Pechkeur, le projet qui fait parler les marins
Actualité
Pour améliorer la santé et les conditions de travail de ces professionnels, des chercheurs les interrogent avec une méthode originale.
TOUTES LES ACTUALITÉS
du magazine Sciences Ouest
Pour améliorer la santé et les conditions de travail de ces professionnels, des chercheurs les interrogent avec une méthode originale.
En étudiant la résistance des huîtres à un virus qui frappe les bassins ostréicoles depuis des années, des scientifiques ont fait une découverte surprenante qui ouvre une fenêtre sur la recherche contre le cancer.
« Les capacités physiques des collégiens sont en baisse, ils ne sont plus capables de courir aussi vite et longtemps qu’il y a une dizaine d'années, et les écrans occupent un temps non négligeable de leur vie », note Annick Durny, enseignante-chercheuse en psychologie du sport au laboratoire M2S1, près de Rennes. Partant de ces deux constats, le projet Move Play, lancé en février2, veut utiliser le jeu vidéo pour amener à la pratique sportive, « un peu comme Pokemon Go il y a quelques années », compare la coordinatrice du projet. L’idée : combiner les dimensions psycho-sociales et psycho-cognitives ainsi que l’informatique pour développer un jeu qui nécessiterait de bouger, en partant des attentes des adolescents eux-mêmes. Les chercheurs doivent maintenant s’entretenir avec des élèves pour évaluer leurs envies et la pertinence d’un tel projet. Si cela s’avère concluant, l’équipe de Move Play prévoit de lancer des démarches pour un projet européen l’année prochaine, afin de continuer les recherches avec plus de temps, de moyens et des partenariats à l’étranger.
1. Mouvement, sport, santé.
2. Dans le cadre du projet Tissage.
Du 14 au 19 octobre, la Semaine du goût célèbre la diversité des saveurs. Sucré, salé, amer, acide, umami… ces notes sont captées par des récepteurs au niveau de la bouche et de l’intestin, qui transmettent un certain nombre d’informations au cerveau. Des scientifiques ont montré que les nouveau-nés de nombreuses espèces de mammifères ont une aversion spontanée pour l’amer et une attraction pour le sucré. « C’est un mécanisme de protection encodé dans nos gènes, explique David Val-Laillet, directeur de recherches en neurosciences comportementales à l’Institut Numecan1, à Rennes. Dans la nature, de nombreuses substances toxiques ont un goût amer. » Mais en grandissant, nos goûts changent. « L’individu affine ses préférences et ses aversions par des expériences répétées, en associant une flaveur2 à ses conséquences, comme un apport de nutriment ou un moment convivial », détaille le chercheur. C’est ainsi que certains adultes en viennent à raffoler du café, des endives ou de la bière…
1. Nutrition, métabolismes et cancer.
2. La combinaison du goût et de l’odeur d’un aliment en bouche.