La mémoire face aux traumatismes

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N° 426 - Publié le 31 janvier 2025
© OLIVIER DONNARS / NURPHOTO VIA AFP
Recueillement et hommage aux victimes, le 15 novembre 2015, boulevard Richard Lenoir, à quelques mètres de la salle de concert du Bataclan.

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À la suite d’un événement traumatisant, le cerveau peut bloquer l’accès aux images intrusives. Un mécanisme crucial que des scientifiques tentent de mieux comprendre.

Attentat, annonce d’une mort violente, agression… le trouble de stress post-traumatique (TSPT) peut se développer après un événement traumatisant et impacter durablement la vie des victimes ou témoins. « Les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, ont été un moment de sidération dans la société française et il y a eu une volonté commune de réagir avec nos moyens de chercheurs », confie Francis Eustache, neuropsychologue et co-responsable du programme de recherche interdisciplinaire « 13-Novembre1...
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« Ces peintures ne sont pas là par hasard »

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N° 426 - Publié le 31 janvier 2025
© TEDDY BÉTHUS
Chapiteau peint daté du 13e siècle, sur l'un des piliers de l'église des Jacobins.

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À l’église des Jacobins de Morlaix, la découverte de peintures médiévales intrigue les archéologues, qui cherchent à savoir comment elles pourraient éclairer l’histoire du lieu.

L’un des plus vieux bâtiments de Morlaix n’a pas fini de révéler ses secrets. Depuis septembre 2023, l’église des Jacobins est étudiée de près par des archéologues de l’Inrap1. L’année dernière, une fouille avait mis au jour plus de 230 tombes, ouvrant une fenêtre sur les pratiques funéraires de nos ancêtres2
Et depuis septembre, l’étude se concentre sur l’architecture de l’église, dont la plus ancienne phase de construction remonte au 13e siècle. « Avec des topographes, des historiens ou encore des géologues, on essaie de collecter un maximum d’indices pour retracer la vie du monument et notamment les différentes étapes de sa construction », explique Teddy Béthus, archéologue à l’Inrap, qui coordonne cette étude du bâti. 

Montrer son pouvoir 


Et une découverte inattendue pourrait bien les aider. En septembre, des peintures médiévales recouvertes pendant des siècles de couches de badigeons ont été retrouvées sur certains murs et piliers. « Il est rare que ce type de traces se soient conservées », note l’archéologue, qui cherche aujourd’hui à comprendre à quoi elles servaient. « Ces peintures ne sont pas là par hasard. On a par exemple retrouvé le blason des Penhoët, une famille noble de Morlaix qui a sans doute voulu s’approprier une partie du lieu pour montrer son pouvoir. »

Les vestiges sont encore en cours d’analyse, notamment pour pouvoir les dater. « Ce qui nous intéresse, c’est de replacer les éléments de la vie de l’église dans le contexte historique le plus précis possible », souligne Teddy Béthus. En Bretagne, le Moyen Âge, et le 14e siècle en particulier, furent marqués par des guerres. « Des peintures comme celles-ci, mettant en scène la dévotion et la puissance de certaines familles, avaient un fort pouvoir symbolique et on peut lire des enjeux politiques derrière, notamment sur la volonté d’être bien perçus de l’Église », résume l’archéologue. 

Violette Vauloup

1. Institut national de recherches archéologiques préventives.
2. Lire Sciences Ouest n°418 (avril 2024).

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Comment prendre en charge les sexualités hors normes ?

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N° 426 - Publié le 31 janvier 2025
© EDWARD GEORGE / ALAMY

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Qu’elles soient simplement hors normes ou répréhensibles par la loi, certaines formes de sexualité restent mal connues du monde médical et complexes à prendre en charge, en raison du tabou dont elles font l’objet.

Le terme paraphilies ne vous dit sûrement rien ; elles sont pourtant connues de tous. Classées dans la catégorie des « troubles de la personnalité et du comportement chez l’adulte » par la psychiatrie, elles désignent l’ensemble des troubles de la préférence sexuelle. Et la liste est presque infinie : excitation provoquée par un objet ou une machine, une partie du corps, un comportement… « Si certaines ne dépassent pas la bizarrerie, comme le fait d’être attiré sexuellement par l’urine ou une...
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Comment lutter contre les micro-algues toxiques ?

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N° 426 - Publié le 31 janvier 2025
© FERNANDO QUEIROGA
Larves de bivalves en présence de Pseudo-nitzschia australis.

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Alexandrium minutum, Pseudo-nitzschia australis, Karenia mikimotoi… toutes ces micro-algues ont un point commun : leur toxicité pour les organismes marins ou les humains lors d’épisodes d’efflorescence. Soit parce qu’elles produisent des molécules toxiques, soit par un effet de masse qui entraîne par exemple l’absorption d’une grande quantité d’oxygène dans une zone donnée. Naturellement présents dans l’océan, ces micro-organismes à la base de la chaîne alimentaire sont filtrés par les coquillages. Les toxines s’y accumulent, ce qui peut perturber leur bon fonctionnement et générer un risque d’intoxication en cas d’ingestion par l’humain, et nécessite parfois de fermer la pêche.

Intérêt commercial


Alors que la situation préoccupe le secteur conchylicole, depuis 2023, le projet Habis1, « à l’interface entre recherches fondamentale et appliquée, vise à caractériser précisément les effets de micro-algues toxiques sur cinq bivalves d’intérêt commercial2 », souligne Caroline Fabioux, chercheuse au Lemar3 à Plouzané et co-porteuse du projet. Pour cela, les scientifiques vont isoler les couples micro-algues – bivalves les plus à risques afin de mieux comprendre la manière dont les toxines affectent les mollusques.
À terme, cela pourrait par exemple permettre d’adapter les pratiques professionnelles : 
« Si l’on sait que tel coquillage, à tel stade de vie, est particulièrement sensible à une micro-algue, on peut dire aux producteurs de ne pas poser leurs collecteurs à certains endroits et moments », illustre Hélène Hégaret, également chercheuse au Lemar et co-porteuse du projet.

Violette Vauloup

1. Harmful algal blooms : a threat for sustainability of exploited bivalves.
2. Huîtres creuses et plates, coquilles Saint-Jacques, moules bleues et palourdes.
3. Laboratoire des sciences de l'environnement marin.

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L’eau, une inspiration littéraire

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N° 426 - Publié le 31 janvier 2025
© BIANCA / ADOBE STOCK

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« L’eau fait partie intégrante de notre quotidien, mais c’est aussi le symbole des catastrophes écologiques, analyse Charlène Corolleur, doctorante au laboratoire HCTI1 à l’UBO2 à Brest. Inondations, pollutions, réchauffement… elle est au centre des questions climatiques et donc une inspiration pour la littérature de fiction. » Dix chercheuses présenteront leurs travaux lors d’une journée d’étude organisée le 21 février à Brest, en partenariat avec Nantes Université, autour de l’écopoétique bleue, soit l’écriture et l’étude des fictions qui explorent la thématique de l’eau. Écologie et féminisme, deux enjeux de société actuels seront au programme de cette journée. « L’humain s’empare des ressources, épuise l’eau, il conquiert un territoire tout en exploitant les peuples et en particulier les femmes, révèle Charlène Corolleur. Les combats écologiste et féministe se rapprochent dans leur lutte contre le patriarcat. Comment rendre nos actes concrets ? Voici l’objectif de cette journée. » 

Fabio Perruchet

1. Héritage et création dans le texte et l’image.
2. Université de Bretagne Occidentale.

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