La contrebande de cigarettes à l'étude

Actualité

N° 429 - Publié le 25 avril 2025
Agencja Fotograficzna Caro / Alamy

Magazine

4581 résultat(s) trouvé(s)

Des cigarettes sont vendues dans la rue, les voyageurs et les habitants des grandes villes ont pu le constater. « Mais il y a peu de données scientifiques sur ce phénomène, et peu de statistiques sur le volume que représente la contrebande, explique Louis Braverman, maître de conférences au Laboratoire d’études et de recherche en sociologie de l’UBO1, à Brest. Les données existantes viennent de l’industrie du tabac, qui pointe systématiquement la vente à la sauvette comme une conséquence de la politique de hausse des prix. » 

Changer de perspective


Pour dépasser cette idée reçue, Louis Braverman pilote depuis l’an dernier deux projets : l’un2 vise à mieux documenter la perte fiscale de l’État et le second3 à comprendre les raisons du recours à ce marché parallèle et les conséquences sur la santé publique. Le travail de terrain a commencé en décembre dernier. À Saint-Denis, Lyon et Marseille, pendant deux ans, les équipes associant sociologues, anthropologues et chercheurs en sciences politiques, vont observer les scènes se déroulant sur les lieux de vente, et mener des entretiens réguliers avec les vendeurs, ainsi que les consommateurs, les riverains et les élus. « Nous allons nous intéresser, par exemple, au sens que les personnes donnent à leur achat de cigarettes dans la rue. L’idée est de changer de perspective, car actuellement la réponse publique se heurte à un déficit de connaissances, ce qui ne permet pas vraiment d’agir sur cette problématique », ajoute Louis Braverman. Les premiers résultats sont attendus dans un an.

Élodie Papin

1. Université de Bretagne Occidentale.
2. Financé par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives et la Direction générale des douanes et droits indirects.
3. Financé par l’Institut pour la recherche en santé publique et l’Institut national du cancer.

TOUTES LES ACTUALITÉS

Abonnez-vous à la newsletter
du magazine Sciences Ouest

Suivez Sciences Ouest

Marion Olharan Lagan, d’Amazon à l’Université

Actualité

N° 429 - Publié le 25 avril 2025
Pauline Darley

Magazine

4581 résultat(s) trouvé(s)

Des grandes entreprises au monde de la recherche, n’y a-t-il qu’un pas ? Cette chercheuse semble en tout cas l’avoir franchi. En Bretagne, elle a trouvé un port d’attache pour observer les mécanismes de domination qui façonnent le monde.

Marion Olharan Lagan marche vite. Elle slalome entre les barrières de chantier, expédie un coup de fil et renseigne à la hâte un passant égaré dans le centre-ville de Lorient. Mais une fois installée à la table du café où elle nous a donné rendez-vous, l’empressement s’efface. La chercheuse, doctorante en civilisation américaine et professeure agrégée d’anglais à l’UBS1, pose son sac et laisse son chaï refroidir.Aux manettes« Je mentirais si je disais que je n’appréciais pas le calme de la ville...
Cet article est réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Connectez-vous

TOUTES LES ACTUALITÉS

Abonnez-vous à la newsletter
du magazine Sciences Ouest

Suivez Sciences Ouest

Ce que cachent les lavoirs

Actualité

N° 429 - Publié le 25 avril 2025
Anna Sardin
Cédric Hubas et Ivan Perovic explorent la campagne à la recherche de lavoirs, pour y effectuer des prélèvements.

Magazine

4581 résultat(s) trouvé(s)

Regarder attentivement au fond de ces vieux réservoirs peut révéler de très précieuses informations sur la biodiversité qui les habite. D’où l’intérêt de les conserver en bon état.

« C’est la déception du chasseur de lavoir », sourit Cédric Hubas, écologue à la Station marine de Concarneau. Malgré une descente encourageante dans un champ en périphérie de Brest, pas de bassin rectangulaire en contrebas. Suivi de près par Ivan Perovic, en deuxième année de master à Université Bretagne Sud de Lorient, il rebrousse chemin, discutant déjà de leur prochaine cible. Collecte de biofilms Le chercheur et son étudiant n’en sont pas à un lavoir près : pour le projet Biolav, ils ont...
Cet article est réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Connectez-vous

TOUTES LES ACTUALITÉS

Abonnez-vous à la newsletter
du magazine Sciences Ouest

Suivez Sciences Ouest

À la recherche des oiseaux nicheurs

Actualité

N° 429 - Publié le 25 avril 2025
Sander Meertins / Adobe Stock
Présent en ville comme à la campagne, le merle noir est l'une des espèces les plus communes en France.

Magazine

4581 résultat(s) trouvé(s)

170 sites ont été inventoriés aux quatre coins de la Bretagne par le protocole ONCB1 depuis son lancement en 2019, « soit des milliers d’hectares », se réjouit Guillaume Gélinaud, conservateur de la réserve naturelle des marais de Séné, qui a participé à sa mise au point. L’objectif ? Inventorier le peuplement d’oiseaux nicheurs communs afin de dégager des données comme le nombre d’espèces ou l’abondance2, mais aussi des indicateurs plus spécifiques tels que l’enjeu de conservation d’une zone, calculé à partir du statut des espèces sur la Liste rouge de l’UICN3. « Entre avril et juin, des observateurs recensent chaque contact avec un oiseau nicheur suivant un protocole précis, explique Guillaume Gélinaud. Il peut s’agir d’un merle qui mange, d’un pinson qui chante ou d’une fauvette en plein vol.» Des données ensuite analysées par l’Ora4, lequel en déduit notamment le nombre de couples par espèce. « On cherche à évaluer les effets des changements environnementaux sur ces oiseaux qui sont d’importants indicateurs de la qualité des milieux », résume le spécialiste. 

Violette Vauloup

TOUTES LES ACTUALITÉS

Abonnez-vous à la newsletter
du magazine Sciences Ouest

Suivez Sciences Ouest

Processions animales à risques

Actualité

N° 429 - Publié le 25 avril 2025
Christelle Robinet / INRAE Val de Loire

Magazine

4581 résultat(s) trouvé(s)

À cause du réchauffement climatique, l'aire de répartition de la chenille processionnaire s’étend en Bretagne, tout comme la période durant laquelle l’espèce présente un risque.

Avec l’arrivée du printemps, les arbres bourgeonnent et les sentiers invitent à la promenade. C’est au détour de ces derniers que certains promeneurs croisent la route des chenilles processionnaires, de petites créatures orangées et couvertes de poils, organisées en file indienne de plusieurs mètres. Le long des troncsEn France, trois espèces sont présentes. L’une d’elles est abondante en Bretagne : Thaumetopoea pityocampa, la chenille processionnaire du pin. Durant l’automne et l’hiver, « cet...
Cet article est réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Connectez-vous

TOUTES LES ACTUALITÉS

Abonnez-vous à la newsletter
du magazine Sciences Ouest

Suivez Sciences Ouest

Une exposition pour déconstruire le mythe de Vinci

Actualité

N° 429 - Publié le 25 avril 2025
Violette Vauloup

Magazine

4581 résultat(s) trouvé(s)

Jusqu’en août, l’Espace des sciences accueille une exposition sur Léonard de Vinci. À travers ses carnets, maquettes ou dessins, elle met en lumière la pluridisciplinarité du célèbre artiste.

Tout commence par une rangée de codex. Ou plutôt de reproductions soignées de ces carnets dans lesquels Léonard de Vinci calculait, notait et dessinait ses idées. « Avec les 17 tableaux qu’on lui attribue, ce sont les seules traces qui nous sont parvenues de lui », souligne Christelle Massol, responsable d’expositions et de médiation à l’Espace des sciences, à Rennes. Il était donc logique d’en faire la porte d’entrée de l’exposition Léonard de Vinci, à la croisée des arts et des sciences,...
Cet article est réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Connectez-vous

TOUTES LES ACTUALITÉS

Abonnez-vous à la newsletter
du magazine Sciences Ouest

Suivez Sciences Ouest

L’art aussi parle du climat

Actualité

N° 429 - Publié le 25 avril 2025
Paul Signac

Magazine

4581 résultat(s) trouvé(s)

Depuis le 1er février, un nouveau tableau est accroché aux murs du musée de Pont-Aven (Finistère). Devant Route de Gennevilliers de Paul Signac, on s’extasie bien sûr de la beauté de la peinture, on admire la technique… et on parle climat. Issue des collections du Musée d’Orsay, à Paris, partenaire de son homologue finistérien, l’œuvre fait partie d’un programme national de prêt de tableaux intitulé « 100 œuvres pour le climat ». Elle a été sélectionnée par les élèves de la classe d’arts plastiques du collège Penanroz, à Pont-Aven, qui ont assisté à l’accrochage. 

Participer à la réflexion citoyenne
 

« Il y avait un projet de médiation autour des arbres avec eux, donc ils ont choisi parmi la liste d’œuvres en fonction de ce critère, précise Sophie Kervran, directrice et conservatrice en chef. Ce tableau montre des arbres chenus qui perdent leur vitalité, et en arrière-plan une usine. Il permet d’aborder le changement climatique et les débuts de l’industrialisation. » Des temps de discussion ont été organisés avec les élèves et le grand public, qui peut retrouver l’œuvre dans le parcours permanent du musée jusqu’au 18 mai. « Au-delà de son intérêt esthétique, l’art peut raconter des choses sur notre vie actuelle et participer à la réflexion citoyenne », ajoute Sophie Kervran. Il est également possible d’admirer, au Musée national de la Marine à Brest, Les Glaciers, mer de Kara, une toile d’Alexandre Sergejewitsch Borisoff, tout en méditant sur la fonte des glaces. 

Anna Sardin

TOUTES LES ACTUALITÉS

Abonnez-vous à la newsletter
du magazine Sciences Ouest

Suivez Sciences Ouest

Quand la science s'invite au bar

Actualité

N° 429 - Publié le 24 avril 2025
PINT OF SCIENCE

Magazine

4581 résultat(s) trouvé(s)

À la fin du mois, le festival international Pint of science revient pour réunir scientifiques et grand public, autour d’une bière ou d’un café.

Se voir expliquer comment dépolluer la Terre, quels sont les grands principes de l’IA ou quel pourrait être le futur de l’Univers tout en buvant un verre au bar : c’est possible, trois jours par an, grâce à Pint of science. Importé du Royaume-Uni en 2013 par la neuroscientifique Élodie Chabrol, le festival, littéralement intitulé « une pinte de science », en est à sa 12e édition française. Le concept : une thématique, un bar ou un café, deux interventions de scientifiques et un jeu qui rassemble. « L’idée, c’est de faire sortir la recherche des laboratoires et de la rendre accessible au grand public, exposent d’un commun accord Lucie, Marion, Fred et Anaïs, les quatre coordinatrices rennaises de l’édition 2025. C’est d’ailleurs un exercice que les scientifiques sont amenés à faire de plus en plus. »

Un cadre informel


Benjamin Guillaume, chercheur au laboratoire Géosciences, à Rennes, a participé à l’une de ces soirées l’année dernière. Sollicité par l’organisation, il s’est « saisi de l’opportunité avec plaisir », poussé par les retours enthousiastes de ses collègues. Et l’expérience ne l’a pas déçu : « J’ai bien aimé le cadre, assez informel. C’est toujours enrichissant de discuter avec des non-spécialistes, ils posent des questions auxquelles on n’a pas l’habitude de répondre ! ». S’il est plutôt un habitué de la vulgarisation, il dit mesurer la chance de disposer de ce type d'espaces, finalement assez rare. « Ce n’est pas toujours simple de communiquer sur nos recherches. Je pense que c’est une bonne opportunité pour les montrer au grand public, ce qui me semble essentiel dans le contexte actuel. » Il prévoit d’ailleurs d’y retourner en tant que spectateur.

Dans toute la région


Cette année, l’événement se déroule dans 55 villes en France, dont six en Bretagne : Rennes, Brest, Ploërmel, Quimper, Roscoff et Lannion. Après plusieurs années d’interruption, le festival est de retour dans cette dernière ville. « Il y aura trois soirées, avec des interventions sur les idées reçues sur l’informatique, l’usage des lasers et les biais dans les médias, annonce Marie-Anne Lacroix, enseignante-chercheuse à l’Enssat1, qui a repris le flambeau avec l’association des doctorants de Lannion. Je trouve ça crucial que le public puisse savoir ce que l’on fait, puisque la recherche publique leur est destinée ! Pour moi, ça fait partie de la démocratie de partager ce que l’on sait. » 

Pour les organisatrices, toutes bénévoles, « il est important d’entretenir cette vision moins hiérarchique entre le public et le chercheur, de le désacraliser. » À Rennes, le programme est très riche : du 19 au 21 mai, 37 conférences sont organisées, ainsi qu’une soirée en anglais et un « diabolo science », une version pour les enfants, sur la chimie amusante. 

Anna Sardin

1. École nationale supérieure des sciences appliquées et de technologie de Lannion.

TOUTES LES ACTUALITÉS

Abonnez-vous à la newsletter
du magazine Sciences Ouest

Suivez Sciences Ouest