Le génome des bébés passé au crible

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N° 434 - Publié le 9 janvier 2026
© STEPHANE BEZIEAU
Un technicien devant un séquenceur à haut débit de la plateforme GenoA, de Nantes.

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Le dépistage génomique est expérimenté dans trois CHU de l’Ouest. Il permettrait de détecter plusieurs centaines de maladies génétiques à la naissance.

C’est un moment que beaucoup de parents oublient, pris dans le bouleversement qui accompagne une naissance. À la maternité, vers le troisième jour du bébé, une sage-femme vient prélever quelques gouttes de sang, sur un papier buvard. Seize maladies sont alors dépistées par des tests chimiques ou par la détection d’un gène, dans le cadre du programme national de dépistage néonatal.Loupes informatiquesÀ Rennes, Angers et Nantes, le projet Perigenomeds étudie la possibilité d’utiliser le séquençage...
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Des balises pour suivre les phoques

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N° 434 - Publié le 9 janvier 2026
© AURELIEN MORELLON
Deux jeunes phoques veaux-marins devant le Mont-Saint-Michel. Quatre de leurs congénères ont été équipés d'une balise de suivi.

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Dans la baie du Mont-Saint-Michel, quatre jeunes phoques veaux-marins ont été relâchés équipés de balises GPS. Un suivi important pour mieux connaître les habitudes de cette espèce.

Le 7 novembre 2025, après un passage en centre de soins, les quatre jeunes phoques veaux-marins 809, 810, 812 et 813 ont été réhabilités dans la baie du Mont-Saint-Michel, abritant la colonie la plus proche de l’espèce. Chaque année, dix comptages aériens des animaux sont réalisés lorsqu’ils sont à terre. 

Suivi en direct


« Nous suivons l’évolution de cette espèce protégée depuis 2012 dans la baie. Elle y a fait son retour depuis l’interdiction de la chasse à la fin des années 1970, révèle Audrey Hemon, responsable environnement à l’Établissement public national du Mont-Saint-Michel. La population est dynamique, les phoques ne sont pas tous sédentaires. Avant leur maturité sexuelle, ils peuvent se déplacer en dehors du site. » 
La pose de balises GPS-GSM sur la nuque des animaux permet de mieux étudier l’utilisation de l’espace par les phoques. Financées par la Fondation Breizh Biodiv de la Région Bretagne, elles servent à comprendre le rythme d’activité des jeunes relâchés. « On voit leurs déplacements en direct sur les cartes. Dès que le phoque revient respirer à la surface, la balise émet et les données apparaissent, sourit Sami Hassani, directeur de l’Acmom1, hébergée à Océanopolis, à Brest. Sites de repos fréquentés, profondeurs de plongée, durées de chasse… Tout est enregistré. C’est l’un des premiers suivis de l'espèce réalisé à cet âge ! » 

Un recueil en centre de soins


Ces jeunes phoques sont souvent retrouvés échoués sur le sable. Mais pourquoi ? Les naissances et l’allaitement des phoques veaux-marins ont lieu en juillet dans la baie, une période touristique importante. Lors d’un dérangement2, la femelle peut s’enfuir et abandonner son jeune, qui est alors condamné. Afin de les limiter, il est conseillé de ne pas s’approcher d’un phoque sur le sable à moins de 300 mètres et d’appeler le Réseau national d'échouages (RNE) en cas de doute.
« Le petit non sevré est en effet dépendant de sa mère. Dans la nature, elle l’allaite avec un lait très gras riche en anticorps, indispensable à sa prise de poids et à sa bonne santé, précise Océane Guyomard, technicienne soigneuse chargée des soins à l’Acmom. À la suite de cette séparation précoce, de nombreux petits amaigris et affaiblis sont observés sur le littoral, comme 809, 810, 812 et 813. » 
Recueillis par l’association durant quatre mois, les jeunes sont soignés et nourris, avant d’être réhabilités lorsqu’ils atteignent le poids optimal de 30 kg. Trois jours avant, les animaux sont équipés des balises. « Après avoir attrapé et sédaté le phoque, le pelage est dégraissé et séché avant que la balise soit posée derrière la nuque. Elle sera tombée d’ici l’été », explique Océane Guyomard, qui précise d’ailleurs qu’une campagne de parrainage des phoques du centre de soins vient de s’ouvrir. Une autre façon d’accompagner les phoques en difficulté !

Fabio Perruchet

1. Association pour la conservation des mammifères et oiseaux marins de Bretagne.
2. Interaction entre une espèce et un humain ou toute autre activité entraînant un changement du comportement de l’animal tel que la fuite.

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Demain, vivrons-nous tous en Bretagne ?

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N° 434 - Publié le 9 janvier 2026
© DR
Louis Amiot est géographe à l’Université Rennes 2.

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Pour les vacances ou comme nouveau lieu de résidence, la Bretagne et son climat attirent indéniablement de nouveaux venus. Mais est-elle vraiment la terre promise quelle prétendêtre ? Grand entretien avec Louis Amiot, géographe, attaché denseignement et de recherche à lUniversité Rennes 2.

D’où vient cette idée que la Bretagne serait un territoire refuge pour échapper aux conséquences du changement climatique ?C’est principalement parce qu’il n’y a pas encore eu d’« année catastrophe ». Même lors de la sécheresse record de 2022, il n’y a pas eu de coupures d’eau majeures en Bretagne. Depuis, pas de nouvel incident. La région est perçue comme bénéficiant d’un climat océanique, avec des pluies régulières et en quantité importante. Il y a une méconnaissance des mécanismes de...
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Entendre la voix de l’Océan au Diapason

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N° 434 - Publié le 9 janvier 2026
© FABRICE GABORIAU
Le disque fabriqué avec des algues est abrité dans un igloo un peu spécial.

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Le centre culturel du campus de Beaulieu, à Rennes, accueille une installation déroutante, à la croisée de l’art et des sciences. Le but ? Montrer qu’on peut se passer des matériaux de construction traditionnels, souvent peu écologiques, à condition d’avoir quelques idées et beaucoup d’envie.

Écouter le chant des baleines grâce à un disque fabriqué avec des algues dans un igloo construit avec des filaments de moules ? Vous ne rêvez pas, c’est bien l’expérience totalement inédite, intitulée Vox Oceano, que propose l’artiste Caroline Desnoëttes du 5 au 16 janvier au Diapason, à Rennes. De son propre aveu, « il faut être complètement cinglée pour penser à ça ! ». Cinglée peut-être, persévérante assurément.Rien n’a été simple pour parvenir à cette prouesse technologique. « J’ai eu l’idée il y a quatre ou cinq ans mais le processus de fabrication a duré deux années. » 

Tout est parti d’un constat : depuis 75 ans, les vinyles sont fabriqués à partir de matériaux pétrosourcés. « N’y a-t-il pas moyen de faire autrement ?, s’est questionnée la créatrice. J’aime faire des œuvres à impact écologique. Et si je faisais un disque en algues ? » Le concept était né. Il ne restait « plus qu’à » le mettre en forme. Entourée de plusieurs scientifiques, dont Jean-Luc Audic, chercheur et professeur en chimie des matériaux à l’ISCR¹, et Kevin Cascella, biologiste marin et chargé des affaires environnementales au Comité national de la conchyliculture, Caroline Desnoëttes teste une multitude de recettes : « Il fallait trouver le bon mélange entre les algues et la gomme-laque2, la bonne vitesse de malaxage, la température parfaite, le broyage idéal… Après des centaines d’essais, on a enfin réussi à graver quelque chose et à entendre un chant de baleine ! », se réjouit encore cette amoureuse de l’océan.

Vinyle éphémère


Six disques ont été gravés et l’un d’eux a même été envoyé à Paul Watson3 en prison. Et si le 33 tours s’use et perd de sa qualité au fil des écoutes ? Qu’importe ! « C’est justement mon message : écoutons les géants tant qu’on le peut car peut-être que plus tard on ne les entendra plus, tout comme ce vinyle éphémère. Si les baleines chantent, ça veut dire qu’en dessous, tout va bien. »  
Quant à l’igloo qui abrite le tourne-disque, il a été fabriqué avec des byssus de moules, les filaments adhésifs naturels que les bivalves sécrètent pour se fixer à leur support. « C’est quoi cette matière de dingue ? », a immédiatement pensé l’artiste lorsqu’elle a entendu parler de ce nouveau matériau. Cette ressource naturelle est abondante puisque 4 500 tonnes de byssus sont disponibles chaque année. Les fibres, une fois nettoyées, sont transformées en panneaux découpables de quelques centimètres d’épaisseur qui constituent un excellent isolant acoustique et thermique. La précieuse marchandise est récupérée à Cancale auprès des mytiliculteurs de la région, heureux de valoriser ainsi le co-produit de leur travail. « Un échange de bons procédés », peut-on lire sur le site de Bysco, l’entreprise nantaise qui commercialise ce textile technique. Pour Caroline Desnoëttes, l’association était évidente.

Jimmy Leyes

1. Institut des sciences chimiques de Rennes.
2. Résine naturelle sécrétée par les cochenilles.
3. Emblématique fondateur de l’association écologiste Sea Shepherd, emprisonné quelques mois en 2024 au Groenland.

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434

Numéro
434
Bannière titre
Électricité : histoires, usages et défis
Date

Meilleurs vœux 2026

VIDÉO

URL de Vidéo distante
VIDÉO
Réalisation : Fanny Callipel
Montage : Espace des sciences
Année : 2026

De Rennes à Morlaix, toute l’équipe vous présente ses meilleurs vœux.

Comme le disait Hubert Reeves : « Regarder loin, c’est regarder tôt ».
Alors prenez le temps d’observer le ciel pour voir ce que l’année 2026 vous réserve 🌟.