Les jeunes lorientais et la mer

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N° 427 - Publié le 3 mars 2025
© ANNA SARDIN
Avec l'option Sciences de la mer, les lycéens découvrent des facettes variées du monde maritime.

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Une toute nouvelle option pour les Secondes du Lycée Colbert, à Lorient, leur permet de découvrir le monde maritime en passant par les sciences.

Dans la criée glacée du port de pêche de Lorient, un petit groupe se tient devant des rails vides. Au petit matin y circulent normalement des caisses entières de poissons fraîchement pêchés, que des professionnels viennent acheter depuis les estrades métalliques. Cet après-midi de février, la place est prise par Pauline Siloret, médiatrice scientifique à l'Espace des sciences/Maison de la Mer, qui détaille pour quelques élèves de Seconde le fonctionnement de ce marché au poisson bien particulier.

Depuis la rentrée


S’ils sont en visite guidée au port plutôt que dans une salle de classe, c’est parce qu’ils ont choisi de suivre l’option Sciences de la mer, une nouveauté depuis la rentrée dernière au Lycée Colbert. « C’est un projet qui permet de faire découvrir les activités portuaires et maritimes aux élèves, à l’interface entre le lycée et le monde de la recherche », explique Julie Durand, responsable du projet à la Maison de la Mer. Au programme : des interventions par des chercheurs de l’UBS1, également partenaire du programme, comme celle de la semaine précédente qui abordait les conséquences de l’élévation du niveau des océans. Une autre partie du temps est dédiée aux SVT et à la physique, ainsi qu’à l’information sur le matériel et la navigation.

Une « chouette option qui diversifie les sujets et fait intervenir plein d’acteurs différents », résume Pauline Siloret. Une fois sur les quais, la médiatrice retrace dans les grandes lignes l’historique du port, détaille son fonctionnement et présente sa flotte. « Lorient est le troisième port national en ventes à la criée, avec 17 000 tonnes de poisson vendues en 2023 », précise-t-elle aux élèves, entre deux discussions sur le salaire des marins-pêcheurs et la diversité des engins de pêche. « Nous sommes déjà venus en septembre, lors de la toute première séance, pour observer l’aire de réparation navale », se souvient Yoann Madec, professeur de sciences industrielles, qui accompagne le groupe ce jour-là. Deux heures de l’agenda hebdomadaire des lycéens volontaires sont consacrées à cette option. 

Séance à l'Ifremer


À la fin de l’année, ils pourront passer le BIMer2, une certification qui atteste de leur découverte de la culture maritime. « À l’initiative du chef d’établissement, quelques professeurs se sont formés pour faire passer cette certification, mettre en place un programme et accompagner les élèves », indique l’enseignant. Et pour la suite ? « La prochaine séance se déroulera à la station Ifremer de Lorient, pour voir le bassin d’essai d’engins de pêche et les dernières innovations », confie Julie Durand. Yoann Madec voit même plus loin : « Cette année, c’est encore expérimental, mais nous voudrions étendre cette option aux classes de Première et de Terminale ». Avis aux futurs lycéens !

Anna Sardin

1. Université Bretagne Sud.
2. Brevet d’initiation à la mer.

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Ces femmes qui font la science

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N° 427 - Publié le 3 mars 2025

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« L’idée est née d’un constat, celui d’un manque de reconnaissance des femmes dans les sciences », se souvient Joanna Robic, cheffe de projet à l’Université de Rennes. Cette idée, c’est l’exposition Les vies intenses, présentée du 4 au 28 mars au Jeu de Paume, à Rennes. Issue d’une collaboration entre six organismes de recherche1 et l’Agence Sensible, spécialisée dans la réalisation de dispositifs artistiques et participatifs, elle esquisse les portraits de neuf chercheuses bretonnes.

« On voulait rendre ces femmes accessibles en proposant une imagerie un peu décalée et des textes abordables, pour donner envie à des jeunes de collège et de lycée, en particulier les filles, de devenir chercheuses, de montrer que c’est possible », raconte Marion Poupineau, responsable de projet à l’Agence Sensible. Le tout à travers des triptyques composés d’un portrait, d’une nature morte d’objets chers à chaque chercheuse et d’un texte qui revient sur leurs parcours. « Il était important pour nous de montrer qui elles sont en dehors de leurs recherches, ça contribue à créer une forme d’empathie qui permet d’en faire des modèles », note Marion Poupineau. C’est ainsi que la théière et le mors d’Hélène Hivert, les médiators de Marta Mira Osuna ou encore le gant de karaté de Fabienne Gauffre, racontent d’une autre manière les vies intenses de la mathématicienne, la biologiste et la chimiste. L’exposition est en accès libre, des visites guidées et ateliers spécifiques incluant des rencontres avec les chercheuses sont prévus sur inscription.

Violette Vauloup

1. L’Université de Rennes, l’EHESP, l’Insa Rennes, le CNRS, l’Inserm et l’Inria.

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Urbex : exploration de l’abandon

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N° 427 - Publié le 3 mars 2025
© AUDE LE GALLOU

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Depuis quelques années, la pratique suscite un engouement grandissant. De la simple recherche du frisson d’adrénaline à l’enquête historique, l’exploration de lieux désaffectés invite à repenser la notion d’abandon et le rôle de ces sites à la marge.

Un manoir déserté, une usine délaissée, une église ouverte à tous les vents… On les imagine silencieux, ces lieux abandonnés. Comme si le temps les avait rendus muets. Les années sont passées, le vent s’y est engouffré, la poussière s’y accumule et parfois, les traces de passage aussi, symptômes parmi d’autres de la vie qui continue de traverser ces endroits aux frontières de l’habité, que certains explorent.Vestiges des temps modernes« Au sens large, l’urbex – ou exploration urbaine – concerne...
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N° 427 - Publié le 28 février 2025

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