjointement par Under The Pole (UTP) et le CNRS, et prévu sur dix ans...
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