Des fleurs pour les pollinisateurs

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N° 439 - Publié le 10 juin 2026
© CC BY-SA 3.0 / ALVESGASPAR
Syrphe des corolles sur une fleur d'Oxalis pied de chèvre.

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Face au déclin des insectes pollinisateurs, de nombreux scientifiques cherchent à comprendre comment favoriser leur retour. Cécile Le Lann, chercheuse en écologie au laboratoire rennais Ecobio1, en fait partie. Avec le projet Polliflower, qui débute en juillet, son équipe cherchera à savoir si des bandes fleuries savamment composées de diverses plantes pourraient faire revenir des pollinisateurs qui ont aujourd’hui disparu de certaines zones de Bretagne. Dans les milieux ruraux, ces insectes favorisent les cultures via la pollinisation, mais aussi en prédatant certains ravageurs. « Et les villes, moins exposées aux pesticides, pourraient bien représenter des zones refuges pour certaines espèces », explique la scientifique. En parallèle, les chercheurs travailleront sur l’acceptation des différentes fleurs par les citoyens et les agriculteurs. « C’est un projet qui mêle écologie, économie, droit et sociologie, et mise sur la co-construction de solutions fondées sur la nature directement avec les acteurs locaux », conclut Cécile Le Lann.

Violette Vauloup

1. Écosystèmes, biodiversité, évolution.

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Tout comprendre à l’éclipse solaire de l’été

Grand angle

N° 439 - Publié le 10 juin 2026
© IGORZH / ADOBE STOCK

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Une éclipse solaire partielle sera observable le 12 août en France. Un phénomène exceptionnel, qui a façonné notre compréhension de la mécanique céleste.


Dans la soirée du 12 août, la Lune passera entre le Soleil et la Terre. Un événement rare. « La Lune va faire de l’ombre à la Terre sur une petite bande de moins de 200 km de large, explique Maxime Piquel, directeur scientifique du Planétarium de Bretagne, à Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor). Seule une petite partie de la population du monde pourra observer une éclipse totale. » Ce sont ceux qui se trouvent sur le trajet de l’ombre de la Lune, qui partira de l’Islande pour traverser une partie de l’océan Atlantique et finira par une boucle entre La Corogne, au nord-ouest de l’Espagne, et les îles Baléares, dans la Méditerranée.

 

La forme d'un croissant

« En Bretagne, l’éclipse sera partielle, car la région n’est pas dans l’alignement entre le Soleil, la Lune et la Terre, poursuit-il. L’occultation du Soleil sera de l’ordre de 95,5 %. » Ces 4,5 % restant visibles vont changer l’expérience. « Au maximum de l’éclipse, nous verrons encore une petite partie de notre étoile sous la forme d’un croissant, précise Bruno Mauguin, responsable du Planétarium Hubert Reeves de l'Espace des sciences, à Rennes. La baisse de luminosité sera imperceptible à ceux qui n’y prêteront pas attention, car nos yeux vont la compenser. » Il faudra donc se mettre dans des conditions propices à l’observation pour profiter de cette éclipse.

« On a de la chance sur Terre, car dans le ciel, le diamètre de la Lune correspond presque exactement à celui du Soleil. C’est le hasard, souligne Stéphane Le Mouélic, ingénieur de recherche CNRS au Laboratoire de planétologie et géosciences, à Nantes Université. Sur Mars, on a pu observer des éclipses de Soleil grâce aux rovers1. Mais les lunes de Mars, Phobos et Déimos sont toutes petites, et ne masquent qu’une partie de l’étoile. » Ce spécialiste de la surface des planètes a été marqué par une éclipse totale à laquelle il a assisté en 1999, en Autriche : « Je me rappelle avoir vu l’ombre arriver de loin et entendu la clameur, l’émotion des gens, comme une vague. Puis lorsque le ciel s’est éteint, un silence est tombé : les oiseaux se sont arrêtés de chanter. Et le froid s’est fait sentir. C’était vraiment une ambiance étrange. »

Dès l’Antiquité, les humains ont appris à observer les éclipses pour mieux comprendre notre système solaire. « Les Grecs étaient déjà capables de prévoir leur date. Et au cours des siècles, elles ont permis d’affiner les équations de la mécanique céleste, raconte Bruno Mauguin. Désormais, les mouvements des planètes sont connus de manière très précise. Ce qui est devenu intéressant, c’est d’observer un éventuel petit retard ou une avance, à l’échelle des microsecondes. » Cela permet aux scientifiques de savoir que la Lune a accéléré ou ralenti sur sa trajectoire. Ou que la rotation de notre planète a été perturbée. « Il suffit pour cela d’un gros tremblement de terre », précise-t-il.

Lunettes indispensables


Certains chercheurs trouvent des conditions idéales pendant une éclipse solaire : ceux qui étudient, justement, le Soleil. « On peut alors voir la couronne solaire, ce flux de particules qui crée une lumière diffuse autour de notre étoile », explique Stéphane Le Mouélic. Les étoiles les plus proches du Soleil deviennent également visibles dans le ciel. « En 1919, une éclipse totale a été observée par des astronomes britanniques pour confirmer la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein, qui prédisait qu’un corps massif, comme le Soleil, doit localement déformer l’espace-temps et donc légèrement dévier la lumière d’une étoile située derrière, sur son trajet vers la Terre », poursuit-il. Désormais, les télescopes sont équipés de coronographes, des instruments qui créent des éclipses artificielles en masquant le Soleil ou d’autres étoiles, et qui permettent d’étudier les planètes situées en dehors du Système solaire.

Le 12 août 2026, l’éclipse débutera autour de 19 h 20 et atteindra son maximum entre 20 h 15 et 20 h 20. « Le Soleil sera bas. Pour l’observer, il faudra s’installer dans un endroit où l’horizon est dégagé vers l’Ouest : sans bâtiments, sans arbres, sans nuages », conseille Bruno Mauguin. En bord de mer, par exemple, sauf si la brume marine s’invite. Le plus important est de s’équiper de lunettes spéciales, qui pourront arrêter les rayons du Soleil. Il ne faut jamais le regarder à l’œil nu, ou même à travers des jumelles : ses rayons vous brûleraient la rétine, créant des lésions irréversibles. « Privilégiez les lunettes en polymère noir, recommande Bruno Mauguin. Il en existe aussi en Mylar, une matière ressemblant à l’aluminium, mais elles sont plus fragiles, et les micro rayures sur les verres peuvent laisser passer des rayonnements. » Attention aussi, si vous prenez des photos, à équiper votre appareil d’un filtre solaire, pour ne pas abîmer la lentille. Bonne observation !

Élodie Papin

1. Engins d’exploration mobiles envoyés sur la Lune et Mars. Les rovers Curiosity et Perseverance sont toujours en service sur Mars.

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De l’empathie chez les primates

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N° 439 - Publié le 10 juin 2026
© CABANE 55
Cabane 55 se donne pour mission de protéger et développer la biodiversité par l'art et la science.

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En juin, pendant plus de deux semaines, le festival Les nuits des forêts invite le grand public à se mettre « à l’écoute des vivants » à travers des centaines d’événements partout en France. À Paimpont (Ille-et-Vilaine), l’association Cabane 55, qui favorise « la biodiversité par la rencontre entre pratiques artistiques et savoirs scientifiques », organise le 13 juin une journée entre balade sensorielle et observation du milieu naturel1.Du mimétisme à la consolationLa rencontre se terminera par...
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Quelle place pour les arbres en ville ?

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N° 439 - Publié le 10 juin 2026
© HANS OTT / UNSPLASH

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« On présente souvent les arbres comme des solutions pour lutter contre le dérèglement climatique dans les villes, mais ils sont eux-mêmes soumis à des conditions extrêmes », souligne Thomas Corpetti, chercheur au LETG1, à Rennes, et co-organisateur du colloque Urbatree. Les 9 et 10 juin, il rassemblera à Rennes géographes, écologues, agronomes ou encore spécialistes de l’analyse de données autour de la question de l’arbre en ville. « De l’absorption des polluants à la réduction des îlots de...
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Une innovation bretonne repérée par l’Europe

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N° 439 - Publié le 10 juin 2026
© CC BY-SA 3.0 - AUGUSTE LE ROUX

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Franck Zal, le fondateur et président de l’entreprise Hemarina (Morlaix), figure parmi les finalistes du Prix de l’inventeur européen 2026 dans la catégorie PME, organisé par l’Office européen des brevets. Un coup de projecteur en forme de reconnaissance pour ce docteur en biologie1, qui a mis au point une innovation de rupture : un transporteur d’oxygène universel d’origine marine, dérivé de l’hémoglobine du ver Arenicola marina. Il est notamment utilisé pour préserver les organes destinés à la...
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ISCR : 20 ans de chimie et encore des défis

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N° 439 - Publié le 10 juin 2026
© JEAN-CLAUDE MOSCHETTI / ISCR / CNRS IMAGES
Cristaux luminescents qui serviront à développer des marqueurs anti-contrefaçon.

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À l’occasion des 20 ans de l’ISCR, des chercheurs reviennent sur quelques-uns des défis liés à leur discipline : répondre aux enjeux du monde d’aujourd’hui tout en restaurant l’image de la chimie.

L’Institut des sciences chimiques de Rennes (ISCR) fête cette année ses 20 ans. Le 7 juillet, une journée institutionnelle — conférences et tables-rondes à destination des personnels et des partenaires — marquera l’événement. « Nous sommes un laboratoire académique, financé en grande partie par des fonds publics. Cet anniversaire est l’occasion de montrer comment nous les utilisons pour faire avancer la recherche et l’innovation, en collaboration étroite avec nos partenaires », souligne Boris Le Guennic, son directeur adjoint.

Des domaines variés


Avec plus de 500 employés, l’ISCR fait partie des plus grandes unités françaises de recherche académique en chimie. Sa taille lui permet de couvrir la quasi-globalité des domaines de la discipline, à travers huit équipes de recherche, qui travaillent aussi bien sur des projets appliqués que fondamentaux.

« Nous sommes reconnus pour la synthèse et la caractérisation de molécules et de matériaux ayant des propriétés particulières, optiques ou magnétiques par exemple. Nos chercheurs travaillent entre autres sur les batteries, le photovoltaïque ou encore sur les PFAS1», développe Boris Le Guennic. L’ISCR mène en effet des recherches couvrant un large champ d’applications, de la santé à la science des matériaux en passant par l’optique et les télécommunications, ou encore l’énergie et l’environnement.

La chimie n’est ni plus ni moins que « l’étude des transformations de la matière », définit Rémi Maurice, chercheur en chimie théorique à l’ISCR. « Tout est chimie : cette table, l’air que nous respirons et même le fonctionnement du corps humain », poursuit-il. Au 20e siècle, l’industrialisation a contribué à modifier la réputation de la discipline auprès du grand public. Associé à des effets néfastes sur la santé et l’environnement, le mot « chimie » lui-même est bien souvent devenu un repoussoir dans le langage courant. Petit à petit, le marketing a opposé les produits dits « chimiques » à ceux dits « naturels ». Alors derrière ces oppositions, « il est important de bien comprendre ce que recouvre réellement le domaine », insiste Rémi Maurice. 

De nouvelles préoccupations


20 ans après sa création, l’ISCR s’adapte aux enjeux contemporains. Depuis quelques années, de nouvelles préoccupations émergent, tant dans les thèmes de recherche que dans les manières de travailler. « Nous avons des chimistes qui cherchent par exemple comment limiter les sous-produits et déchets polluants dans certains procédés », note Rémi Maurice. En parallèle, l’institut agit aussi en interne pour minimiser sa propre empreinte environnementale. Par exemple, en favorisant la réutilisation plutôt que l’achat de matériel neuf ou encore en questionnant la nécessité de certains déplacements professionnels.

A lire aussi : Magnétisme moléculaire : cinq ans pour « lever les verrous »

Violette Vauloup

1. Surnommées « polluants éternels », ces substances sont utilisées dans la fabrication de nombreux produits industriels et domestiques.

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Lycéens et ISS : sciences en apesanteur

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N° 439 - Publié le 10 juin 2026
© OLLIER ALEXANDRE / CNES, 2025
Visite de Sophie Adenot (à gauche) au Centre spatial de Toulouse.

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À Vitré, des lycéens contribuent à une expérience scientifique de grande ampleur pilotée par la spationaute Sophie Adenot depuis l’ISS. Pour leur enseignant, c’est l’occasion de les intéresser à l’espace et à la biologie végétale en sortant des sentiers battus.

« Ça change des TP habituels, c’est une manière de faire des sciences autrement », s’enthousiasme Didier Thieurmel, professeur de SVT au lycée Bertrand d’Argentré à Vitré (Ille-et-Vilaine). Ses élèves de seconde font partie des 4 500 classes sélectionnées pour participer à une expérimentation scientifique développée par le Centre national d’études spatiales (Cnes). Baptisée ChlorISS, l’expérience consiste à faire germer, simultanément dans l’ISS et sur Terre, des graines d’Arabette des dames et de mizuna, deux végétaux de la famille des brassicacées. « On a deux types d’arabette : une sauvage et un variant dont la perception de la gravité est fortement réduite, explique l’enseignant. L’objectif du projet est de mettre en évidence l’influence de la lumière et les effets de la gravité sur la germination et la croissance des plantes. » Le chou mizuna est une plante amenée à devenir le socle d'un écosystème artificiel pour les astronautes embarqués pour une mission longue durée. Quant à l’Arabette des dames, c’est le modèle de référence en biologie végétale.

Une expérience utile


Sophie Adenot, la spationaute française qui a décollé le 13 février dernier pour une mission de huit mois à bord de la Station spatiale internationale, suit exactement le même protocole que les lycéens de Vitré. « Les élèves ont souvent le réflexe de demander : “En gros, ça sert à quoi ?”, poursuit Didier Thieurmel. L’idée est donc de mener une réflexion avec eux sur l’utilité de ce genre d’expérience et sur la raison pour laquelle on a choisi ces plantes. Le but est de leur faire comprendre que si on développe les voyages spatiaux lointains, la culture des végétaux sera essentielle parce qu’on ne pourra pas forcément effectuer de ravitaillements réguliers comme on le fait actuellement. ChlorISS servira notamment à mieux appréhender le cycle de l’eau ou celui du dioxygène et à perfectionner la production alimentaire dans l’Espace. »

Responsabiliser les adolescents


Réalisée en partenariat avec Sorbonne Université et les ministères de l’Éducation nationale et de l’Agriculture, l’étude mobilise des notions abordées en sciences de la vie et de la Terre mais aussi en physique-chimie, en mathématiques ou en technologie. En impliquant des milliers d’adolescents, l’ambition du Cnes est de stimuler leur intérêt pour le spatial et d’éveiller leur curiosité pour les attirer vers des carrières scientifiques. « J’ai déjà fait des sciences participatives avec d’autres classes à travers des programmes comme Vigie-Nature ou “Élève ton blob”, une autre expérience éducative du Cnes menée conjointement par Thomas Pesquet dans l’ISS et des milliers d’élèves. Dès qu’on responsabilise les adolescents en leur disant que leurs résultats ont une importance scientifique parce qu’ils intègrent une base de données qui va servir aux chercheurs, ils trouvent ça génial et ne sont pas dans la même démarche », conclut le professeur.

Jimmy Leyes

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Tara met le cap sur l’Arctique

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N° 439 - Publié le 10 juin 2026

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Le 19 juillet prochain, après trois jours d’ouverture au public, la Tara polar station larguera les amarres depuis Lorient pour une première expédition hors norme. Unique au monde, cette base scientifique dérivante sera déployée dans les glaces de l’océan Arctique, jusqu’en 2046. À son bord, 18 personnes issues des plus grands instituts internationaux pourront cohabiter. Climatologues, biologistes, physiciens, glaciologues, océanographes, mais aussi médecins, artistes, journalistes et marins partageront un même objectif : percer les secrets d’un territoire aussi extrême que stratégique pour l’avenir de la planète. Au cœur de la banquise, les équipes mèneront diverses expériences depuis ce laboratoire polaire itinérant, afin de mieux comprendre le rôle clé de l’Arctique dans les équilibres climatiques mondiaux. Ces recherches devraient permettre d’améliorer les prévisions météorologiques en Europe, d’anticiper plus finement les conséquences du réchauffement climatique, et in fine d’éclairer les futures politiques internationales de gouvernance de la zone.

Charles Paillet

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L’estran, au rythme des marées

N° 439 - Publié le 10 juin 2026

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Un écrin archéologique menacé

L'estran, au rythme des marées

N° 439 - Publié le 10 juin 2026

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